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Dynamisme démographique : des données pour bâtir une politique familiale porteuse d’avenir

L'INSEE vient de publier le bilan démographique de l'année 2010. Au 1er janvier 2011, la France compte 65 millions d'habitants, un chiffre encore jamais atteint et qui fait de la France le 2ème pays le plus peuplé de l'Union Européenne, après l'Allemagne. Autre point à souligner : la population française est en augmentation constante, et ce grâce au solde naturel plus qu'au solde migratoire. Avec un taux de fécondité estimé à 2,07 enfants par femme, la France se place également sur ce critère en 2ème position parmi les 27 pays de l'Union Européenne, dépassée légèrement par l'Irlande (2,07 enfants par femme).

Si ces données sont positives et encourageantes, il serait intéressant de savoir si les femmes accueillent le nombre d'enfants qu'elles souhaitent ? Car, parallèlement, l'âge moyen de l'accouchement est lui aussi en constante progression et dépasse pour la première fois « le seuil symbolique des 30 ans ». Ce seuil trouve en partie une réponse dans l'augmentation du nombre de femmes qui travaillent et entrent de plus en plus tard sur le marché du travail, notamment parce que les études sont de plus en plus longues. Par ailleurs, l'étude montre un « rebond du nombre de divorces en 2010 ». La précarité qu'induit un divorce incite les femmes à préserver et maintenir leur place dans le milieu professionnel, ce qui peut accroître les difficultés pour concilier vie professionnelle et familiale, déjà présentes pour tout foyer. Aider à cette conciliation permettrait non seulement de faciliter l'organisation matérielle de la famille, mais aussi d'être un facteur d'équilibre de la famille qui est appelé à être davantage pris en compte par les employeurs et la société pour pérenniser et stimuler le dynamisme démographique en cours.

Autre donnée mise en exergue par l'étude : le nombre de Pacs signés se rapproche de plus en plus du nombre de mariages - 251 000 mariages pour 206 000 Pacs - et « 58% des Pacs dissous le sont d'un commun accord entre les partenaires » dont 38% le sont en raison du choix que font les partenaires de se marier. Le Pacs serait-il comme des « nouvelles fiançailles » ? Le choix du mariage qui s'en suit dénote au moins clairement la portée et la force de l'engagement particulières que revêt le mariage, points qui semblent perçus par les Français. Ainsi, là où il y a simple contrat, dans le cadre d'un Pacs, le mariage exprime un engagement public, devant la société. Cet engagement est porteur en-lui-même de valeurs fondatrices - fidélité, respect mutuel, partage des tâches, solidarité... - et repose sur un cadre légal qui exprime la triple dimension de l'union conjugale : engagement mutuel, accueil et éducation de l'enfant, solidarité familiale et sociale.

La constante qui se dégage de l'étude de l'INSEE est une croissance dans les facteurs principaux qui impactent la démographie : fécondité et âge moyen à l'accouchement, mariages, divorces, mais aussi hausse de l'espérance de vie... Si certains chiffres sont porteurs d'une croissance à venir, d'autres le sont moins. Il est important que la politique familiale qui se mettra en place dans les mois à venir permette au mieux de lever les freins qui pèsent sur la vie des familles et l'accueil de la vie, moteurs du dynamisme humain et économique de la société.

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