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Une bonne nouvelle pour la famille : tous les Français et les Françaises (ou presque) veulent un enfant

Selon une étude de l’institut national d’études démographiques (Ined) publié le 12 février 2014 (Population & Sociétés, 508, février 2014), les personnes sans enfant et déclarant ne pas en vouloir sont relativement rares en France. Les auteurs estiment même que c’est « un choix de vie à contre-courant ». En effet, la part de Français déclarant ne pas vouloir d'enfant est  très faible : 6,3% des hommes et 4,3% des femmes. Lorsqu'ils sont en couple, les Français sont même encore moins nombreux à déclarer ne pas vouloir d'enfants : 3% pour les femmes et 5% pour les hommes. « Ces chiffres sont stable depuis 1995 et rappellent que l’arrivée d’un premier enfant fait toujours partie du parcours conjugal attendu par les couples eux-mêmes et par leur entourage », note l’Ined.

Après 35 ans, le souhait de ne pas être parent est très minoritaire pour les femmes comme pour les hommes en couple, indépendamment de leur milieu social : presque tous souhaitent devenir parent (ou le sont déjà), souligne l'étude.  En revanche, parmi les femmes n'étant pas en couple, ce sont les plus diplômées qui déclarent le plus souvent vouloir rester sans enfant. « Elles sont plus que les autres inscrites dans des parcours de vie sortant des schémas traditionnels de socialisation assignés aux femmes dès le plus jeune âge », indique l'Ined. A l'inverse, les hommes qui ne sont pas en couple sont moins nombreux à ne pas vouloir d'enfant lorsqu'ils sont très diplômés.

Quelles sont les raisons avancées pour « rester sans enfant » ? Les auteurs évoquent comme étant cités très fréquemment : « le fait d’être bien sans enfant, de vouloir rester libre, d’avoir d’autres priorités ». Ce souci de l’épanouissement personnel est d’autant plus mis en avant que le niveau de diplôme est élevé. Ces personnes « mettent en relief la tension entre deux valeurs de la société contemporaine : la liberté individuelle et la famille ». Les raisons économiques ou matérielles n’apparaissent que très loin derrière, y compris chez les plus jeunes.

Ces situations sont sans doute à mettre à regard des informations déjà disponibles (Deux ou trois enfants? Influence de la politique familiale et de quelques facteurs sociodémographiques) sur celles et ceux qui acceptent d’accueillir « un enfant de plus » qui éclairent aussi le rôle de la politique familiale.

Quel enseignement tirer d’une telle étude ? Il est frappant de constater que, à tous les âges, le désir de fonder une famille est fort. C’est bel et bien une aspiration générale pour nos contemporains, le couple étant bien aussi au fondement de la famille. Les raisons invoquées par les personnes souhaitant rester sans enfants illustrent aussi la nécessité d’un investissement en matière de conjugalité pour une meilleure compréhension de l’engagement de la liberté de la personne dans le couple et la famille et de l’épanouissement que chaque « engagé » y trouve…

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