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Demographie-conditions de vie

Les naissances en France : quelques chiffres

L'INSEE vient de publier des données 2013 sur le nombre des naissances :

  • 811 510 bébés sont nés en France (hors Mayotte), dont 781 621 en métropole. C'est 9 500 naissances de moins qu'en 2012, soit une baisse de 1,2 %, mais toujours plus que dans les années 1990 et 2000
  • la part des naissances hors mariage continue de progresser pour atteindre 57%
  • autre chiffre qui progresse : l'âge des mères à la naissance. En 2013, l'âge moyen est de 30,3 ans, un âge qui augmente régulièrement depuis les années 70
  • parmi les bébés nés en 2013, 14% ont une mère âgée de moins de 25 ans et 22% une mère de plus de 35 ans et 52% de ces bébés ont des parents âgés tous les deux d'au moins 30 ans
  • on apprend aussi qu'un accouchement sur 60 a donné naissance à 2 enfants ou plus, en augmentation sur 10 ans, augmentation « concentrée sur les femmes de 40 ans ou plus. En effet, entre 2003 et 2013, pendant que la part des naissances gémellaires reste relativement stable pour toutes les femmes de moins de 40 ans, elle passe de 1,8 % à 2,4 % pour celles de 40 à 44 ans, et de 2,8 % à 5,7 % pour les femmes de 45 ans ou plus ». Et les auteurs de souligner le rôle du recours à l'AMP à ce niveau.

Ces chiffres confirment des tendances de long terme et appellent des actions pour lever les freins qui pèsent sur la nuptialité des jeunes et permettre aux couples d'accueillir le nombre d'enfants qu'ils souhaitent.

C'est d'autant plus nécessaire qu'il reste difficile de savoir si la légère baisse observée en 2013 va se poursuivre : les chiffres de 2013 laissent en tout cas penser à une fragilité de la « bonne tenue » de la démographie en France que les mesures prises en matière de politique familiale ces dernières années pourraient accentuer.

Le retard scolaire à l'entrée en 6ème : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés

L'INSEE vient de publier une étude sur le retard scolaire.

Le redoublement est un problème auquel de nombreuses familles sont confrontés chaque année.
Le retard scolaire concerne 12,3% des élèves lors du passage en sixième. Un résultat qui varie en fonction de la situation géographique. Le taux de redoublement en primaire est plus « fréquent dans les territoires les plus défavorisés ».

L'académie de Paris est la moins touchée par le redoublement en primaire avec un taux de seulement 9,4%. Laquelle arrive juste devant celle de Rennes (10%) et celle de Grenoble (10,4%). En bas de classement en France métropolitaine, on retrouve l'académie de Lille qui enregistre un taux de 14,8%. Dans les DOM, 18% des élèves sont en retard scolaire, avec une proportion très élevée pour la Guyane, 33%.

L'INSEE identifie les causes de ces différences. Si l'environnement géographique influe, « La probabilité d'être en retard pour un élève varie fortement selon ses caractéristiques socio-démographiques (sexe, nationalité...) et celle de sa famille (profession des parents) ». On pourrait creuser ici aussi le poids de l'instabilité familiale qui peut renforcer, on le sait, celui des variables mentionnées dans cette étude.

Dans cette étude, on apprend également que les garçons redoublent plus que les filles. Ces derniers sont 13,6% à avoir accusé une année de retard durant leur cycle primaire. Quant aux filles, elles ne sont que 11%.

Autre critère pris en compte : la nationalité. « Les écart sont très marqués entre les élèves de nationalité française (11,8%) et ceux de nationalité étrangère (32,4%) », « près du tiers de ces derniers commencent avec un retard d'au moins un an le cycle secondaire ».

En savoir plus sur le site de l'INSEE

Logement : une charge croissante pour les familles (30 ans d’évolution des dépenses de logement des locataires du parc social et du parc privé)

parc immo DRESS juill2014La part du revenu consacré au logement a fortement augmenté en France, selon la dernière étude de la Drees (Ministère de la Santé). Au cours des trente dernières années, elle est passée pour les locataires de 17 % en 1984 à 24 % en 2006.

L'augmentation a été particulièrement marquée dans le secteur privé. En effet, entre 1984 et 2006, les loyers dans le parc privé ont crû nettement plus rapidement que dans le parc social. Mais la hausse plus rapide des loyers dans le parc privé a été, toujours selon cette étude, en partie compensée par un creusement des écarts de revenus entre locataires des parcs privé et social.

Depuis 30 ans, les caractéristiques des locataires du parc social se sont largement modifiées : 40 % des habitants du parc social en 2006 appartiennent aux 25 % des personnes les plus modestes alors qu'ils n'étaient que 16 % en 1973. Ce recentrage du parc social sur des ménages moins aisés s'explique par une modification des dispositions légales et réglementaires régissant l'accès et le maintien dans les logements sociaux, mais également par des évolutions sociales et économiques, notamment la hausse du chômage et du nombre de familles monoparentales. Les familles monoparentales, particulièrement représentées dans le parc social, ont des taux d'effort beaucoup plus élevés qu'un couple avec enfants, et atteignent 31,8 % pour le parc privé et 23,6 % pour le parc social, chiffres qui illustrent à nouveau les coûts du « non-mariage ».

L'étude constate aussi un écart grandissant de revenu entre les locataires et les propriétaires. Les premiers ont vu leurs revenus relatifs progresser moins vite que ceux du reste de la population.

Ces chiffres illustrent les difficultés auxquelles les familles sont aujourd'hui confrontées en matière de logement. La charge que représente ce dernier ne faiblit pas et exerce une pression sur le niveau des salaires quand la recherche d'un logement plus abordable conduit à l'éloignement du lieu de travail et à une harmonisation entre vie familiale et vie professionnelle plus difficile. Il y a là un enjeu politique majeur pour lever les incertitudes que rencontrent les familles.

En savoir plus sur le site de la DRESS

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