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Demographie-conditions de vie

Chiffres 2010 de la natalité : le dynamisme démographique français se confirme

L'INSEE vient de publier les données définitives pour 2010.

On apprend ainsi que 832 799 bébés sont nés en France (802 224 en France métropolitaine et 30 575 dans les départements d'outre-mer). Ce chiffre est supérieur à celui de 2006 « qui, explique-t-on, était déjà une année record parmi ces trente dernières années. En métropole, le nombre de naissances n'a en effet jamais dépassé les 800 000 depuis 1980 et 1981, deux années exceptionnelles depuis la fin du baby-boom ».

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Le progrès économique favorise-t-il la natalité ?

Telle est la question posée par une étude qui vient d'être publiée par l'INED. Si la réponse peut sembler évidemment positive a priori les auteurs relèvent néanmoins que « la relation entre niveau de développement économique et fécondité, négative au départ - à un niveau économique plus élevé est associée une fécondité plus basse - devient en général positive à partir d'un certain niveau de développement - la fécondité augmente quand le niveau économique progresse ». Si l'ampleur du phénomène est variable d'un pays à l'autre, un rebond est effectivement observable en Espagne, en France, en Irlande, mais aussi, et surtout, aux Etats-Unis, en Islande et en Nouvelle-Zélande.

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Y a-t-il un contexte économique pour accueillir des bébés ?

En s'interrogeant sur le degré de sensibilité de la fécondité par rapport à la conjoncture économique, une étude publiée par l'INED (http://www.ined.fr/fr/ressources_documentation/publications/pop_soc/bdd/publication/1536/) met en évidence des enseignements importants concernant le rôle de la politique familiale et sa juste compréhension, notamment comme moyen de lever les freins pesant sur l'accueil de l'enfant.

L'auteur commence par noter que « contrairement aux attentes, le nombre de naissances a continué d'augmenter en France en 21010 malgré la crise économique ». De fait, il semble que ce soit plutôt le calendrier des naissances qui soit retardé par une conjoncture économique peu porteuse et encore : cela vaut surtout pour le premier enfant et « le choix de retarder ou non une naissance dépend de la situation du couple, notamment s'il a lui-même ou non été touché par la crise en ayant par exemple perdu un emploi », surtout si c'est l'homme qui est au chômage.

L'auteur note également « si l'influence du chômage féminin sur la fécondité semble moins nette que celle du chômage masculin, c'est aussi qu'elle varie selon le niveau d'instruction et la position sociale. Chez les femmes les plus instruites, diplômées de l'enseignement supérieur, le chômage et la baisse de confiance dans l'avenir tendent à retarder la première naissance, tandis que c'est l'inverse pour les moins instruites : le chômage semble accélérer la naissance du premier enfant ».

D'aucuns pourraient conclure que la maternité est une forme de refuge pour des femmes en situation économique précaire. Il semble cependant plus pertinent de montrer que la politique familiale remplit pour elle un de ses objectifs : lever les freins pesant sur l'accueil de l'enfant (freins qui sont de natures très diverses : financiers, mais aussi liés au temps disponible, à l'accès aux modes de garde...).

Mais, la politique familiale ne peut remplir ce rôle efficacement, ne peut permettre de lever certaines inquiétudes et incertitudes que si elle est durable dans le temps et cohérente. A l'heure où nombreux sont ceux qui s'interrogent sur la nécessité et la lisibilité de la politique familiale, cette étude vient à point nommé rappeler que ces deux critères sont tout sauf anecdotiques. Reste à savoir quels dispositifs ambitieux mettre en œuvre pour que cette confiance permise par la politique familiale soit perceptible de façon moins liée à la position sociale et ainsi permettre à tous les couples d'accueillir le nombre d'enfants qu'ils souhaitent.

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