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Autorité et liberté : les défis de l'éducation - Conférence par Véronique Lemoine

Lors des assises des Chantiers-Education, Véronique Lemoine nous a apporté son expertise sur l'éducation.

Après une définition de la maturité affective, elle parle de l'autorité, de son évolution durant les dernières décennies et surtout comment l'exercer aujourd'hui à partir de deux outils psycho-éducatifs : l'éducation à la liberté et l'éducation à la frustration.

Véronique Lemoine Cordier est psychologue et psychothérapeute depuis près de 20 ans. En 2014, elle a écrit avec Agnès Daubricourt Guide de survie à l’usage des parents.

Avec Bernadette Lemoine, sa maman, elle fonde l’association MCAdS, ou Mieux Connaître l’Angoisse de Séparation. Cette association regroupe aujourd’hui une cinquantaine de psychologues formés en France et à l’étranger, des éducateurs, enseignants et soignants sensibilisés à l’angoisse de séparation. L’association MCAdS est fondée sur une anthropologie chrétienne et propose des formations pour les parents et pour les professionnels de l’enfance.

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Conférence éducation Véronique Lemoine

Communiqué de presse : PMA : Un rapport de plus, toujours plus transgressif

Fotolia 12561622 M Alexandr MitiucLa mission d'information parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique a adopté son rapport le 15 janvier. Elle préconise notamment l'extension de la PMA et son remboursement par la Sécurité Sociale ! Elle va même encore plus loin, préconisant aussi l'autorisation de la PMA post-mortem, la conservation des ovocytes ou la création d'embryons transgéniques par exemple.

Sans surprise malheureusement, un rapport de plus dans la longue liste des rapports déjà rendus. Toujours plus transgressif et déstabilisateur des repères familiaux, des fondements de la bioéthique, du rôle de la médecine et des principes de la solidarité nationale, tels que définis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Depuis le lancement de la révision de la loi de bioéthique, les AFC alertent sur les risques inconsidérés que feraient courir ces évolutions à la société tout entière, pour satisfaire d'infimes minorités agissantes  des tenants  d'un prétendu progrès sans fraternité, l'air du temps, voire des intérêts financiers particuliers…

Le député Jean-Louis Touraine, rapporteur, se réjouit d'une proposition de "modification de la loi la plus importante depuis le début de la bioéthique dans notre pays". Grisé par l'ampleur des bouleversements qu'il préconise, il ne consent aucun effort pour assurer aux personnes une place centrale dans notre société, et accepte au contraire de les réduire encore davantage à de simples maillons de la chaîne de production et de consommation de la procréatique industrielle internationale, qui démontre une fois encore sa toute puissance face aux décideurs politiques.
Dans ce contexte, la notion même de bioéthique a-t-elle encore un sens ?!

Si les AFC s'opposent vigoureusement aux conclusions de ce rapport, elles dénoncent aussi une connivence des institutions officielles qui, si elles laissent s'exprimer des avis plus nuancés ou divergents, n'en tiennent aucun compte, et mettent à nouveau en question la valeur des débats et des consultations dans notre pays.

Au moment de la grave crise sociale que nous traversons, les AFC sont convaincues qu'il est dangereux de déchirer davantage la société française, déjà tellement fragilisée Les AFC continueront de s'opposer à ces transgressions et appelleront  à faire front contre de telles dérives .

* Les AFC ont été auditionnées à l'Assemblée Nationale le 2 octobre 2018 par la mission d'information sur la révision de la loi relative à la bioéthique : http://www.afc-france.org/societe/questions-de-societe/bioethique/3252-audition-des-afc-a-l-assemblee-nationale-le-2-octobre-

Communiqué de presse : Les AFC seront dans le cortège de la Marche pour la Vie

Marche pour la Vie AFCLe dimanche 20 janvier prochain, les AFC se joindront à la Marche pour la Vie dès 13h30, porte Dauphine, à Paris. Objectifs de ce défilé pacifique : dire ensemble que l’avortement n’est jamais un acte anodin, et réaffirmer le respect de toute vie humaine.

Le pape François a récemment encouragé les organisateurs de cette marche à « témoigner sans se lasser des valeurs inaliénables de la dignité humaine et de la vie ».  Cette année, la marche mettra l’accent sur l’objection de conscience des professions médicales.

La vigilance des AFC à l’égard des évolutions législatives dans ce domaine reste forte. Elles rappellent que le 28 septembre 2018, la sénatrice Laurence Rossignol a déposé une proposition de loi visant à abroger la clause de conscience spécifique à l’interruption volontaire de grossesse. Cette clause est prévue par le Code de la santé publique et permet aux professionnels de santé de refuser de pratiquer des IVG. Dans ce contexte, les AFC affirment que la suppression de cette clause irait à l'encontre du legitime respect de la liberté de conscience des médecins.

En 2017, 216 685 avortements (DREES, Etudes & Résultats, septembre 2018, n°1081) ont été réalisés en France, soit une IVG pour 4 naissances.
Les AFC restent également très attentives aux risques de dérives en matière de recherche et d’utilisation de l’embryon humain. Dans le cadre de la Marche pour la Vie, les AFC réaffirment que l’embryon est un être humain à protéger.

Pour les AFC,  une autre politique de santé publique pourrait être développée dans ce domaine. Elles recommandent une série de mesures concrètes à mettre en place à l’intérieur du cadre législatif actuel :

- L’éducation affective et sexuelle doit être développée tout au long de la scolarité, en application de la loi de 2003, en lien avec les parents. Les associations qui y contribuent doivent être soutenues.

- Les populations à risque de recourir à l’IVG sont à identifier, afin de lutter contre les facteurs de risque (décrochage scolaire, précarité, mal logement …).

- La politique familiale doit permettre à chaque foyer d’accueillir et d’élever le nombre d’enfants qu’il désire (allocations, gardes, fiscalité allégée…).

- Les couples qui le souhaitent doivent bénéficier d’un accompagnement et de soutien (préparation au mariage civil, conseil conjugal…).

Révisions des lois bioéthiques : entretien avec Jean-Marie Andrès

 

« Notre lutte doit être celle d’une société qui est consciente de sa fragilité »

Dans cet entretien, le président de la CNAFC Jean-Marie Andrès met en avant que la donne a changé et que la modernité n’est aujourd’hui plus du côté des progressistes.

 

Quel est l’enjeu porté par les débats sur la révision des lois de bioéthique ?

À nous de mettre en évidence le lien mécanique entre les excès de ce productivisme et la bioéthique. L’ouverture de nouveaux espaces de croissance économique exige que l’on nous présente un « service au client » sous les atours les plus désirables. Et il exige aussi qu’on occulte « le prix réel de la modernité » : privation des droits du père et de l’enfant, multiplication supplémentaire des embryons surnuméraires…

Que faites-vous des aspirations de ceux qui veulent l’extension de la PMA ?Révisions des lois bioéthiques Jean Marie Andrès

Il est impossible d’enlever à quelque personne que ce soit son aspiration à avoir des enfants, qui est inscrit dans chaque être humain. Parce que nous avons tous cette aspiration, nous sommes en mesure de comprendre la souffrance de ces personnes, y compris homosexuelles. Mais pour certains, la stérilité est subie, tandis que chez d’autres elle est consécutive d’un état de vie. On ne peut pas changer par la loi ce qui relève d’un choix ou d’une aspiration au bonheur.

PMA, intelligence artificielle et robotisation…, quel équilibre doit-il y avoir entre la place accordée à la technique et à l’homme ?

On n’accorde jamais une place trop grande à la technologie. La difficulté vient plutôt du fait que nous nous en remettons à elle aveuglément pour résoudre les défis de nos vies, souvent bien réels, sans percevoir les risques qui en découlent pour nous. Nous faisons l’erreur de penser que ce qui est faisable techniquement est bon en soi. Si les techniques de PMA appellent bien à la vie, elles ne rendront pas mon « intention de parentalité ».

Quelles sont les remontées du réseau et quel est le sentiment des familles ?

Les 30 000 familles adhérentes aux AFC et plus généralement l’ensemble des familles ne craignent pas le progrès technique. Mais, sur ces sujets éthiques, elles sentent surtout que quelque chose de lourd se met subrepticement en place. À l’heure du développement durable, les familles aspirent à la bio family !

Les 300 AFC ont à cœur depuis les dernières législatives de rencontrer leurs députés, notamment pour faire connaissance des plus récemment élus. Mais peu formés et rarement idéologisés, ils sont sans doute négligents ou inconscients. Nous voulons les aider à se structurer. Ils doivent éclairer et convaincre autant les citoyens que les décideurs publics, au-delà des enjeux moraux qui peuvent être considérés comme relevant d’un choix personnel. Il s’agit de transmettre notre vision de ce qui est bon ou dangereux pour les femmes qui recourent à la PMA…

Allez-vous manifester ?

Il y a un temps pour dialoguer. Un temps pour expliquer. Et parfois un temps pour se manifester dans la rue. Avec qui voudra. Notre lutte doit être celle d’une société qui est consciente de sa fragilité vis-à-vis des chaînes de production et de consommation.

Sensibiliser les familles et les élus, l’action quotidienne des AFC

 

Agir pour une éthique en politique ne nécessite pas forcément de monter à Paris. Il s’agit déjà de sensibiliser la population et les élus là où l’on est, ce à quoi de nombreuses AFC locales se mobilisent chaque jour.

AFC en action bioéthiqueLe 13 novembre dernier Guillaume Chevrollier, sénateur de Mayenne, et Jean Leonetti, maire d’Antibes-Juan-les-Pins et ancien député rapporteur des lois de bioéthique en 2011, ont assisté à une conférence-débat organisée par l’AFC de Laval sur les enjeux de la révision des lois de bioéthique. De même Gaëlle et Bertrand Lionel-Marie, avocats et spécialistes de la question de la PMA aux AFC sont intervenus à la fédération des AFC de l’Aisne. Ces conférences permettent à chaque fois de sensibiliser une population qui cherche à mieux comprendre ces enjeux et l’évolution permanente d’une loi éthique qui pourrait être considérée comme déjà acquise. Cette sensibilisation est indispensable, car c’est en gagnant la conviction des citoyens qu’on gagne celle des élus.

Agir auprès des élus est aussi extrêmement efficace comme le souligne Gérard Lequette, président de l’AFC de Saumur, qui a rencontré fin septembre 2018 sa députée Laëtitia Saint-Paul. Marc Pénicault de l’AFC de Saint-Eloi (87) est aussi allé parler de bioéthique avec son député en s’appuyant sur  le livre Quel monde voulons-nous pour demain ? (AFC, éditions Téqui) et l’argumentaire sur la PMA rédigé par la CNAFC. Les certitudes apparentes des élus cachent souvent une méconnaissance des sujets liés à la bioéthique tandis que les membres des AFC sous-estiment parfois leur qualité d’expertise. Pour beaucoup de présidents qui en ont fait l’expérience, la discussion se révèle souvent fructueuse et le débat peut parfois servir à gagner leur conviction.

Des échanges riches

En rencontrant la députée En Marche !, Olivia Grégoire, Benoit Bonnechère, président de l’AFC de Saint-Léon (Paris XV), ne soupçonnait pas son approche du sujet liée plus à l’expérience personnelle qu’à la conviction idéologique. Cette spécialiste des questions économiques à l’Assemblée donnait des avis non tranchés sur toutes les questions liées à la bioéthique. Sur l’euthanasie par exemple, c’est le témoignage de proches qui lui forge ses opinions. « Elle a rencontré Agnès Buzyn qui gère le dossier lourd et complexe de la bioéthique, explique Benoit Bonnechère. C’est un médecin prudent avec de l’expérience selon la députée, elle n’est pas sectaire ni bloquée sur des certitudes. Par contre, Olivia Grégoire a ajouté que les initiatives parlementaires sont “difficiles à maitriser” et viennent contrecarrer cette prudence gouvernementale. »

Sur la PMA, le président de l'AFC de Saint Léon a insisté sur la procréation technologique, ce qui contredit une volonté croissante des Français de rechercher le bio et le naturel.

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