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Actualités Questions de Société

Présentation de la brochure "12 questions à se poser avant de parler de la sexualité"

 
 

Parler de sexualité n’est jamais facile. Surtout aujourd’hui. D’une part, notre société en fait souvent quelque chose de très banal. D’autre part, les adultes ne se sentent pas toujours à l’aise vis-à-vis de ce thème. Ce sujet touche pourtant tout humain au plus profond de son être. Comment alors en parler sans se laisser prendre au piège de la banalisation ? Comment le faire sans prétendre savoir à la place de l’autre ce qui est « bon » pour lui ? Comment entendre et orienter son désir ? Comment être, en amour, libre et responsable ? Comment ne pas réduire la rencontre avec l’autre à des comportements normés ?
Peut-on oublier que les jeunes ont besoin de réponses et que, en l’absence d’une présence aimante de la part de leurs parents, ils se tournent automatiquement vers ce que la société contemporaine leur offre ?
Cette brochure est là pour vous aider à répondre à ces questions que vos enfants vous poseront, afin de transmettre sans idéalisme un projet de vie ambitieux, vrai et enthousiasmant.
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Sommaire
  • I. Notre société et la sexualité
    • 1. Quelle image la culture ambiante donne-t-elle de la sexualité ?
    • 2. Que provoque l’omniprésence de la sensualité et de la pornographie ?
  • II. L’adolescence et la sexualité
    • 3. Quels sont les enjeux propres à l’adolescence ?
    • 4. Les ados ne pensent-ils qu’à « ça » ?
  • III. L’amour à découvrir
    • 5. L’amour dans tout ça ?
    • 6. Dans la sexualité, on donne ou on prend ?
    • 7. Eprouver du désir et du plaisir, est-ce légitime ?
  • IV. En parler avec des jeunes
    • 8. Peut-on aider ses enfants à découvrir l’amour et le désir ?
    • 9. Quel défi l’éducateur doit-il relever en matière d’éducation affective et sexuelle ?
    • 10. La vie en groupe des adolescents : que faire ?
  • V. Les chrétiens et la sexualité
    • 11. Sexe : le fruit défendu ?
    • 12. Que dit l’Eglise catholique ?
  • VI. Quels mots pour en parler
 
   
 
Question 2 : Que provoque l’omniprésence de la sensualité et de la pornographie ?
Aujourd’hui, dans ce contexte où la sexualité se trouve souvent réduite aux rapports sexuels, la pornographie prétend montrer l’acte sexuel dans son intégralité. Mais, en réalité, elle efface tout mystère et tout sentiment : « tout » est montré, « tout » est mis en scène. Dans la pornographie, l’acte sexuel n’est pas représenté comme le fruit et le coeur d’une rencontre, d’un désir de partager avec quelqu’un sa propre humanité. Il est réduit à un assemblage de corps anonymes.
La personne est réduite à son corps et le corps est interchangeable.
 
 
Question 5 : L’amour dans tout ça ?
Aimer ne se réduit pas à la simple contiguïté physique mais engage toute la personne, corps et âme, coeur,intelligence et volonté et lui permet d’accomplir quelque chose de son humanité. Il se manifeste par une présence active à la fois physique, psychique, intellectuelle et spirituelle qui vise à bâtir une relation qui s’approfondit avec le temps.


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Question 7 : Eprouver du désir et du plaisir, est-ce légitime ?
Désirer signifie tout d’abord « aller vers l’autre ». Au fond, le désir est une force, une puissance de vie, un « moteur de l’être ». Mais on y trouve donc aussi l’« incomplétude humaine » : c’est la faille qui pousse l’être humain à désirer ; c’est sonmanque. C’est ce manque-là qui marque d’ailleurs notre rapport au temps, à l’espace et à l’autre. C’est ce manque qui pousse à la rencontre..
 
 
Question 12 : Que dit l’Eglise catholique ?
Aujourd’hui, grâce en particulier à Jean-Paul II, un renversement de perspective a été opéré et on célèbre le corps comme signe de la vocation de la personne au don d’elle-même. C’est la capacité d’amour comme don de soi qui est « incarnée » dans le corps, dans lequel s’inscrivent aussi la masculinité ou la féminité de la personne. C’est à partir de cette prémisse que la sexualité humaine est considérée sur le modèle de la communion des personnes divines : communion des âmes, communion des coeurs, communion des corps, pour devenir ainsi une icône vivante de la Trinité.
 
   
 
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Cour de Cassation : droit d’inscription à l’état civil pour le fœtus

Le 6 février dernier, la Cour de Cassation a reconnu une existence à tout fœtus né sans vie quel que soit son niveau de développement.

Les parents obtiennent ainsi la possibilité de donner un nom à leur enfant, de bénéficier de certains droits sociaux, ou encore celui de récupérer le corps afin d'organiser ses obsèques et de commencer leur deuil.

Après l’autorisation accordée aux pères d’enfants nés sans vie de bénéficier d’un congé de paternité, la CNAFC se réjouit de ce nouveau progrès que constitue cette prise en compte concrète de la dignité des personnes.

Cette décision illustre que, même avant la naissance, pour les parents toute la dimension de l’être humain est perceptible et forte.

Une réaction des Eveques à la campagne du planning familial toujours d'actualité

Le Planning familial d'Ile de France a lancé une campagne qui associe contraception et avortement. Cette campagne, visible notamment dans les transports d'Ile-de-France, reprend la même optique que celle initiée en janvier 2008. Nous reprenons ici le communiqué de presse que les évêques d'Ile de France avaient publié en janvier 2008 à ce sujet.

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Le notaire n’est pas le juge

Communiqué de presse

Les AFC tiennent à rappeler que le divorce n’est pas un acte banal, même quand il est demandé par consentement mutuel.
Nicolas Sarkozy a lancé ce mercredi le grand chantier de la réforme de l'Etat en dévoilant près d'une centaine de mesures.

Parmi celles-ci la possible suppression du recours au juge pour les divorces par consentement mutuel afin de désengorger la justice et réduire le coût lié à cette séparation.

Pour les AFC, une telle réforme représenterait une régression importante en matière de protection du plus faible et affaiblirait considérablement la dimension institutionnelle du mariage.

Le notaire n’est ni le juge ni le maire. Remplacer un magistrat par un officier ministériel (agent du pouvoir exécutif auprès des juridictions) banaliserait certainement l’acte.

Le mariage, union d’un homme et d’une femme dans la durée, reposant sur leur engagement public, sert le bien commun et favorise la protection du plus faible au sein du couple. Simplifier d’avantage sa rupture reviendrait à affaiblir sa valeur.

La loi Neuwirth quarante ans après : une révolution inachevée ?


« La loi Neuwirth quarante ans après : une révolution inachevée ? », INED, Population et sociétés, n°439, novembre 2007

Les deux articles qui composent ce numéro abordent le sujet toujours sensible de la maîtrise de la fécondité. Le premier intitulé « Après la loi Neuwirth, pourquoi tant de grossesses imprévues ? » apporte des éclairages intéressants en montrant notamment l’illusion d’une maîtrise parfaite de la fécondité et certaines de ses conséquences négatives. Le second, « De la contraception clandestine à la loi Neuwirth : la France à la traîne », paraîtra sans nul doute plus provocateur.

A partir des études de l’INED, les auteurs du premier texte examinent les chiffres des naissances planifiées, mal planifiées et non désirées, et font apparaître que
- 8 naissances sur 10 sont bien planifiées
- « ce recul des naissances non souhaitées […]
explique en partie la baisse brutale de la fécondité observée au cours des années 1970 »
- « la diminution de la part des naissances non désirées ou mal planifiées a eu lieu très rapidement, en une dizaine d’années seulement, entre 1970 et 1980 à peu près ».

Mais, les auteurs ajoutent : « l’évaluation du degré de maîtrise de la fécondité doit tenir compte des avortements ». Cela fait, ils concluent qu’une grossesse sur trois n’est pas prévue. C’est l’occasion pour eux de relever le paradoxe de la situation française : la diffusion de la contraception ne fait pas baisser le nombre des avortements ; bien plus, selon eux, « la propension à recourir à l’avortement en cas de grossesse non prévue semble s’être accentuée à mesure que la maîtrise de la fécondité s’améliorait ».

Ils évoquent alors les nombreuses exigences des Français quant au cadre de la naissance (stabilité du couple parental, conditions matérielles…) et au moment précis où elle doit arriver (intervalle entre deux naissances, saison…). Autant de dimensions du « désir d’enfant » tel que l’éprouvent nombre de nos contemporains.

Pour finir, les auteurs expliquent :
- « la libéralisation de la contraception, associée à la diffusion de nouvelles méthodes de contraception plus efficaces et à la possibilité de recourir à l’IVG, s’est accompagnée d’une déconnexion accrue entre la sexualité et la fécondité »
- « ce meilleur contrôle de la fécondité ne doit cependant pas faire oublier qu’une grossesse sur trois reste non prévue en France et, à l’inverse, que bon nombre de couples souhaitant avoir un enfant n’y parviennent pas, l’assistance médicale à la procréation n’apportant qu’une réponse partielle aux problèmes de stérilité ».

Les raisons du « paradoxe français » en matière de maîtrise de la fécondité ne sont pas vraiment approfondies dans ce texte. Ses auteurs notent cependant que « pendant que la norme de l’enfant programmé s’affirmait, l’échec face à la planification est devenue de plus en plus difficilement acceptable ». Un tel constat appelle sans aucun doute des travaux ultérieurs. Celui-ci confirme déjà la nécessité d’une véritable éducation à l’amour, car la civilisation de l’Amour est le fondement de la culture de Vie.

http://www.ined.fr/fr/ressources_documentation/publications/pop_soc/bdd/publication/1336/

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