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Mgr Pierre d'Ornellas invite les internautes à dialoguer avec lui sur le blog bioéthique du 31 mars au 3 avril

Mardi 31 mars, depuis Lourdes, Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes et président du groupe de travail sur la bioéthique, postera un billet sur le blog bioethique.catholique.fr., puis répondra aux questions des internautes jusqu'au vendredi 3 avril.

Depuis le 4 février dernier, jour de son lancement, le blog bioéthique de la Conférence des évêques de France a suscité en ligne de nombreux échanges et débats : outre les rédacteurs de billets hebdomadaires, qui répondent aux questions postées, les internautes eux-mêmes débattent entre eux, parfois même assez âprement !

La diversité des témoignages et des commentaires manifestent le besoin de dialoguer et d'avancer dans la réflexion sur ces sujets, parfois sources de souffrances et d'angoisses selon certains messages d'internautes.

En huit semaines, le blog a reçu plus de 40 000 visites d'internautes français et étrangers, qui ont posté près de 250 messages. Plus de 1 700 sites internet pointent actuellement vers le blog et lui donnent de la visibilité sur la toile.

Les deux derniers billets publiés, mis en ligne jeudi 26 mars, ont porté sur la médecine prédictive : « Les tests génétiques : quelle utilisation et quelles questions éthiques » (Aliette Carville, biologiste et historienne des sciences), « Comment dire à un patient...?: témoignage d'un médecin » (Professeur Marie-Odile Rhétoré, membre de l'Académie nationale de médecine).

Les billets précédents ont porté notamment sur la maternité pour autrui (Xavier Lacroix, professeur de théologie morale à la Faculté de théologie de Lyon, membre du Comité consultatif national d'éthique), le diagnostic prénatal et préimplantatoire (Mgr Michel Aupetit, médecin et vicaire général du diocèse de Paris), le statut de l'embryon (Astrid Tiercellin, juriste), la notion de dignité (Véronique Margron, théologienne, doyen de la faculté de théologie de l'Université catholique de l'Ouest).

En savoir plus sur le site de la Conférence des Eveques de France

 

Plus d’un million de "pacsés" en France

Un article récent du quotidien le Parisien met en lumières les tendances des couples à choisir le PACS ou de s'engager dans le mariage.
En 2008 le nombre de personnes ayant signé un PACS depuis la promulgation de loi sur le PACS fin 1999 a passé la barre d'un million. On constate notamment une hausse de 45 % du nombre de PACS en 2008 par rapport à l'année précédente.

Le PACS reste un contrat quasi-exclusivement signé par des hétérosexuels (94%). On constate aussi que la préférence de s'engager dans le mariage reste forte.
En effet, si un grand nombre de ruptures de PACS ont été enregistré en 2008, on note que 41% de ces ruptures sont dues à la dissolution du PACS à l'occasion du mariage civil des couples concernés.

Pour lire l'article

Communiqué de la CEF sur l'avant projet de loi relatif à l’autorité parentale et aux droits des tiers

Ce projet de loi n'est pas nécessaire. Les dispositions légales en vigueur permettent déjà des délégations de l'autorité parentale. La mise en œuvre de ces dispositions demande certes quelques formalités et quelques contrôles, mais c'est bien normal. On ne peut en effet simplement décréter que, dès lors que deux personnes se sont mises en ménage, chacune d'elles peut avoir l'autorité sur les enfants de l'autre pour des « actes importants » de leur vie.

Ce projet de loi n'est pas vraiment au bénéfice des enfants. Il cherche surtout à rendre la vie plus commode aux parents, ce qui n'est pas négligeable, sauf si le résultat est de compliquer encore la vie des enfants, qui sont malheureusement souvent pris comme otages dans les conflits conjugaux et les hostilités entre leurs parents eux-mêmes, ou entre leurs parents et leurs nouveaux ou leurs anciens conjoints. Donner un statut au tiers l'introduit dans l'exercice déjà délicat du partage de l'autorité parentale entre les parents séparés. Et si trois personnes ont une véritable autorité à l'égard de l'enfant, pourquoi pas quatre et plus, car il n'est pas garanti que la deuxième union des parents soit stable ? Légiférer sur toutes les situations qui découlent de l'instabilité de la cellule familiale provoquera des situations invivables.

Remplacer dans un texte de loi « père et mère » par « parents » est loin d'être anodin ! Il est particulièrement malvenu d'utiliser le détour de ce projet de loi, en brandissant l'argument du bien de l'enfant, pour introduire la possibilité d'étendre la responsabilité parentale au partenaire du même sexe que l'un des parents. L'étape suivante ne sera-t-elle pas d'autoriser l'adoption pour les personnes qui sont dans ces situations ? En effet, si une loi leur accorde une part de l'autorité de parents, d'aucuns ne verront pas pourquoi une autre loi ne pourrait pas définir qu'elles sont habilitées à adopter des enfants. Au détour d'un texte et sous couvert de la question de l'autorité des beaux parents, on donne un statut parental et conjugal aux unions entre partenaires du même sexe.

Il y a derrière tout cela deux vérités qu'il ne faut pas perdre de vue :

• La vie sociale est structurée par la relation homme-femme et non par la relation entre personnes du même sexe.
• L'épanouissement et la maturation d'un enfant suppose qu'il ait un père et une mère. Aucun élément scientifique et sérieux ne permet de dire qu'il n'y aurait aucun dommage à ce qu'un enfant soit élevé par deux hommes ou par deux femmes plutôt que par un homme et une femme. Une soi-disant enquête a été faite aux Etats-Unis auprès de personnes homosexuelles élevant des enfants avec leur partenaire, qui ont évidemment répondu que tout se passait bien.
Il faudrait au moins appliquer le principe de précaution !

 

Conseil permanent  de la Conférence des évêques de France

A propos de l’avant-projet de loi relatif à l’autorité parentale et aux droits des tiers

Après avoir été sollicitée en novembre dernier, la CNAFC a, à nouveau, été consultée par le ministère de la Justice et le secrétariat d'Etat à la Famille à propos du nouvel avant-projet de loi en question.

Dans son courrier de réponse à Mesdames Morano et Dati, la CNAFC a rappelé que ce texte illustre, et pourrait bien renforcer, la complexité de situations auxquelles nombre de nos contemporains sont confrontés dans le cadre des recompositions familiales.

Elle a mis en avant les importantes réserves que suscite le texte actuel :
- les droits des parents, particulièrement ceux du parent qui ne vit plus avec son enfant, ne sont pas suffisamment garantis par rapport à ceux dont pourrait bénéficier le « tiers » qui n'aurait pas de lien de parenté avec l'enfant
- si la réalité des liens affectifs qui se nouent entre un enfant et un adulte qui vit avec lui sans être son parent ne peut pas être mise en doute, pas plus que la nécessité de les prendre en compte, en faire un fondement de droits en matière d'autorité parentale n'est pas acceptable : il faut des critères objectifs pour assurer la sécurité et la stabilité affective à un enfant qui se trouve déjà vraisemblablement dans une situation difficile (perte d'un parent...).

La CNAFC a également pu rappeler que
- les sentiments ne fondent pas l'autorité parentale, pas plus qu'ils ne définissent la filiation et ne sauraient être promus avec l'objectivité nécessaire comme fondement d'un droit
- l'exercice de l'autorité parentale, avant de pouvoir être revendiqué comme un droit, est d'abord une responsabilité que l'on ne peut pas transférer sans de sérieuses garanties, pour la sécurité physique et psychique de l'enfant

Compte tenu de ces observations, la CNAFC estime notamment nécessaire que deux des articles du texte soient supprimés ou que leur rédaction soit modifiée. En l'état de cet avant-projet, il semble qu'il ne réponde pas de manière satisfaisante au but qui lui a été fixé ni qu'une loi soit nécessaire pour l'atteindre.

Accompagner les couples aujourd'hui - interview du Père Geoffroy-Marie

Quelles sont les difficultés auxquelles sont confrontées les couples aujourd'hui ?

PGm : Il y a d'abord la fidélité. On s'habitue facilement à l'autre, les blessures de la vie commune s'accumulent et une certaine « cohabitation » s'installe,chacun se repliant dans son domaine.
On finit par se définir par ce que l'on fait et on oublie ce que l'on est en premier lieu : époux et épouse.
La fidélité vivifiante de l'union d'amour des premières années risque de s'effriter au profit d'un agir effréné vers une fuite en avant.
Plus le rythme de vie des couples est soutenu, plus le temps de se parler ou d'échanger en profondeur est réduit.
Une grande solitude peut alors se creuser dans le coeur de chacun des conjoints. Ces difficultés s'inscrivent dans le contexte d'une société qui bouscule les valeurs et les principes de la vie familiale : on perd ses points de repères et le couple ne voit plus très bien comment émerger devant tant de difficultés à assumer.
Il y a également la confusion entre « l'amour émotion » et celui qui va chercher « la personne de l'autre » dans ce qu'elle est en profondeur et aussi avec le don de l'amour du Christ. On en reste à un certain amour éros qui a toute sa beauté mais qui se caractérise par un amour captatif : on aime l'autre pour soi, pour ses besoins. L'amour philia, à l'inverse, va rechercher à rencontrer l'autre dans ce qu'il est et dans une certaine gratuité. Au niveau chrétien, l'amour prend une nouvelle dimension dans le mystère de l'amour divin, agapé, reçu par le sacrement de mariage. Ce dernier n'est pas une potion magique, il demande une ouverture de l'homme à Dieu, du temps consacré à la réflexion, à la prière : la grâce ne supprime pas la nature ! L'enjeu d'un amour conjugal qui se renouvelle sans cesse est peut-être de trouver le juste rapport entre ces trois modalités de l'amour.

Comment peut-on anticiper ces difficultés sur le plan humain ?

Je crois que c'est possible si l'on prend conscience que l'amour ne se suffit pas à lui-même. Il demande d'être éclairé sans cesse par la lumière de la connaissance de l'autre. Pour croître dans l'amour, il faut rechercher la vérité non seulement de se sentir aimé mais aussi d'être compris en vérité dans sa personne. S'il n'y a pas cette qualité de connaissance, l'amour ne pourra plus être reçu et le couple se blessera terriblement.
Cette recherche de compréhension de l'autre entraîne un travail mutuel d'apprentissage à une relation de qualité.
Il s'agit de chercher à entrer dans  une qualité de rencontre qui s'exprimera par le dialogue et le désir réel de rechercher ensemble une vérité de ce que vit le couple. Qu'il puisse sans cesse se poser dans une qualité d'écoute et répondre à ces questions :de la personne de l'autre, qui a besoin Qu'est-ce que nous voulons vivre ? Comment se porter mutuellement dans les épreuves ? Quels sont nos besoins pour être heureux ? Comment parler de nos différences et les respecter ?...
Cela demande du temps, de la gratuité et un effort soutenu de l'intelligence et du coeur pour aller sans cesse vers l'autre et le choisir à nouveau. Nous sommes loin d'un dialogue épisodique pour "organiser" la vie commune ou pour exprimer ses reproches envers l'autre, comme c'est souvent le cas dans les couples !

Et sur le plan spirituel ?

Il s'agit de prendre la présence du Christ au sérieux ! Osons nous interroger en vérité sur ces questions : « Voulons-nousque Dieu soit l'acteur principal de
notre amour ? Comment lui laissons-nous réellement une place dans notre vie ? Comment nous appuyons-nous
sur le Christ et son Eglise ? ». De la réponse à ces questions va découler la mise en place d'une vie chrétienne qui cherchera à nourrir sa foi en couple par
la prière conjugale, par la lecture de la Parole de Dieu, par la participation plus fréquente à la messe et par la formation à une spiritualité conjugale.
Le défi du couple revient à apprendre  à s'aimer de façon miséricordieuse, dans le pardon qui dépasse tout rapport de justice. C'est le conjoint qui voit le plus et le mieux les pauvretés de l'autre. L'enjeu du sacrement de mariage est de devenir une source d'Espérance pour l'autre à travers ses difficultés, devenir une présence du Christ compatissant.
Concrètement, cela revient à dire que la vocation de chaque conjoint est celle d'être une présence de Jésus pour l'autre en apprenant à vivre de la charité qui assume toutes blessures ou toute mort.

De quoi les couples peuvent-ils avoir besoin aujourd'hui pour approfondir le sens de leur engagement et le vivre ?

Le plus grand besoin aujourd'hui est de revenir à la source de l'amour, à savoir la personne de l'autre, de soi-même et de Dieu ! Arriver à découvrir ce qui convient à chaque couple pour mieux découvrir ce dont il a besoin pour vivre cette triple charité : l’amour de soi, de l’autre et de Dieu. Oser s’aimer soi-mêmedans une connaissance réaliste de ce qui a façonné notre vie sous le regard de Dieu, dans ses joies ou ses blessures. Oser aller à la découverte de l’autre dans ces plus grandes aspirations. Enfin, se plonger dans la contemplation de Dieu qui a façonné l’homme à son image.

Le Père Geoffroy-Marie est prêtre de la Communauté Saint-Jean, membre du Prieuré de Troussures.
Il est prédicateur de nombreuses retraites et sessions.

Cet entretien a été publié dans le numéro 120 de La Vie des AFC

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