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Parents, premiers éducateurs de leurs enfants

Les AFC ont toujours eu à cœur de répondre au mieux aux besoins des parents, de se mettre au service de la famille, en particulier dans l’éducation.


L’un des axes majeurs des AFC est de soutenir les parents, « premiers éducateurs » de leurs enfants puisqu’ils leur ont donné la vie. Les AFC ont dès l'origine été créées pour défendre la liberté de l’enseignement à travers la sauvegarde des établissements de l’enseignement catholique. Ainsi, l’éducation, objectif essentiel et permanent des AFC, s’enracine dans nos origines pour demeurer au centre de notre action.

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[Témoignage] Harcèlement à l’école

Fotolia 89372195 XSL’école, c’est « ce lieu clos - utopie - construite pour accueillir élèves et moyens de la formation, se veut sécurisé, juste (grâce à un système) de sanctions et de récompenses ; et où l’on veut des égaux (classe d’âge). pour croître dans la paix » nous rappelle le philosophe Jean-Noël Dumont.

Tu parles ! Dans ce lieu utopique, 10 % des enfants sont victimes de harcèlement ! Ces chiffres ne cessent d’augmenter, de quoi préoccuper parents et enseignants ; même les médias s’emparent du sujet. Chouette ! Si on s’en préoccupe aujourd’hui, demain on s’en occupe !

Mais qu’est-ce que le harcèlement ?

Selon la revue de l’APEL, en 2016: « Il s’agit d’une action qui se répète régulièrement (pas forcément tous les jours), où les forces sont inégalement réparties (un individu face à un groupe, un costaud face à un plus chétif...) imposant un rapport dominant-dominé, le tout accompagné d’une volonté délibérée de nuire. Les jeunes qui vivent de réelles situations de harcèlement sont enfermés dans une relation d’emprise, sans échappatoire possible. »

Quand j’ai enfin appris – 6 mois d’enfermement, de silence, de honte - que ma fille, petite nouvelle en 6ème, a connu une situation semblable, parce qu’elle ne s’habillait pas « comme il faut », mon sang n’a fait qu’un tour ! Je me suis précipitée sur la jolie petite collégienne à couettes qui multipliait dérisions et insultes.

Attention aux réactions impulsives

En 3, 4 questions j’ai repéré son point faible - la peur du quand dira-t-on - et la question a été réglée sur le champ quand j’ai lu dans son regard la réponse à ma proposition : « serais-tu d’accord pour que je répète à toutes les personnes de l’école que ce tu dis à ma fille vient bien de toi ? »

Avec le recul, j’ai regretté ma réaction !

Ça aurait pu ne pas fonctionner du tout, ce qui aurait augmenté l’angoisse de mon enfant et la mienne ! Imaginez donc ! « Mes propres parents sont impuissants pour arrêter ça ! » Et dans mon cas, j’ai perdu une amie parce que cette petite diablesse était la fille...d’une très bonne copine !

J’en ai tiré les conclusions suivantes.

Il aurait été plus sage de tenir compte :

1 - de mon état émotionnel,
2 - du personnel encadrant de l’école, concerné au premier chef par ces attitudes qui se doit de développer les compétences ad hoc pour le combattre,
3 - du fait qu’on se trouve, en fait, face à deux victimes ; on oublie un peu trop facilement que le « bourreau » agit ainsi en raison de problèmes qui peuvent être graves, qu’il ne parvient pas à surmonter !

Donc patience ! La situation demande un peu de temps, beaucoup de maitrise de soi, énormément de compassion !

Des pistes pour avancer

Toutefois quelques pistes peuvent vous aider, vous parents, pour prévenir et guérir chez vos enfants les méfaits du harcèlement. Des pistes qu’on découvre en Chantier-Éducation d’ailleurs, vous savez ces groupes de partage entre parents !

1. Instaurer un climat d’écoute entre vous et vos enfants : les petits enfants doivent tout pouvoir vous dire et en tant que parents je dois tout pouvoir entendre. Je prête mes deux oreilles et je donne du temps !
2. Enseigner l’horreur du mensonge : ennemi n°1 de la confiance.
3. Construire la relation aux autres : créer des amitiés, des liens avec d’autres adultes aussi (grands-parents...)
4. Etablir de bonnes communications, à commencer par le communication non-verbale : regarder dans les yeux, bien campé sur ses pieds ; mettre des mots sur ses émotions, les partager... Apprendre à dire des oui fermes, des non résolus.
5. Cultiver son assurance et son estime de soi : toute vie est sacrée. Repérer les qualités de ses enfants, les encourager en leur confiant des responsabilités.
6. Apprendre l’autonomie, la culture du jardin secret : elles permettent de faire grandir la confiance et le respect mutuel. Elles développent un esprit d’indépendance, d’une juste distance par rapport aux autres, utile notamment en cas de relation pesante, voire nuisible.
7. Acquérir une vision positive de la vie : savourer consciemment ce qui est donné de beau à voir, à entendre, à goûter chaque jour....
8. Relativiser ce qui ressemble à une forme de toute-puissance de son adversaire. Se dire : j’ai affaire à des personnes dans l’épreuve, blessées, malades.
9. Garder sa place et discerner avec prudence : l’empathie n’est pas la prise en charge ; la peur et la honte n’est pas le refus de l’influence ; ne pas refuser la responsabilité des actes et des paroles à leur auteur.
10. Enfin expliquer la racine du mal : l’enfant qui harcèle est enfermé dans un cercle vicieux : il dépend de sa victime pour jouir de façon illusoire en ce qu’il croit être sa force.

Et si nous allions jusqu’au bout ? A lui aussi, donnons de bonnes raisons d’aimer sa propre vie !

Béatrice, Chantier-Éducation du Vaucluse, maman d’une petite fille qui « ne s’habillait pas comme il faut » avec le site PetitPouce.fr

Voir aussi l'article Harcèlement scolaire : le déceler et le combattre

Harcèlement scolaire : le déceler et le combattre

Fotolia 123652574 XS10% des jeunes sont harcelés dans le cadre scolaire. Cette question est donc celle d’un peu plus d’une famille sur 10. Les parents découvrent – souvent après un temps relativement long- que leur enfant est isolé, sujet de moqueries, d’intimidations ou de violences physiques quotidiennes à l’école et, de plus en plus, sur les réseaux sociaux.

Pourquoi ?

Leur enfant a souvent, mais pas toujours, une petite particularité physique, vestimentaire ou bien il n’a simplement pas les mêmes codes relationnels ou de comportement que les autres élèves. Les enfants ou les adolescents solitaires qui n’ont pas « leur bande » autour d’eux sont particulièrement à risque.

Est-ce un phénomène nouveau ?

C’est difficile de répondre à cette question, les statistiques et les études manquent. Il est certain que la parole s’est libérée et que cela permet de repérer le phénomène. Néanmoins, on peut supposer qu’une société où les familles sont de plus en plus désunies, où les parents manquent de temps pour le dialogue avec les enfants, où les repères structurant s’effacent alors que la loi du plus fort prévaut, a davantage tendance à sécréter ce mode de violence discriminatoire sournoise parmi les jeunes. Les réseaux sociaux servent alors de caisse d’amplification mais ils n’en sont pas la cause.
Les efforts entrepris depuis 2012 par l’Education nationale pour lever l’omerta sur le harcèlement semblent montrer une amélioration dans les classes de collège.

En tant que parent, que faire ?

D’abord être très attentif à ce que vit son enfant quotidiennement en dialoguant avec lui mais aussi en repérant les éventuels petits signes d’alerte (baisse des résultats scolaires, changement d’humeur, repli sur soi, maux de ventre, troubles du sommeil...).

Si le harcèlement est avéré, l’aider à décrire les actes, les dates , les circonstances ; ce qu’il vit n’est PAS normal et ce n’est pas de sa faute. Il pourra éventuellement être nécessaire de consulter un psychologue. Avec les éléments factuels, rencontrer le CPE et/ ou le chef d’établissement si possible avec le professeur principal. Se faire assister, si besoin, de l’association de parents d’élève. Ecrire un courrier à l’issue de l’entretien reprenant les faits et les actions que l’école va mettre en œuvre tout en prenant date pour faire à nouveau le point au bout de quelques semaines.

Le harcèlement est puni par la loi que ce soit dans ou hors de l’établissement scolaire.

Que font les AFC ?

Nous en parlerons à notre prochain rendez-vous au Ministère de l’Education Nationale pour rappeler l’importance d’investir la langue française non comme un simple outil de communication mais comme la manière de se comprendre et de comprendre l’autre. A travers les textes des grands auteurs, mieux comprendre sa propre intériorité, ses émotions, voire ses contradictions et pouvoir ainsi les apprivoiser en les reconnaissant à son tour et en les nommant. Cela permet de comprendre l’autre dans sa différence et de se servir des mots et non des poings, des railleries ou des injures pour communiquer.

Nous soulignerons aussi l’importance qu’il n’y ait pas de « zones de non éducation » à l’école (cour, couloirs, cantine etc...)
Nous développions déjà ces thématiques dans nos propositions pour les élections de 2017.

Trouver de l'aide

Site du gouvernement : http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/
Un numéro d’appel : 3020
Une association : http://www.e-enfance.org/

Enfin la suppression de la pub dans les programmes jeunesse !

Fotolia enfant numériqueLa suppression de la publicité dans les programmes jeunesse du service public à compter du 1er janvier 2018 est adoptée !

Malgré un amendement déposé la semaine dernière dans le cadre du Projet de loi de finance prévoyant de repousser son application, la suppression de la publicité dans le programme jeunesse du service public aura bien lieu à compter du 1er janvier 2018.

La disposition s'applique également aux sites Internet de la télévision publique. Elle oblige également le CSA à rendre compte chaque année devant le Parlement de ses travaux sur la publicité télévisuelle dans les programmes pour enfants des chaînes publiques et privées.

Pour le sénateur André Gattolin, à l’origine du texte, l'adoption du texte constitue « un petit pas pour le législateur, mais une avancée de géant pour la protection et le devenir de nos enfants». Il a aussi estimé que « sans remettre en cause son modèle de financement actuel, il permet à France Télévisions de se distinguer par la nature de son offre, en cohérence avec ses missions de service public ».

La Confédération Nationale des AFC (CNAFC) a défendu résolument cette proposition car :
- elle devrait permettre aux familles de mieux exercer leur rôle éducatif
- elle concourt à préserver l’enfant d’être considéré trop tôt dans sa fonction de consommateur
- elle instaure une responsabilité accrue de la part des publicitaires, notamment par l’autodiscipline.
Elle restera vigilante à ce que les enfants puissent bénéficier de programme de qualité et sans que leur soient imposés des messages publicitaires ciblant leur tranche d’âge.

Relire notre communiqué à ce sujet (28 nov. 2016)

Comment favoriser le sommeil de nos enfants ?

Fotolia Sommeil bebeLes troubles du sommeil chez l’enfant rejaillissent sur toute la vie familiale, comment en sortir, pour le bien-être de nos enfants aujourd’hui et pour leur future vie d’adulte ?

Des enfants qui nous réveillent une, deux, trois fois par nuit, voire plus, et c’est tout l’équilibre familial qui en pâtit : fatigue, irritabilité, manque de patience... Alors, comment faire pour que nos petits (ou plus grands) fassent enfin leurs nuits et trouvent un sommeil apaisé ?

Alice attend son troisième enfant avec une certaine angoisse : son aînée de 5 ans la réveille régulièrement 4, 5 fois par nuits, avec en plus les réveils d’un nourrisson, comment va t’elle tenir le coup ? Elle a déjà essayé bien des solutions, psy, ostéopathe, huiles essentielles... Mais chaque soir revient cette angoisse de savoir comment la nuit va se passer, angoisse décuplée par la fatigue emmagasinée.

Pour le tout-petit, ce n’est que vers trois mois qu’il peut (enfin !) rester 6-8 heures sans manger. Alors jusque-là patience ! S’il nous réveille c’est qu’il a très certainement faim. Pour ne pas trop souffrir alors du manque de sommeil, le co-dodo peut nous aider en cas d’allaitement : pour ma quatrième, j’avais trouvé cette technique qui me permettait de me rendormir presqu’instantanément après l’avoir remise au sein (attention à ne pas l’écraser !).
Très vite, pour aider l’enfant à entrer dans le sommeil, il est bon de suivre un « rituel du coucher » à inventer dans chaque famille (lecture, câlin...) mais comme son nom l’indique, avec une régularité (dans les horaires, dans la manière de faire...) qui va être contenante, qui va répondre à son besoin de sécurité et va permettre à l’enfant de se laisser aller apaisé dans le sommeil.

« L’enfant se réveille la nuit, c’est normal, et cela intervient à chaque changement de cycle.(...) Ce qui n’est pas normal, c’est que l’enfant ne sache pas se rendormir tout seul »(Dr Challamel).

Alors quand il se réveille, je n’hésite pas à le laisser pleurer une dizaine de minutes, pour lui laisser le temps d’apprendre de lui-même à se rendormir. Entre un et deux ans, dans la période des « terreurs nocturnes », je vais juste le rassurer, lui dire que je suis là, et le laisse après se rendormir tout seul. Et, pour Arthur pour qui les cauchemars durent plus longtemps, il nous a fallu être plus inventifs : la boîte à cauchemars a fait son apparition dans le rituel, nous avons fait une entorse à nos principes et avons cédé pour une veilleuse, et surtout, avons discuté beaucoup plus avec lui sur ce qui le préoccupait, les copains d’école un peu violents, la maîtresse absente, le futur bébé qui arrivait dans la famille...

Et pourquoi vouloir favoriser le sommeil de notre enfant ? Il représente 1/3 de notre vie, il est vital pour notre santé comme pour notre équilibre psycho-affectif. Pendant notre sommeil, le corps se restaure, se défend contre les microbes, c’est le moment où le cerveau se développe : il digère les évènements de la journée, évacue la tension nerveuse et la mémoire s’y consolide.

Alors, allons-y, cela vaut le coup d’apprendre à nos enfants à bien dormir ! Et pour cela si nous commencions par nous reposer nous-mêmes !

Écrit par Claire, maman des Chantiers-Education de Corrèze

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