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Parents, premiers éducateurs de leurs enfants

Les AFC ont toujours eu à cœur de répondre au mieux aux besoins des parents, de se mettre au service de la famille, en particulier dans l’éducation.


L’un des axes majeurs des AFC est de soutenir les parents, « premiers éducateurs » de leurs enfants puisqu’ils leur ont donné la vie. Les AFC ont dès l'origine été créées pour défendre la liberté de l’enseignement à travers la sauvegarde des établissements de l’enseignement catholique. Ainsi, l’éducation, objectif essentiel et permanent des AFC, s’enracine dans nos origines pour demeurer au centre de notre action.

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Comment les parents peuvent-ils aider les enfants à bien rédiger ?

Bien rédiger, clairement et en bon français, peut être un atout pour l'avenir de votre enfant. Il faut l'aider à progresser à l'école, et ne pas hésiter à en faire plus que l'école.
Après les généralités sur ces exercices, nous proposerons aux parents quelques conseils.

Les programmes 2008 du primaire toujours en vigueur, spécifient ce qui suit :

LA REDACTION

  • Dans les diverses activités scolaires, prendre des notes utiles au travail scolaire
  • Maîtriser la cohérence des temps dans un récit d'une dizaine de lignes
  • Rédiger différents types de textes d'au moins deux paragraphes (en veillant à leur cohérence, en évitant les répétitions, et en respectant les contraintes syntaxiques ainsi que la ponctuation).
  • Ecrire un texte poétique en obéissant à une ou plusieurs consignes précises.

C'est ce que l'on attend des élèves moyens ; les plus avancés peuvent faire mieux, des textes plus longs, et surtout une dose d'originalité, dans le fond comme dans la forme.

LA COMPOSITION FRANÇAISE

Aujourd'hui, on qualifie souvent la rédaction de « production d'écrit ». Cette expression a l'avantage, et l'inconvénient, de s'appliquer aussi bien à l'écriture d'un mot qu'à l'écriture des Misérables par Victor Hugo. L'expression « composition française » a l'avantage de donner une première clef de la rédaction : composer.
Composer, c'est poser ensemble, disposer en mieux pour retenir l'attention du lecteur. Quelles sont les briques de cette composition ? Ce sont d'une part les idées, d'autre part les mots et les phrases qui les expriment.

Comment trouver des idées ?

Les bonnes idées ne viennent pas toutes seules : il faut les chercher par un travail volontaire.
Souvent, on conseille aux élèves de commencer par établir le plan de leur texte. Mais comment faire un plan avant d'avoir les idées ? Ce serait comme fixer le parcours de la visite d'une ville avant d'avoir choisi ce que l'on veut voir ou montrer.

La première source d'idées est le sujet ou thème de la rédaction. Qu'évoque-t-il pour le rédacteur ? Ensuite, les premières idées en appellent d'autres, par association d'idées. Cela se fait, par un travail conscient, en se posant des questions, en se parlant à soi-même.

Les mots et les phrases.

Il faut, ensuite, composer – avec des mots – les phrases qui expriment les idées. La façon la plus naturelle de le faire est encore de se parler à soi-même, mentalement, ou si possible à haute voix ou à voix basse. Car les « jolies phrases » chères aux bons instituteurs, sont d'abord jolies à entendre.
Puis, on se dicte à soi-même ce que l'on a composé dans sa tête.
Enfin, on relit, et, parfois, ré-écrit.

COMMENT LES PARENTS PEUVENT-ILS AIDER LES ENFANTS À BIEN RÉDIGER ?

Il s'agit d'aider les enfants à se poser des questions pour trouver les bonnes idées et les bonnes formules, en se parlant à soi-même, et ainsi à développer leur pensée consciente.
Cela doit commencer dès la petite enfance, et beaucoup de parents le font spontanément, puis la Maternelle devrait apporter sa contribution.
Nous avons présenté, dans le N°2 de ce Bulletin, l'excellent ouvrage JEUX D'EVEIL A L'ECRITURE, dont les exemples peuvent être transposés, si nécessaire, à des enfants plus âgés.
Pour aider l'élève à dialoguer avec lui-même, le plus simple est d'établir un dialogue entre l'adulte et l'élève : il est plus facile de commencer à deux. L'adulte doit lui-même chercher, avancer dans ses réflexions silencieuses, mais sans chercher à imposer à l'élève ses propres idées.

Quelles questions ?

D'abord, travailler sur le sujet, le thème de la composition française. Il faut amener l'élève à l'enrichir au lieu de le prendre au pied de la lettre.
Ce thème évoque-t-il dans son esprit certaines images ? Peut-il exprimer ce thème dans des termes différents ?

A partir de là, on peut trouver des idées par association d'idées, en passant d'une idée à l'autre.

Par exemple, si le thème est la description d'un paysage d'hiver, une première image peut être celle de la neige ; mais si l'élève ne connaît que la neige des sports d'hiver, cela risque d'être banal.
Passant à autre chose, on peut évoquer en soi-même le soleil : en quoi le soleil d'hiver est-il différent du soleil d'été ? Etc... Etc...

Ainsi, muni d'un stock d'idées, l'élève va pouvoir imaginer le plan de son texte, éliminer les idées qui n'ont pas de place dans ce plan, ou celles qui s'éloignent trop du thème de l'exercice.

Les questions de l'adulte l'aideront à se questionner lui-même.

Ecrire.

Avant d'écrire, l'élève doit dire à haute voix la phrase ou les phrases qu'il se propose de mettre sur le papier. Parfois cela lui permettra de constater des anomalies ou des maladresses. L'adulte pourra lui en faire remarquer d'autres, mais sans excès et sans perfectionnisme, et surtout sans lui donner la forme correcte - il ne faut surtout pas faire le travail à sa place. Parfois aussi, lui suggérer que deux phrases courtes peuvent être plus compréhensibles qu'une phrase longue.

Le travail oral peut aussi l'habituer à chasser les lacunes et les incohérences dans l'articulation des propositions, dans les transitions et les idées.

D'une façon générale, habituer l'élève à répondre à une question par une phrase bien construite, et surtout pas par un seul mot.

Tant que la rédaction n'est pas terminée, éviter de reprendre l'élève sur les fautes d'orthographe ou de grammaire. Cela se fera lorsqu'il se sera relu.

Patience !

Tout ceci est aussi valable, qu'il s'agisse d'une rédaction de trois lignes ou de trois pages.

Il faut s'adapter à l'âge, à la maturité de l'enfant, à ses connaissances, à son goût pour la lecture et l'écriture, que l'école devrait développer.

Au début, contentez-vous de petits progrès : par exemple, au lieu de l'idée, du mot, de la phrase qui lui étaient venus spontanément à l'esprit, l'élève a préféré autre chose, qu'il a trouvé lui-même par un effort conscient.

Attention

Il est possible qu'un bon travail avec l'élève ne soit pas apprécié par le Maître. Combien de parents ont obtenu une mauvaise note au devoir de français de leur enfant ! C'est fâcheux, non pour les parents, mais pour les enfants.
C'est plus simple lorsqu'on peut convaincre l'enfant de faire des exercices sur des thèmes trouvés par l'adulte, en s'inspirant des sujets des rédactions proposées à l'école.

Pièce de théâtre sur le genre à l’Ecole : « Mon frère, ma princesse »

Genre à l'école : mon frère ma princesseUne pièce de théâtre intitulée « Mon frère, ma princesse » publiée aux éditions de l'Ecole des loisirs pour les enfants dès 10 ans sera jouée dès le CE2 dans certaines écoles à partir de début décembre par la compagnie théâtrale des veilleurs. Cette pièce a reçu le prix Collidram 2013 (prix de littérature dramatique décerné par un jury de collégiens), et la compagnie des veilleurs a reçu le soutien des collectivités territoriales en Rhône-Alpes.

Centrée sur le genre, elle raconte l'histoire d'un petit garçon qui voulait être une petite fille. Les propos sont particulièrement durs et violents, avec l'évocation du meurtre, du suicide, et d'une agression sexuelle. Le style de la pièce est vulgaire, et contient de nombreuses fautes de français.

A ce jour les départements concernés par cette programmation sont les suivants : 38, 92, 45, 42, 69.

Les parents doivent être attentifs, et pour cela ne pas hésiter à rencontrer et dialoguer avec les enseignants pour connaître les intervenants extérieurs, et le contenu des spectacles et des sorties programmés à l'école de leurs enfants.

Merci de bien vouloir nous tenir informés via le formulaire de contact.

Éducation : donner confiance aux pères et mères

groupe enfantsCommuniqué de presse

Depuis plus de 20 ans, les Chantiers-Éducation, créés au sein des AFC, répondent à ce besoin des pères et mères dans leur mission de premiers et de principaux éducateurs de leurs enfants.

Ouverts à tous, les « Chantiers » sont un lieu d'écoute, d'échange et de partage sur les questions éducatives. Ils permettent ainsi aux parents d'enrichir leurs expériences quotidiennes d'éducation et de prendre confiance dans leur capacité à éduquer leurs enfants, non pas avec des solutions toutes faites mais en se posant les bonnes questions pour trouver des solutions adaptées pour chacun de leurs enfants*.

Originale, la formule des Chantiers-Éducation répond ainsi à un besoin d'accompagnement de parents, soucieux de l'éducation et du bien-être de leurs enfants notamment lorsqu'ils sont confrontés à de réelles difficultés.

Les Chantiers-Éducation font partie d'une convention-cadre entre le ministère de l'Éducation nationale et la CNAFC.

Aujourd'hui, plus de 600 chantiers font leur rentrée en France et à l'étranger. Ils permettent de réfléchir au sens des actes éducatifs à partir de sujets très divers comme le sommeil, les devoirs, l'argent de poche, le téléphone portable, la confiance, la gestion des conflits...

Valoriser, enrichir, donner du sens sont les maîtres-mots d'un service unanimement salué par ceux qui en ont bénéficié.

* La CNAFC a reçu du ministre des Sports, de l'Education populaire et de la Vie associative l'agrément Jeunesse et Education populaire. Cet agrément constitue une reconnaissance et un encouragement à poursuivre et développer toutes les actions éducatives conduites par les AFC dans ce champ.

Le Genre arrive à l’école, que faire ?

Qu'est devenu l'ABCD de l'égalité ?

En juillet dernier, le dispositif « ABCD de l'égalité » était officiellement abandonné par l'Education Nationale. Il a depuis été remplacé par un « Plan d'action pour l'égalité des filles et des garçons à l'école ».
Ce plan inclut la formation de 320 000 enseignants et la mise à disposition d'une mallette pédagogique comportant des séquences déjà expérimentées. Il est étendu à toute la France, mais reste néanmoins au bon vouloir des enseignants et n'est pas imposé aux écoles privées sous contrat.
Il s'agit encore une fois d'un dispositif et non d'un programme : le nom a changé, mais le contenu est identique et, cette fois, la diffusion est généralisée.

Un projet de programme d'enseignement moral et civique a été publié le 3 juillet dernier. http://cache.media.education.gouv.fr/file/Organismes/32/8/CSP-Projet_EMC_337328.pdf  Il concerne les élèves du primaire et du collège et inclut la lutte contre l'homophobie et les stéréotypes de genre. Les enseignants dans les Ecoles Supérieures du Professorat et de l'Enseignement sont en cours de formation et les manuels correspondant devraient être publiés dans les mois à venir. Cet enseignement sera dispensé à la rentrée 2015 à tous les élèves.

Et dans le privé ?

L'Enseignement catholique, sur ce sujet, souhaite « aider les jeunes à éclairer leur conscience à la lumière de l'Évangile » et a publié en mars dernier un texte « École catholique et formation morale ». Son secrétaire général, Pascal Balmand, entend dispenser cet enseignement en gardant la spécificité de l'enseignement catholique : « Autre exemple de décalage avec les projets gouvernementaux : ceux-ci font de la morale le fondement du vivre ensemble collectif, sans évoquer ni la personne, ni son bonheur. Alors que notre texte souligne notre volonté de permettre à chacun, au sein d'une communauté, de grandir en humanité, en répondant librement à sa vocation ».

Comment se mobiliser à la rentrée pour promouvoir une autre vision de l'Homme ?

La perspective de genre fait du sexe et du genre deux aspects distincts de l'identité sexuelle d'une personne : le sexe renvoie à sa réalité biologique et le genre à sa réalité sociale.
Ce que cherchent les militants du genre, ce n'est pas de nier le sexe biologique mais d'en faire un élément indifférent de ce qu'est un individu et ainsi de le libérer de la « contrainte » de ce que serait un corps sexué. L'ambition de genre est de déconstruire tout ce qui serait culturel ou forgé par l'éducation et de lutter contre une société « hétéronormée ».

Pour promouvoir une vision chrétienne de l'Homme, il ne suffit pas de dénoncer le « genre » mais d'annoncer tout autant une bonne nouvelle de la personne humaine, du couple, de l'amour, de la vie, qui réponde de manière positive à cette dérive anthropologique. C'est l'enjeu de l'éducation affective, relationnelle et sexuelle : il est indispensable que de nombreux adultes s'engagent pour transmettre une éducation sexuelle centrée sur la relation et non sur une sexualité de consommation de l'autre. Enfants et jeunes ont besoin d'être accompagnés pour comprendre et harmoniser leur identité sexuelle et leur orientation sexuelle dans un monde qui ne leur permet plus d'accéder à la signification de leur corps sexué.

Actualité La Croix