Back Vous êtes ici : Education

Parents, premiers éducateurs de leurs enfants

Les AFC ont toujours eu à cœur de répondre au mieux aux besoins des parents, de se mettre au service de la famille, en particulier dans l’éducation.


L’un des axes majeurs des AFC est de soutenir les parents, « premiers éducateurs » de leurs enfants puisqu’ils leur ont donné la vie. Les AFC ont dès l'origine été créées pour défendre la liberté de l’enseignement à travers la sauvegarde des établissements de l’enseignement catholique. Ainsi, l’éducation, objectif essentiel et permanent des AFC, s’enracine dans nos origines pour demeurer au centre de notre action.

Lire la suite

Éducation : donner confiance aux pères et mères

groupe enfantsCommuniqué de presse

Depuis plus de 20 ans, les Chantiers-Éducation, créés au sein des AFC, répondent à ce besoin des pères et mères dans leur mission de premiers et de principaux éducateurs de leurs enfants.

Ouverts à tous, les « Chantiers » sont un lieu d'écoute, d'échange et de partage sur les questions éducatives. Ils permettent ainsi aux parents d'enrichir leurs expériences quotidiennes d'éducation et de prendre confiance dans leur capacité à éduquer leurs enfants, non pas avec des solutions toutes faites mais en se posant les bonnes questions pour trouver des solutions adaptées pour chacun de leurs enfants*.

Originale, la formule des Chantiers-Éducation répond ainsi à un besoin d'accompagnement de parents, soucieux de l'éducation et du bien-être de leurs enfants notamment lorsqu'ils sont confrontés à de réelles difficultés.

Les Chantiers-Éducation font partie d'une convention-cadre entre le ministère de l'Éducation nationale et la CNAFC.

Aujourd'hui, plus de 600 chantiers font leur rentrée en France et à l'étranger. Ils permettent de réfléchir au sens des actes éducatifs à partir de sujets très divers comme le sommeil, les devoirs, l'argent de poche, le téléphone portable, la confiance, la gestion des conflits...

Valoriser, enrichir, donner du sens sont les maîtres-mots d'un service unanimement salué par ceux qui en ont bénéficié.

* La CNAFC a reçu du ministre des Sports, de l'Education populaire et de la Vie associative l'agrément Jeunesse et Education populaire. Cet agrément constitue une reconnaissance et un encouragement à poursuivre et développer toutes les actions éducatives conduites par les AFC dans ce champ.

Le Genre arrive à l’école, que faire ?

Qu'est devenu l'ABCD de l'égalité ?

En juillet dernier, le dispositif « ABCD de l'égalité » était officiellement abandonné par l'Education Nationale. Il a depuis été remplacé par un « Plan d'action pour l'égalité des filles et des garçons à l'école ».
Ce plan inclut la formation de 320 000 enseignants et la mise à disposition d'une mallette pédagogique comportant des séquences déjà expérimentées. Il est étendu à toute la France, mais reste néanmoins au bon vouloir des enseignants et n'est pas imposé aux écoles privées sous contrat.
Il s'agit encore une fois d'un dispositif et non d'un programme : le nom a changé, mais le contenu est identique et, cette fois, la diffusion est généralisée.

Un projet de programme d'enseignement moral et civique a été publié le 3 juillet dernier. http://cache.media.education.gouv.fr/file/Organismes/32/8/CSP-Projet_EMC_337328.pdf  Il concerne les élèves du primaire et du collège et inclut la lutte contre l'homophobie et les stéréotypes de genre. Les enseignants dans les Ecoles Supérieures du Professorat et de l'Enseignement sont en cours de formation et les manuels correspondant devraient être publiés dans les mois à venir. Cet enseignement sera dispensé à la rentrée 2015 à tous les élèves.

Et dans le privé ?

L'Enseignement catholique, sur ce sujet, souhaite « aider les jeunes à éclairer leur conscience à la lumière de l'Évangile » et a publié en mars dernier un texte « École catholique et formation morale ». Son secrétaire général, Pascal Balmand, entend dispenser cet enseignement en gardant la spécificité de l'enseignement catholique : « Autre exemple de décalage avec les projets gouvernementaux : ceux-ci font de la morale le fondement du vivre ensemble collectif, sans évoquer ni la personne, ni son bonheur. Alors que notre texte souligne notre volonté de permettre à chacun, au sein d'une communauté, de grandir en humanité, en répondant librement à sa vocation ».

Comment se mobiliser à la rentrée pour promouvoir une autre vision de l'Homme ?

La perspective de genre fait du sexe et du genre deux aspects distincts de l'identité sexuelle d'une personne : le sexe renvoie à sa réalité biologique et le genre à sa réalité sociale.
Ce que cherchent les militants du genre, ce n'est pas de nier le sexe biologique mais d'en faire un élément indifférent de ce qu'est un individu et ainsi de le libérer de la « contrainte » de ce que serait un corps sexué. L'ambition de genre est de déconstruire tout ce qui serait culturel ou forgé par l'éducation et de lutter contre une société « hétéronormée ».

Pour promouvoir une vision chrétienne de l'Homme, il ne suffit pas de dénoncer le « genre » mais d'annoncer tout autant une bonne nouvelle de la personne humaine, du couple, de l'amour, de la vie, qui réponde de manière positive à cette dérive anthropologique. C'est l'enjeu de l'éducation affective, relationnelle et sexuelle : il est indispensable que de nombreux adultes s'engagent pour transmettre une éducation sexuelle centrée sur la relation et non sur une sexualité de consommation de l'autre. Enfants et jeunes ont besoin d'être accompagnés pour comprendre et harmoniser leur identité sexuelle et leur orientation sexuelle dans un monde qui ne leur permet plus d'accéder à la signification de leur corps sexué.

Le test du chamallow

stockvault-chamallowLa tempérance, ou maitrise de soi, est la vertu qui conditionne les 3 autres vertus cardinales, prudence, sagesse et force.

Dans les années 60, à l'université de Stanford, Walter Mischel a inventé le « test du chamallow »* pour évaluer la vertu de tempérance. Il consiste à présenter à un enfant de 4 ans un chamallow et à lui dire « Je reviens dans 15 minutes. Si tu ne l'as pas mangé, je t'en donnerai un second ». 30% des enfants réussissent ce test.

Ils ont été suivis pendant 28 ans par le Pr Mischel. Les résultats sont éloquents : les enfants qui réussissent sont ceux dont l'avenir est le plus heureux : ils gèrent mieux le stress, ont de meilleurs résultats scolaires, plus d'amis, ont moins de problèmes de dépendance et un meilleur métier.

Ces résultats sont indépendants du QI des enfants. Nous pouvons tirer 3 conclusions : l'homme n'est pas réductible à ses pulsions, ou à son environnement, il est éducable ; l'éducation lui permet de prendre un chemin de bonheur ; ce bonheur est lié à la formation du caractère bien plus qu'aux compétences intellectuelles.

Devoir de vacances : vocabulaire et orthographe

Pour bien penser, en se parlant à soi-même, de façon précise et nuancée, il faut disposer d'un vocabulaire étendu, d'abord oral. Pour bien écrire ce que l'on pense, il faut aussi connaître l'orthographe des mots.

Aujourd'hui, la plupart des élèves, et beaucoup d'adultes, font des fautes d'orthographe. C'est admis à l'Université comme à l'école. Cependant, les parents craignent que les employeurs et les entreprises soient moins tolérants.
Ceux qui ont eu la chance d'apprendre à lire et à écrire selon la méthode alphabétique connaissent mieux l'orthographe, car ils ont pris dès le départ l'habitude d'analyser les mots.

Enfants et adolescents : comment développer leur vocabulaire ?

On constate aisément que certains petits enfants aiment les mots : ils répètent ceux qu'ils entendent, même s'ils n'en connaissent pas le sens, ils inventent des mots. Pour eux, il n'y a pas de souci à se faire : il suffit de les nourrir de mots, et pour cela toutes les circonstances de la vie sont bonnes. Il suffit aussi de leur donner à lire de bons livres.

Pour les autres, ce devrait être d'abord la mission de l'Enseignement, qui dispose ou devrait disposer des compétences, des moyens, et des méthodes pour cela.

Quant aux parents, même si, parfois, ils doivent donner des leçons de vocabulaire pour pallier des lacunes de l'école, leur rôle devrait être différent. Quelle que soit l'étendue de leur propre vocabulaire, ils doivent d'abord s'efforcer de montrer de l'intérêt pour les mots, un plaisir à la découverte de mots nouveaux. Ensuite, par petites touches essayer de retenir l'attention de leurs enfants.

Un jeu de société, comme le Scrabble, peut être utile, car toute la famille peut jouer, les parents à égalité. Il n'impose aucune préparation. Il faut toutefois aider les plus faibles pour qu'ils ne se découragent pas.

Son principal inconvénient est que les mots apparaissent en désordre, sans liens facilitant la mémorisation.

Les parents peuvent aussi lancer eux-mêmes des jeux de familles de mots: trouver les plus possible de mots d'un domaine familier (les animaux, les pièces de vaisselle, les couleurs, les fleurs, etc...), des familles de mots découlant d'une même racine, avec ou sans préfixe, suffixe, etc...
Ils peuvent aussi saisir les occasions de faire chercher le mot le plus juste pour exprimer ce que l'enfant ou l'adolescent veut dire.

Quelques conseils.

En cas de doute sur l'existence d'un mot, sur sa signification, ou sur son orthographe exacte, le recours au dictionnaire par l'élève sous le contrôle du parent s'impose ; l'élève y trouve aussi la nature grammaticale du mot (nom masculin ou féminin, adjectif, etc...) et le pluriel lorsqu'il est irrégulier.

Il est exclu de demander à l'élève d'apprendre par cœur des listes de mots courants ; cependant, on peut l'aider à "s'approprier" (faire sien) un mot en lui posant une question qui l'oblige à réfléchir et à prendre position. Par exemple, lui demander s'il aime ou n'aime pas telle chose ou tel mot, et pourquoi.

Le pluriel des mots.

La marque du pluriel fait certes partie de la grammaire, mais c'est aussi du vocabulaire lorsque le pluriel est un mot différent (un bail - des baux).
Tout élève de CP doit savoir que la marque habituelle du pluriel est le "s" (en mettant à part les conjugaisons). Toutes les autres formes du pluriel sont des exceptions, qui ne répondent à aucune logique, et qu'il faut donc connaître par cœur :
- mots en au, eu, eau, pluriel en x sauf ...
- mots en al, pluriel aux, sauf...
- mots en ail qui ont leur pluriel en aux : bail ...
- mots en ou qui ont leur pluriel en oux : bijou...

Les élèves devraient au moins connaître les terminaisons qui comportent des exceptions pour penser à vérifier s'ils ont un doute, ou mieux connaître les listes d'exceptions.

Les parents peuvent vérifier le savoir de leurs enfants et leur rappeler les règles, ceci assez fréquemment. Pour les élèves du primaire, il peut être utile de dicter de courtes phrases comprenant des mots de même terminaison au singulier avec et sans exception au pluriel.

Actualité La Croix