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Parents, premiers éducateurs de leurs enfants

Les AFC ont toujours eu à cœur de répondre au mieux aux besoins des parents, de se mettre au service de la famille, en particulier dans l’éducation.


L’un des axes majeurs des AFC est de soutenir les parents, « premiers éducateurs » de leurs enfants puisqu’ils leur ont donné la vie. Les AFC ont dès l'origine été créées pour défendre la liberté de l’enseignement à travers la sauvegarde des établissements de l’enseignement catholique. Ainsi, l’éducation, objectif essentiel et permanent des AFC, s’enracine dans nos origines pour demeurer au centre de notre action.

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Rentrée des Chantiers-Éducation : être et paraître

dessin chantiers table petit

Depuis plus de 20 ans, les Chantiers-Éducation, créés au sein des AFC,

répondent à ce besoin des pères et mères dans leur mission de premiers et de principaux éducateurs de leurs enfants.

Ouverts à tous, les « Chantiers » sont un lieu d'écoute, d'échange et de partage sur les questions éducatives.

Ils permettent ainsi aux parents d'enrichir leurs expériences quotidiennes d'éducation et de prendre confiance dans leur capacité à éduquer leurs enfants, non pas avec des solutions toutes faites mais en se posant les bonnes questions pour trouver des solutions adaptées pour chacun de leurs enfants.

En 2015, le thème de l'année est « Être et paraître ». Nous vous livrons ici le contenu des conférences données à l'occasion des Assises des Chantiers-Éducation sur ce thème.

 


 

L'être et le paraître

Notes de la conférence de Jean-Noël Dumont, agrégé de philosophie

Quand je regarde autour de moi, je vois que le monde vivant est essentiellement déployé dans la parure. Cette parure nous place dans une démarche de signes. Ces signes sont des artifices, c'est à dire des produits, des inventions qui ont déplacés des données brutes, des dissimulations.

Tous, nous avançons masqués.

Cet artifice nous met dans la confiance ou dans le soupçon. Cette question se pose dans le cadre de l’éducation : nos enfants se cachent derrière des personnages qu’ils reçoivent, qu’ils investissent. Pourtant on pourrait penser ne pas en avoir recours en famille. Mais la nudité est impossible.

Il existe trois chemins :

  • Le désir de vérité nous fait percevoir, espère que ce qui est vrai est l’identité. On voit que les choses qui cachent ce qu’elles manifestent. Il faut passer de ce qui est précaire à ce qui est identique à soi : distinction entre l’être et le paraître et l’être et le devenir.
  • Le désir de liberté, d’autonomie. Le monde de l’apparence est celui où le sujet est sous le regard de l’autre: il essaye de se conformer au regard de l’autre.
  • Chercher l’amour. Que voulons-nous? Nous voudrions une rencontre où nous puissions nous avouer. Aimer c’est pouvoir dire je veux que tu sois selon St Augustin.

L’innocence nous est donc impossible. Nous ne pouvons pas lever les apparences.

  • La parure est inévitable et gratuite. Le vivant ne peut subsister que s’il se pare.
  • Le paraître cache et manifeste. La parure est aussi pour faire honneur à ce qu’elle cache. Elle n’est pas la dissimulation de ce qui est honteux. Elle est l’honneur rendu à ce qui a du prix.
  • La parure nous inscrit et nous distingue. Elle nous inscrit dans une classe sociale, dans une situation professionnelle. Si nous n’étions pas habillés pareil, le groupe serait en danger, si nous étions tous habillés pareil, le groupe serait aussi en danger. Si nous choisissons tel vêtement, c’est pour susciter le désir d’être reconnu, désiré.

Nous pouvons vivre de trois manières.

  • Le sérieux naïf s’identifie à ses fonctions, ses titres, ses vêtements. Il est exposé à notre regard sans distance. Il n’a pas perçu la relativité des signes. Il se sentira agressé pour la moindre critique.
  • L’ironiste. Il ne reste que dans un jeu d’interprétation. Il se présente comme une énigme. On ne sait jamais à qui on a à faire. Le séducteur est ironique.
  • Celui qui pratique l’humour. L’humour est la forme concrète de la liberté. Il assume les apparences sans les disqualifier.

Notre humanité est dans cette dualité nécessaire de l’être et le paraître. Cette oscillation nous propose 2 voies de sorties : la confiance en quittant la naïveté et le soupçon et l’agir: le seul moment où on pense que l’être et le paraître ne font qu’un c’est dans l’agir. Nous avons besoin de produire. Cela permet de relativiser l’enjeu de l’être et le paraître.


Si on veut aider les jeunes à grandir, la question du paraître se pose de plus en plus tôt : dès le primaire.

Notes de la conférence du Père Philippe Verdin, conseiller ecclésiastique de la CNAFC.

Comment aider ces jeunes ?

Je vous propose deux  manières :

  • Développer une contre-culture en découvrant d’autres postures que celle d’être esclave de la société de consommation.
  • Imprégner la culture dans laquelle on est.

Ces deux postures sont à maintenir ensemble : apprendre à être clairvoyant, à être capable de deviner les autres sans tenir compte du paraître, découvrir l’être.

Le grand défi est de paraître ce que l’on est. La tentation est de paraître ce que nous ne sommes pas, de donner une autre image de nous-mêmes. Le paraître dit quelque chose de notre intérieur.

Comment être naturel ?

Comment réussir à transformer notre regard, notre cœur pour voir au-delà de l’apparence, à percer les apparences ?
Du point de vue de la foi, c’est le propre de Dieu de connaître l’être. C’est le choix de Samuel quand il a dû choisir un roi chez les fils de Jessé. Dans Isaïe, un rejeton sortira de la souche de Jessé. « Il ne jugera pas selon son apparence. Et lui-même ne devra pas être jugé selon son apparence. »

Aujourd’hui nous ne sommes plus dans une culture de la voix, mais dans une culture de l’image. L’ouïe est un sens plus lent que la vue. Et pourtant, Dieu utilise les deux. Devant Moïse, il utilise l’image du buisson ardent, puis il parle. La tentation du peuple juif est d’en rester à l’image. On veut des idoles qu’on peut voir et toucher. « Heureux celui qui croit sans avoir vu. » Quand nous serons au ciel, nous verrons Dieu tel qu’il est. La vision sera parfaite au ciel.

Être c’est participer à la vie de Dieu « Je suis » se révèle Dieu à Moïse. Exister en étant libre, en étant soi-même, faire la vérité sur ce que nous sommes. Et ensuite paraître ce que nous sommes.
L’étape suivante est être ce que Dieu désire, dans la beauté de ce que Dieu veut que nous soyons.

Si Dieu veut que nous révélions notre être au contact de sa parole, il faut être perméable à Dieu. Tendre son oreille : Dieu nous parle tout le temps. Dieu nous parle aussi par le ressenti, par ce que nous éprouvons. Il faut se déposséder de ses masques pour que Dieu puisse aller jusqu‘à nous.

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Bonne rentrée !

20150901 bonne rentrée petitC’est la rentrée scolaire avec son lot de questions pour les familles. Faut-il prendre une assurance scolaire ? Mon enfant peut -il être inscrit à la cantine ?...

Vous trouverez des réponses à vos questions sur notre site :

Et dans le dossier spécial « rentrée » de l’Institut National de la Consommation (INC)
Comment obtenir un prêt étudiant ? La mutuelle est-elle obligatoire dans le cycle supérieur ? …

La rentrée, c’est aussi le moment de prendre ou reprendre contact avec votre AFC pour vous renseigner sur les activités et services dont vous pouvez bénéficier en tant qu’adhérent ! Trouvez le contact de votre AFC dans notre annuaire.

Lire en Short : la première fête du livre pour la jeunesse

logo lire en short« Lire en Short » est une fête inédite qui a pour objectif de promouvoir le livre et la lecture auprès des jeunes.

Plus de 1 000 animations partout en France, une programmation, des activités variées et gratuites autour du livre pour les petits et les plus grands.
Cet été, que vous partiez ou non en vacances, tout le monde va lire en short !

« Lire en short » s’appuie sur des projets itinérants, fédère les initiatives existantes et met en valeur tous les acteurs de la vie littéraire, de l’auteur au libraire en passant par l’éditeur et le bibliothécaire.

Chacun peut trouver l’animation de son choix à côté de chez lui ou de son lieu de vacances en fonction de son âge.

Livres imprimés ou numériques, la lecture se fêtera partout et sur tous les supports. Il y aura même un concours d’écriture collaborative : «Short Fiction» avec Orange et le site lecteurs.com #shortfiction.
Et vous parents exercez votre vigilance sur les lectures proposées à vos enfants.

Du 17 au 31 Juillet 2015
Retrouvez les événements près de chez vous sur la carte du site de l'événement

17 au 31 Juillet 2015

Quel dialogue instaurer avec ses enfants sur les réseaux sociaux ?

12questions reseaux sociauxExtrait de notre brochure « 12 questions à se poser sur les réseaux sociaux »

Le premier critère à réguler sur les réseaux sociaux est le temps. En effet, ces services ont la particularité d’être très chronophages et d’entretenir le suspens de l’utilisateur : untel à qui je viens d’envoyer un message va-t-il me répondre ? Telle information publiée va-t-elle déclencher l’intérêt ? etc.

Une première négociation est sans doute à mener sur la durée, la fréquence et les moments de la semaine propices à l’utilisation des réseaux sociaux.
Mais la partie n’est pas simple, car la combinaison réseaux sociaux et échanges par SMS peut contourner les règles édictées !

Responsabiliser les plus jeunes dans leur usage et donner des objectifs clairs restent les meilleures garanties pour instaurer un dialogue à ce sujet. Par ailleurs, la tentation de la surveillance absolue peut être réelle et la contrainte psychologique subtile, si les parents exigent d’être invités dans les « amis » de leurs enfants. Dans cette situation, l’autonomie et la liberté de l’enfant est placée sous
une surveillance potentiellement intrusive. Sans doute est-il légitime que les parents s’inquiètent d’une perte de contrôle des relations tions de leur progéniture, mais une surveillance permanente
– facilement permise par la technologie – faisant peser un sentiment de tutelle continue n’autorisant aucune espace d’intimité peut être préjudiciable au développement de l’autonomie de l’enfant.

Une alternative peut cependant consister à exiger de ses enfants de connaître ses codes d’accès. En effet, sans exercer une surveillance « policière », cette option peut permettre aux parents de garder in fine la main sur le « profil » de leur enfant. En effet, en cas de problème avéré, les parents conservent ainsi la possibilité d’intervenir, voire de fermer le compte en cas de débordement. D’un point de vue légal d’ailleurs, les parents restent responsables, comme nous l’avons évoqué, des actes des membres mineurs de leur famille et doivent être en mesure d’y mettre fin en cas de problème.

Concernant l’âge d’utilisation, les réseaux sociaux poussent à autoriser la création de compte avant 13 ans qui est l’âge requis dans les conditions générales d’utilisation de Facebook. Mais ces informations étant déclaratives, elles sont souvent fausses pour le plus grand bonheur de ces réseaux, qui cherchent à capter l’attention des plus jeunes consommateurs. Avec un certain succès,
puisque 38 % des 9-12 ansseraient ainsi déjà inscrits sur un réseau social.

 

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