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Développer les soins palliatifs : une proposition des AFC

Parmi les propositions qu'elles ont formulées à l'approche des élections, les AFC demandent de « soutenir le développement des soins palliatifs et de la prise en charge précoce de la douleur ». Cette proposition prend une importance particulière compte tenu des déclarations de certains candidats.

De nombreux livres existent qui éclairent les enjeux de ce dossier.

Ainsi, Euthanasie, le débat tronqué de Claude Evin, Louis Puybasset et Marine Lamoureux, paru aux éditions Calmann-Lévy.

« Le débat sur l'euthanasie resurgit à chaque nouvelle « affaire », dont certaines ont marqué l'imaginaire collectif. Chaque fois, c'est la même fièvre et, hélas, la même confusion. On mélange le suicide assisté, c'est-à-dire la revendication de mourir quand on le décide, et le fait d'abréger les souffrances d'un patient en phase terminale d'une maladie — ce qui est autorisé par la loi française, mais largement méconnu.

Paradoxalement, les progrès de la médecine ont créé des situations inextricables. L'acharnement thérapeutique existe toujours, et la démarche palliative, censée offrir une prise en charge adéquate, est loin d'être accessible à tous. Elle n'est parfois même pas envisagée, tant est prégnante la volonté toute-puissante de guérir. Dans ce contexte, l'euthanasie n'est-elle pas une mauvaise réponse à une bonne question ?

Ce livre propose une réflexion approfondie et accessible sur des sujets complexes, touchant à l'intimité de chacun. Il a pour ambitions de remettre le débat à l'endroit et, en proposant des solutions concrètes, de répondre au « mal-mourir » ».

Cet ouvrage rejoint les préoccupations des familles portées par les AFC pour qui l'accompagnement des personnes en fin de vie appelle d'abord des actions de terrain et certainement pas de nouvelles lois qui instaureraient un « droit à mourir ». La mort ne saurait en aucun cas être une réponse à la souffrance.

à lire aussi :    Les 21 propositions pour accompagner la fin de vie  du collectif " Plus digne la vie"

Euthanasie : tournant au Conseil de l’Europe

Communiqué de presse

Dans une récente résolution, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a exprimé une opposition claire à l'euthanasie. Le texte explique ainsi : " L'euthanasie, dans le sens de l'usage de procédés par action ou par omission permettant de provoquer intentionnellement la mort d'une personne dépendante dans l'intérêt allégué de celle-ci, doit toujours être interdite ".

Comme les autres résolutions, celle adoptée la semaine dernière n'a pas, en tant que telle, de portée contraignante, mais elle a une forte portée incitative pour l'ensemble des pays membres du Conseil, dont certains ont déjà légalisé l'euthanasie.

Les AFC se réjouissent de cette résolution qui interpelle aussi ceux, comme en France dans le cadre de la campagne électorale, qui proposent de modifier la législation existante et de créer une assistance médicale pour terminer sa vie au nom même de l'intérêt supposé des patients concernés. A cet égard, le Conseil de l'Europe a également circonscrit par une liste un certain nombre de principes visant à encadrer la pratique des " directives anticipées ".Ces principes doivent prévenir les abus quant aux intentions des patients lorsqu'ils seraient dans l'incapacité de les exprimer.

Pour les AFC, enfin, l'accompagnement des personnes en fin de vie appelle d'abord des actions de terrain et l'application des textes déjà en vigueur. Notamment, la mise en œuvre résolue des soins palliatifs doit prévaloir sur de nouvelles lois, en particulier si elles instauraient un " droit à mourir ".

Euthanasie : La mort ne saurait en aucun cas être une réponse à la souffrance

En février 2010, la CNAFC avait salué le vote d'une proposition de loi visant à créer une « allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie ».
Cette création apportait alors une réponse concrète à la solitude que peuvent connaître les personnes confrontées à ces situations et permettait de reconnaître la valeur des solidarités qui se développent au sein de la famille entre les générations.

Pour la CNAFC, le soutien à la vie exprimé par la mise en place de ce congé confirmait la nécessité de développer les soins palliatifs en France.

1 an après, que se passe-t-il ?

La commission des Affaires Sociales du Sénat vient d'adopter une proposition de loi visant à légaliser la pratique de l'euthanasie en France. Cette adoption permet au texte d'être examiné par l'ensemble des sénateurs.
Pour la CNAFC, le vote en commission constitue un signe très négatif envoyé à ceux qui, de plus en plus nombreux et avec les encouragements des pouvoirs publics, agissent concrètement pour le développement des soins palliatifs dans notre pays.
Pour la CNAFC, l'accompagnement des personnes en fin de vie appelle en effet d'abord des actions de terrain et pas de nouvelles lois et certainement pas des lois qui instaureraient un « droit à mourir ».

La CNAFC appelle les familles et en particulier ses plus de 30 000 familles adhérentes à faire part de leur inquiétude à leurs sénateurs en leur envoyant le courrier à leur disposition sur www.afc-france.org.


la CNAFC rappelle avec force l'indispensable nécessité de développer les unités de soins palliatifs seules à même d'apporter le soulagement psychologique et physique dont ont besoin les personnes en fin de vie. Elle souhaite une mise en œuvre de la loi Leonetti selon laquelle :
- « le médecin est autorisé en dernier recours à utiliser un traitement contre la douleur pouvant provoquer la mort du patient. »
- « Reste interdite l'euthanasie active, c'est-à-dire l'injection d'un produit en vue de provoquer la mort et l'aide au suicide. »

Nous vous signalons cette pétition pour le respect de la dignité humaine : http://www.plusdignelavie.com

Nous vous recommandons également  la lecture de l'article d'ALEXANDRA ECHKENAZI dans Le Parisien-Aujourd'hui en France : Des médecins contre l'Euthanasie

L'ordre national des médecins a également réagi dans un communiqué en estimant que "Ce n'est pas d'une nouvelle loi dont nous avons besoin mais [...] d'expliquer et d'appliquer la loi actuelle , de mieux former les médecins et les soignants, de développer les structures de soins palliatifs."

De nombreux évêques francais se sont également exprimés sur cette "barbarie silencieuse".

mise à jour 25/1/11 : La commission des affaires sociales du Sénat, examinant une proposition de loi sur l'euthanasie, a adopté, mardi matin 25 janvier, un amendement qui supprime l'article premier du texte visant à légaliser cette pratique.

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