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Famille et médecine : Rencontre avec Monseigneur Zygmunt Zimowski, Président du Conseil Pontifical pour la Pastorale de la santé.

mgr zimowski1/ Quelles sont les principales activités du Conseil Pontifical pour la Pastorale de la Santé ?

Comme le décrivent le Motu Proprio Dolentium Hominum, promulgué le 11 février 1985 et la Constitution Pastor Bonus de 1988, le Dicastère a pour tâche d'approfondir, de façon organique, "les problématiques toujours plus complexes" qui interpellent les agents de la santé, depuis les aumôniers, les chercheurs, les infirmiers et jusqu'aux volontaires. Fixé il y a 25 ans par le Vénérable Jean-Paul II, et confirmé par le Saint-Père Benoît XVI, son mandat comprend donc aussi le devoir de formation et de promotion de la santé, sous tous ses aspects, auprès des Églises locales et particulières, ainsi que la coordination de toutes les réalités ecclésiales travaillant dans ce domaine. A ce propos, il convient de noter qu'aujourd'hui, plus de 117.000 hôpitaux et dispensaires catholiques sont à l'œuvre dans le monde, et que l'associationnisme sanitaire catholique international aussi ressort du Dicastère. Il faut également prendre en compte l'étude des nouveautés scientifiques et politiques avec lesquelles le Conseil pontifical est appelé à interagir, en affirmant toujours le respect fondamental de la vie dans sa totalité, ainsi que le Magistère de l'Église.

2/ De quoi les médecins ont-ils besoin dans l'exercice de leur métier (pour respecter la vie, la dignité humaine, etc... ) ?

Avant tout, respecter la vie dans son intégralité et, donc, dans le cas des agents catholiques de la santé, être de véritables chrétiens, comme l'exige - du reste - le premier sacrement qu'ils ont reçu, celui du Baptême. En se basant constamment sur les prescriptions de l'Église, les personnes engagées dans la sphère de la santé sont certainement appelées à réaliser - dans les différentes situations qu'elles doivent affronter - le mieux du monde leur rôle professionnel, en approfondissant leurs compétences et en mettant en pratique une médecine qui, fondée sur l'éthique, respecte la vie depuis sa conception jusqu'à sa fin naturelle, comme l'a maintes fois répété Sa Sainteté le Pape Benoît XVI. Il s'agit donc de protéger et de soigner, mais aussi d'éviter l'acharnement thérapeutique. D'être capable, en outre, de mettre en œuvre une médecine "humanisée", c'est-à-dire d'avoir toujours bien présent à l'esprit que le patient est avant tout une personne et donc ne pas le traiter comme s'il était simplement le destinataire de thérapies ou interventions.

3/ Pourquoi les familles ont-elles besoin d'être présentes auprès des médecins ?

Dans la pastorale sanitaire, la famille joue un rôle toujours plus important. Les périodes d'hospitalisation sont généralement réduites au strict nécessaire - quelques jours normalement, au plus une dizaine. Les soins devant être assurés encore éventuellement le seront à la maison, par le docteur ou sous son contrôle. Le noyau familial peut donc devenir une extension de l'hôpital, ce qui nécessite une collaboration compétente.
En outre, c'est la famille qui, par exemple, est appelée à accompagner de la meilleure façon et le plus dignement possible une personne âgée vers sa fin naturelle. Plus particulièrement en présence de pathologies incurables, outre la prière, il n'y a que la proximité qui puisse constituer l'unique remède, le seul soulagement possible pour le malade.

Cet article est paru dans La vie des AFC numéro 132

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