Recevez nos communiqués

Abonnez-vous à nos communiqués de presse (1 à 4 envois par mois) :
Back Vous êtes ici : Nous connaître Agir Communiqués de presse

Communiqués 2016

  • Avortement : vers un « délit d’entrave numérique »

    stockvault femme enceinteCommuniqué de presse

    Une menace contre le libre choix

    Laurence Rossignol a accusé de " délit d'entrave numérique " les sites internet qui, à travers des témoignages, et contrairement au site - officiel - d'information du Gouvernement, font état des risques pour la mère liés à l'avortement …

    Mettre en avant des observations et des faits, proposer d'autres voies que l'avortement ou favoriser sa prévention seraient donc des délits ? L'évocation, par une femme, de sa souffrance occasionnée par un avortement est-elle condamnable ?

    La liberté d'expression est fondatrice de la société démocratique. Et même, pour autant qu'il soit factuel et respectueux, l'exercice d'une telle liberté est la source fondamentale du progrès et de l'approfondissement de la liberté de chacun(e). En outre, le principe de la légalité des délits et des peines, consacré notamment à l'article 8 de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen (" La loi ne peut établir que des peines strictement et évidemment nécessaires et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée ") s'impose, notamment pour respecter la séparation des pouvoirs.

    Les Associations Familiales Catholiques s'inquiètent donc d'une telle déclaration quand elle est le fait d'un Ministre de la République. Aussi, elles se montreront attentives aux suites qui lui seront données.
    Les AFC considèrent, d'ailleurs, que le nombre très élevé d'avortements en France constitue un problème de santé publique et devrait être traité comme tel : études des facteurs de risque et lutte contre ces mêmes facteurs de risque.

     

  • Éducation : donner confiance aux parents

    Communiqué de presse :

    moms12Depuis plus de 25 ans, les Chantiers-Éducation, créés au sein des AFC, soutiennent les parents dans leur mission de premiers et de principaux éducateurs de leurs enfants.

    Ouverts à tous, les « Chantiers » sont un temps d’écoute, d’échange et de partage sur les questions éducatives.

    En équipe de 6 à 10, les parents se rencontrent une fois par mois pendant l'année scolaire. Les sujets sont variés : le sommeil, les devoirs, l’argent de poche, le téléphone portable, l’autorité, la gestion des conflits… Les participants y enrichissent leurs expériences quotidiennes d’éducation et développent leurs compétences à rechercher le Bien pour chaque enfant.

    Aujourd’hui, plus de 600 Chantiers-Éducation font leur rentrée en France et à l’étranger. Des Chantiers-Éducation spécifiques se développent autour du handicap, de la précocité, ou en partenariat avec d’autres associations ou des mairies. Des équipes de grands-parents se multiplient.

    Rejoindre un Chantier-Education est un tremplin pour élargir ses manières d’être et de faire.

  • PROTECTION SOCIALE : Toujours plus d'individualisation au détriment de la cohésion familiale

    sante

    Communiqué de presse :

    La mise en place de la Protection Universelle Maladie (PUMa) bénéficiant aux personnes ayant une activité professionnelle ou une résidence stable et régulière en France entraine la suppression progressive, pour les majeurs, du statut d’ayant droit d’assuré social dont bénéficiaient notamment les conjoints d’assurés sociaux n’exerçant pas d’activité professionnelle.

    La PUMa est financée par une nouvelle cotisation subsidiaire maladie de 8% perçue sur les revenus du capital des assurés ne bénéficiant pas de revenus professionnels, au-delà d’un seuil.

    Les Associations Familiales Catholiques veilleront à ce que les conjoints d’assurés bénéficiaires de revenus professionnels ou de pensions de retraite soient bien exonérés de cette cotisation, conformément à l’article L-160-1 du Code de la Sécurité Sociale.

    Au-delà de cette nouvelle disposition, les Associations Familiales Catholiques veulent réaffirmer leur opposition à toute mesure susceptible de remettre en cause les avantages dont bénéficie le foyer familial pour le calcul des droits et des obligations de ses membres. La solidité des liens familiaux est reconnue par tous comme un facteur essentiel d’épanouissement des enfants et de solidarité intergénérationnelle et elle doit donc être favorisée, dans le respect des droits et de la dignité de chacun des membres de la famille.

  • Attentat dans l'église de Saint Etienne du Rouvray

    Les AFC sont sous le choc des événements qui se sont déroulés le 26 juillet dernier dans l’église de St Etienne du Rouvray. Elles sont particulièrement atteintes par la mort du Père Jacques Hamel, sauvagement égorgé alors qu’il célébrait la messe.

    Les AFC onété sensibles aux marques de compassion et de respect adressées par le Gouvernement et la société civile à la communauté catholique.

    Avec de nombreuses autres, celle-ci est aujourd’hui la cible de la barbarie islamiste. Les ennemis désignés par Daech sont mutiples : ce sont ceux dont les opinions, les croyances ou les modes de vie diffèrent de ceux qu’ils professent.

    Les AFC dont la mission est « la défense des intérêts matériels et moraux des familles » (statuts) souhaitent contribuer à l’élaboration des réponses qui garantissent l’intégrité physique et la sécurité de chaque personne.

    Ces réponses devront porter à la fois sur la sécurité et la culture du respect mutuel :

    - les failles de sécurité qui sont mises en évidence de manière régulière, doivent être définitivement comblées.C’est nécessaire pour empêcher les individus dangereux de nuire mais surtout éviter de laisser penser que la puissance publique ne maîtrise pas la situation.
    - l’action culturelle et éducative – qui exige aussi de mobiliser chaque personne et s’appuyer sur chaque famille – doit pour sa part promouvoir une société où coexistent et s’expriment dans la paix, la fraternité et le respect des personnes, toutes les opinions. Cette culture de libre expression doit être l’effort premier d’une laïcité bien comprise, assumée et féconde.

    Les AFC attendent des actions fortes de la part des gouvernants françaisdans ces deux domaines.

  • NON à la GPA ! La mobilisation continue le 21 juin

    Fotolia GPACommuniqué de presse :

    Les AFC poursuivent leur mobilisation en soutenant encore les deux propositions de lois visant à maintenir fermement l’interdiction de la GPA en France.

    Jeudi 16 juin dernier, lors de l’examen des textes à l’Assemblée Nationale, les AFC ont manifesté et pris la parole devant des milliers de participants, aux cotés des parlementaires et de nombreuses associations déterminées. Cette action a été un succès dans la rue !

    Les députés voteront ces textes demain mardi 21 juin ; la mobilisation continue !
    A Paris, rendez-vous à 12h30, métro Invalides.


    « Au commencement, il y a un désir, le désir d’avoir un enfant, d’être père ou d’être mère. Ce désir est naturel. Et ce désir n’étant pas comblé, y succède la souffrance.
    Mais la fin ne justifie pas les moyens !

    G.P.A., derrière cet acronyme froid se cachent deux réalités sordides :

    - La fabrication d’un enfant en vue de son abandon, d’un abandon programmé, comme un bien est commandé, fabriqué, cédé, livré au titre d’un contrat de vente. La vente d’enfants ! La traite d’enfants !

    - L’aliénation du corps d’une femme, l’aliénation d’une femme, souvent miséreuse, toujours dans le besoin, pour la satisfaction d’un couple de clients, de riches commanditaires.

    Et il est tout de même effrayant qu’en France, dans la patrie des droits de l’Homme, en 2016, nous ayons à manifester pour que cesse une telle pratique qui est, certes, illégale en droit français mais dont on reconnaît pourtant les effets juridiques !

    En clair, des enfants sont fabriqués par des femmes étrangères, réduites à leur matrice, pour répondre aux commandes de couples acheteurs français qui violent, impunément, la loi française et demandent ensuite la reconnaissance de leur méfait.

    C’est le règne marchand. Avec son entrée de gamme, l’Indienne, son milieu de gamme, l’Ukrainienne, son haut de gamme, l’Américaine.

    Enfin, la GPA gratuite étant illusoire, la GPA dite  « éthique » est au fond la même chose qu’un esclavage « éthique » ou une prostitution « éthique » : une expression parfaitement contradictoire !

    Cette bataille, il nous faut, tous, députés, magistrats, citoyens, de droite ou de gauche, la livrer, sans relâche, pour les enfants et pour les femmes, pour les femmes de tous les pays.

    C’est l’honneur des députés de la soutenir et de la voter. »

    Extrait de l’intervention de Bertrand LIONEL-MARIE, responsable national aux AFC du secteur « Bioéthique », lors de la manifestation à Paris le 16 juin 2016.

  • GPA : le 16 juin, tous mobilisés !

    Communiqué de presse

    Parce que la femme ne peut être exploitée ! Parce qu’un enfant n’est pas une marchandise !non a la GPA

    Déposées depuis plusieurs mois, deux propositions de loi seront discutées à partir du jeudi 16 juin à l’Assemblée Nationale pour lutter contre la GPA.

    La première, présentée par Valérie Boyer et plus de 40 députés, vise à lutter contre le recours à une mère porteuse, en prévoyant d’aggraver le délit et de condamner ceux qui cherchent à contourner la loi française.

    La seconde, présentée par Philippe Gosselin et près de 70 députés, vise à inscrire dans le premier article de notre Constitution le principe d’indisponibilité du corps humain.

    Les AFC, La Manif Pour Tous, le CPDH, les Maires pour l’Enfance, l’Appel des Professionnels de l’Enfance et l’Agence européenne des adoptés appellent à une mobilisation massive le 16 juin dans la rue pour soutenir le vote de ces nouvelles lois.

    Le 16 juin à Paris, rendez-vous à 19h00 au métro Duroc.

    En régions, trouvez la mobilisation près de chez vous.

  • Enseignement : Respecter la liberté des familles

    Communiqué de presse

    Le Ministère de l’Education nationale prépare une réforme visant à modifier le régime d’ouverture des établissements hors-contrat – qui passeraient d’un régime de déclaration à un régime d’autorisation préalable – et à imposer désormais à ces écoles, ainsi qu’aux enfants scolarisés à la maison, le respect des programmes de l’Education Nationale, à la fin de chaque cycle, en CE2, en 6ème et en 3ème.

    Cette réforme aurait deux conséquences :

    • limiter la liberté pédagogique des écoles hors-contrat, qui préparent aux divers diplômes nationaux grâce à une large palette d'approches éducatives ;
    • limiter la liberté de choix des parents : en effet, toutes les nouvelles écoles privées sous contrat auraient également à se plier au régime de l’autoristaion préalable. L’Etat s’arrogerait ainsi le pouvoir de choisir les critères d’ouverture des écoles privées.

    La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme affirme que « les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants » (Art 26-3). Pour les Associations Familiales Catholiques, la liberté de choix d’une école – qu’elle soit publique, privée sous contrat ou hors contrat ou qu’il s’agisse d’une scolarisation à domicile – est pour les parents, premiers et principaux éducateurs de leurs enfants, un droit fondamental qui ne saurait être limité par l’Etat.

    Elles demandent donc que cette réforme soit abandonnée et que la priorité soit effectivement donnée à la mise en oeuvre de l’actuel système de contrôle a posteriori dont on attend qu'il veille à la qualité de l’enseignement et lutte contre les risques de radicalisation des élèves.

    Elles seront vigilantes contre toute atteinte à la liberté scolaire des familles.

  • Signez la pétition « Non au divorce sans juge » !

    divorce sans jugeCommuniqué de presse

    Sur proposition du Gouvernement, un amendement au projet de loi « Justice au 21e siècle » vient d’être adopté par la commission des lois de l’Assemblée Nationale. Celui-ci prévoit, en cas de divorce par consentement mutuel, la suppression du recours au juge et le simple enregistrement par un notaire, afin de désengorger la justice et réduire le coût lié à cette séparation.

    Comme à chaque fois que cette réforme a été proposée, les AFC, solidaires de la position de l’UNAF, se sont fermement opposées à un dispositif qui, en facilitant le divorce, affaiblirait le mariage et la famille.

    Le mariage n’est pas un simple contrat qui se défait devant un notaire. Le mariage est un acte solennel et public devant la société ! Par voie de conséquence, le divorce n’est alors pas un acte banal dont le seul enjeu serait de réduire le coût !

    Aujourd’hui le juge prononce le divorce s’il a la conviction que le consentement de chacun des époux est réel, libre et éclairé. Il est attentif à l’intérêt supérieur des enfants. Remplacer cette procédure par le simple enregistrement par un notaire de la convention passée entre les époux est une régression dangereuse !

    Le texte sera examiné en séance à l’Assemblée Nationale à partir du mardi 17 mai, dans une semaine !

    Les AFC invitent tous ceux qui croient que quand la famille est forte, la France va mieux, à ajouter leur voix aux plusieurs milliers de soutiens enregistrés en quelques heures sur la pétition Non au divorce sans juge, demandant le retrait de cet amendement et communiquée aux députés et responsables politiques.

    Je signe la pétition !

  • Assemblée Générale des AFC le 2 avril 2016

    AG 2016La force d’un réseau en route vers 2017

    La Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC), membre de l’UNAF et mouvement reconnu d'utilité publique, a tenu son Assemblée Générale annuelle au Mans le samedi 2 avril 2016.

    Plus de 150 représentants des AFC de Métropole et d'Outremer s’y sont rassemblés pour dresser le bilan d’une année 2015 dense et active.

    Ce fut aussi l’occasion pour ces présidents et responsables de rencontrer les responsables nationaux et d'échanger avec eux sur les attentes des familles adhérentes.

    Cette journée a permis de mutualiser les expériences, de poursuivre des travaux de fond, de faire un bilan, de dessiner des perspectives, de se former à travers des ateliers, autant que de mettre en lumière la fécondité du travail de terrain accompli par les bénévoles pour leur famille, leur entourage mais aussi pour la société française tout entière.

    L’objectif principal est fixé : porter avec enthousiasme et conviction la voix des familles dans la préparation des échéances électorales locales et nationale en 2017, à la lumière de l’Enseignement Social de l’Église.

    A propos des AFC

    Une Confédération membre de l’UNAF, le « Parlement des familles », mouvement national reconnu d’utilité publique, ayant une représentation grâce au suffrage familial dans les UDAF
    Un réseau de 400 associations et fédérations locales
    Une représentation auprès des pouvoirs publics (entretiens avec les ministres et les élus locaux et nationaux...), dans de nombreuses instances (CESE, Haut Conseil de la Famille..) et aussi auprès des CAF
    Une force de proposition permanente auprès des acteurs économiques, sociaux et politiques, pour que le choix de la famille et l’accueil de l’enfant soient facilités
    Une aide aux familles dans leur quotidien en discernant localement leurs besoins : Chantiers-Éducation, rencontres, services d’entraide, association de consommateurs
    Des publications, conférences... pour former et sensibiliser

  • Les Français ne veulent pas de cette réforme du collège

    Fotolia ecoleCommuniqué de presse

    La Confédération nationale des AFC a effectué un sondage national avec l’IFOP, le 7 mars dernier, sur la Réforme du Collège adoptée par le Conseil Supérieur de l’Education le 10 avril 2015.

    Cette réforme doit être mise en œuvre à la rentrée 2016. Elle tend à renforcer le « collège unique » en réduisant la part des différentes filières (langues anciennes, classes européennes, classes bi-langues) et à promouvoir une pédagogie « constructiviste » qui fait de l’élève le promoteur de ses propres apprentissages.

    Le diagnostic des Français sur le Collège actuel est sévère, en effet :

    - il n’y a que pour les mathématiques (57%) où plus de la moitié pensent que le Collège remplit effectivement sa mission,

    - alors qu'en français, seulement 34% des sondés estiment que le collège forme suffisamment les élèves.

    La perte de confiance dans le Collège explique qu’ils sont très largement favorables à une réforme en vue de réduire les inégalités (75%), mais une grande majorité doutent (71%) que cette réforme y contribue, et même qu’elle soit susceptible d’améliorer le niveau des élèves (56%).

    Si les EPI (Enseignements Pratiques Interdisciplinaires) sont globalement bien reçus (60%), la suppression de toutes les filières qui permettaient de contourner le « collège unique » est largement rejeté (classes européennes à 79%, classes bi-langues à 84% et réduction des langues anciennes à 59%).

    Pour ce qui est de l’avenir de cette réforme, une majorité (51% contre 22%) pense qu’elle doit être suspendue plutôt qu’expliquée aux parents.

    Association familiale, nous entendons les inquiétudes mais aussi le doute profond des parents quant à l’adéquation de cette réforme avec les maux dont souffre aujourd’hui le collège. Si la nécessité d’une réforme, bien étayée par les études PISA, semble être aujourd’hui un diagnostic largement partagé, les Français peinent à imaginer que cette réforme puisse améliorer le niveau des élèves.

    Nous souhaitons donc, à l’issue de cette enquête, prendre date pour faire entendre qu’il est nécessaire de suspendre la mise en œuvre de la réforme et prendre réellement le temps de la consultation de cette catégorie de citoyens que sont les parents, premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.

    Voir les résultats du sondage en pièce jointe

  • Avortement : toujours plus !

    echographieCommuniqué de presse

    La litanie promouvant « le tout IVG » continue obstinément : remboursement à 100% (2013), suppression de la « condition de détresse » (août 2014), élargissement du « délit d’entrave » (août 2014), affirmation d’un prétendu « droit fondamental » à l’avortement (novembre 2014), élaboration d’un « Programme national d’action » (janvier 2015), suppression du « délai de réflexion » de 7 jours (janvier 2016).

    Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé prévoit désormais la prise en charge à 100%, outre de l’IVG proprement dite, du parcours IVG (consultations, examens de biologie médicale, échographies pré et post IVG…) à compter du 1er avril 2016.

    Ainsi, les échographies des femmes décidant de mettre fin à leur grossesse seront mieux remboursées que celles des femmes choisissant de porter leur enfant à terme, les deux premières étant remboursées à 70% !!Quelle est la validité d'un remboursement différencié alors que dans les deux cas les femmes sont enceintes ?

    La mesure paraît tellement absurde que l’on pourrait même penser, si la question n’était pas si grave, à un mauvais poisson d’avril… Ce « choix » unique de l’avortement, dicté par une politique sourde, appuyée par une communication univoque qui refuse toute interrogation, toute réserve…, pourtant propres à une société démocratique, est-il vraiment de nature à permettre un « choix », libre et éclairé, pour les femmes ? Une politique de santé peut-elle, aussi, continuer à passer sous silence, « comme quantité négligeable », le sort des 220 000 enfants à naître qui, chaque année en France, ne voient pas le jour ?

    Les AFC sont convaincues qu’une autre politique de santé publique est possible :

    - Rembourser aussi à 100% les femmes qui font le choix de mener à terme leur grossesse !
    - Développer une véritable politique publique de prévention contre le drame de l’IVG : éducation affective et sexuelle, identification des populations à risque et développement des aides dans leur direction (aides sociales, aides au logement, aides pour l’accueil de l’enfant...)

    Les AFC remarquent que d’autres pays européens parviennent à faire baisser leurs taux d’IVG (Allemagne moins de 100 000 avortements pour 80 millions d’habitants). A l’approche d’échéances électorales majeures, les AFC interpelleront les candidats sur les mesures qu’ils prévoient de prendre à ce sujet. La situation où une grossesse sur 5 aboutit à un avortement ne peut perdurer dans notre pays.

  • Fin de vie : un pas inutile et de trop

    Fotolia findevieCommuniqué de presse

    La proposition de loi CLAEYS-LEONETTI créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie a été ratifiée le 2 février (JORF du 3 février 2016) après son adoption à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

    Ces nouveaux droits changent l’optique de la loi LEONETTI, votée à l’unanimité en 2005. Celle-ci permettait de laisser mourir sans faire mourir, en dénonçant l’obstination déraisonnable, et donnait la parole aux patients par la possibilité de rédiger des directives anticipées.

    Cette nouvelle loi veut donner de nouveaux droits aux patients, qui s’imposeront aux médecins, notamment :

    - Les directives anticipées ne seront plus seulement consultées, mais seront contraignantes pour les médecins. Les amendements apportés par le Sénat ont cependant redonné un peu de parole aux médecins pour éviter qu’ils ne deviennent des exécutants de la volonté des patients.
    - Les patients ont le droit, lorsqu’ils le décident, dans le cas d’une maladie grave et incurable
           - d'arrêter des traitements qui les maintiennent en vie, y compris la nutrition et l’hydratation artificielles désormais considérées comme traitements,
           - de demander une sédation profonde et continue jusqu’au décès.

    Certes il faut justifier d’une souffrance insupportable, mais la souffrance étant un terme global qui ne se limite pas à la douleur physique, ce critère est très subjectif et ne constitue qu’un faible garde-fou contre une éventuelle demande d’assistance au suicide.

    Tout en rejetant tout acharnement médical, les AFC s’inquiètent des risques de dérapages que ces nouvelles dispositions pourraient favoriser en direction du suicide assisté et de l’euthanasie, même si ces dispositions extrêmes semblent écartées.

    Les AFC redisent leur attachement au respect de la vie jusqu’à son terme naturel. Elles souhaitent que chaque personne souffrante ou en fin de vie puisse bénéficier de soins palliatifs et de l’accompagnement de personnes respectueuses, délicates et attentives.

  • Communiqué : Les familles au bord du burn-out fiscal

    Communiqué de presse

    Un sondage Ifop / AFC exclusif

    ras le bol fiscalLes Associations Familiales Catholiques sonnent l’alerte alors que les réformes de politique familiale pèsent de plus en plus sur les familles : abaissements successifs en 2013 puis 2014 du plafond du quotient familial, réforme du congé parental, mise sous conditions de ressources des allocations familiales,...

    Après avoir déposé un recours devant le Conseil d'État contre le décret d'application de cette dernière disposition, les AFC ont commandé un sondage exclusif IFOP vérifiant le niveau d'acceptation de ces réformes et leur impact sur le niveau de vie des familles.

    Les résultats de ce sondage exclusif Ifop réalisé du 4 au 7 janvier pour les AFC ont de quoi inquiéter :

    -  une majorité écrasante de Français, soit 79%, font état d’un profond “ras-le-bol” fiscal en ce début d’année, et 76% de nos concitoyens estiment que la politique fiscale pénalise fortement les familles. Ce sentiment est partagé par 64% de l’électorat de la majorité gouvernementale ;

    -  83% des Français vont jusqu’à penser que l’une des mesures phares de l’année 2015, à savoir la mise sous conditions de ressources des allocations familiales, n’est que le premier pas vers une voie d’économie budgétaire à bon compte du système de protection sociale... puisqu’elle porte en risque son extension à d’autres prestations (assurance maladie par exemple) ;

    -  les réformes gouvernementales pourraient même avoir un impact direct et menaçant sur l’avenir de la natalité française, dès lors qu’1 Français sur 2 et 62% des parents de deux enfants ou plus y voient un contexte qui découragerait l’accueil d’un nouvel enfant. Il s’agit là d’une autre donnée sensible alors que le nombre de naissances en France n’a jamais été aussi bas depuis quinze ans, mettant en danger le renouvellement des générations et l’équilibre de notre régime de retraites.

    Les mesures présentées par le Gouvernement sous l’angle de la justice ne sont, in fine, que des mesures d’économies budgétaires qui ne bénéficient même pas aux familles les plus modestes, les rendant d’autant plus inacceptables. Et ce d’autant qu’elles prélèvent directement dans le budget de la branche famille alors même que celle-ci est la seule qui ne soit pas structurellement déficitaire.

    Les AFC n’exigent pas un simple retour au statu quo et en appellent à des choix politiques courageux. La France doit se réformer sans nuire pour autant à la solidarité, l’équité et la stabilité qui sont les trois principes clé d’une politique familiale pérenne. En ce sens, elles proposent qu’une véritable loi de programmation familiale soit mise en oeuvre. Au législateur d’animer un vaste dispositif d’écoute et de débat sur le terrain auprès des familles, appuyé par le mouvement familial et aux côtés des partenaires sociaux habituels.

    Un débat national d’envergure qui, aujourd’hui, n’existe pas.

  • Une accusation d’adultère ne salit plus votre réputation !

     

    Fotolia justiceCommuniqué de presse

    Par un arrêt rendu le 17 décembre 2015, la Cour de Cassation a jugé que compte tenu de l'évolution des mœurs et des conceptions morales, on peut aujourd’hui accuser publiquement quelqu’un de tromper son conjoint sans porter atteinte à son honneur ou à sa considération.

    Ainsi la personne accusée à tort d’infidélité conjugale ne pourra plus se défendre car selon notre plus haute juridiction, une telle accusation est négligeable et ne porte pas tort à celui qui en est la victime.

    Les AFC tiennent à rappeler que la fidélité est toujours inscrite au Code civil parmi les devoirs et droits respectifs des époux : « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance. » (art 212). L'imputation de manquer à ces autres devoirs ne porterait pas non plus atteinte à l’honneur et à la considération ?

    La Cour de cassation a une piètre opinion du sens moral et du sens de l’honneur des Français en estimant qu’ils n’attachent plus aucun prix au respect de la parole donnée et à la fidélité. Les victimes de leur violation (le conjoint bafoué, les enfants…) n’auraient donc aucune protection à attendre de la justice.

    Les AFC notent au contraire que selon une enquête récente, la fidélité figure parmi les valeurs préférées des Français.
    La fidélité est un facteur important de réussite du mariage heureux et durable auquel aspirent une très grande majorité des Français.

    Les AFC déplorent donc que, par cet arrêt, la haute juridiction semble, plutôt que constater l’état des mœurs, contribuer à précipiter leur évolution, au risque de favoriser tous les phénomènes d’exclusion sociale et de dégradation du vivre ensemble dont la rupture des liens familiaux est la première cause.

    ________________________________________
    ¹ « Le succès trompeur des sites de rencontres extraconjugales », Le Monde, 31 décembre 2013.
    Enquête menée par le laboratoire de François de Singly, professeur de sociologie à l'université Paris-Descartes.

Actualités des familles La Croix