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Mesdames, Messieurs les députés, ne faites pas de votre vote aujourd’hui un acte disciplinaire

Communiqué de presse
Après avoir débattu pendant près de deux semaines du projet de loi ouvrant le mariage aux couples composés de personnes de même sexe, vous allez procéder aujourd'hui au vote sur l'ensemble du texte.

Au moment de voter, les Associations Familiales Catholiques (AFC) tiennent à vous dire à nouveau combien lourde est votre responsabilité. Ce texte est porteur d'une véritable « rupture de civilisation » alors même que notre pays traverse une crise sans précédent.

Si ce projet de loi est adopté, le mariage ne sera plus une référence commune : c'est le pacte républicain qui se trouve remis en cause.

S'il est adopté, ce texte engagera gravement la responsabilité de la société à l'égard des enfants en privant définitivement certains d'entre eux de la possibilité de connaître leur père ou leur mère, en faisant « comme si » ils étaient nés de deux hommes ou de deux femmes, ainsi que l'a mis en évidence le Conseil d'Etat dans son avis, au risque d'ailleurs de mettre la France en contradiction avec le droit international.

S'il est adopté, ce projet de loi va entraîner mécaniquement un certain nombre de transformations du droit auxquelles les Français sont majoritairement opposés, par exemple en matière d'accès à l'assistance médicale à la procréation. Ces sujets ont été renvoyés à un autre texte. La jurisprudence européenne pourrait bien les mettre au cœur du débat avant même que le Parlement n'ait à se prononcer.

Si cette loi est votée aujourd'hui, elle passera en force, faisant abstraction de toute opposition, opposition portée finalement par la plupart des Français, sensibles au  rejet des discriminations personnelles mais  refusant d'y sacrifier le droit de la naissance et le droit de la famille.

Puisque le président de la République ne semble pas vouloir assumer ses responsabilités, les AFC comptent désormais sur vous et vous appellent solennellement à voter en conscience et à rejeter ce projet de loi qui ne correspond ni aux attentes ni aux préoccupations des Français.

Politique familiale : le temps n’est-il pas venu d’une ambitieuse refondation ?

Communiqué de presse
Le Premier ministre a installé hier le nouveau Haut Conseil de la Famille (HCF). Dans son intervention, il a indiqué les grandes priorités de la politique familiale française pour les années à venir : revalorisation des aides aux familles les plus modestes, développement des services à la famille, accroissement des solutions d'accueil de jeunes enfants dans les zones en carence, activités périscolaires. Ces priorités sont " à concilier avec l'objectif de ramener la branche famille de la sécurité sociale à l'équilibre en 2016 ".

Pour les Associations Familiales Catholiques, ces priorités ne permettront pas à la politique familiale en France de retrouver sa légitimité et sa lisibilité. Pour atteindre cet objectif, une réflexion d'ensemble doit être menée sur son financement, l'articulation entre les mesures à caractère familial et celles à caractère social, à nouveau confondues jusque dans la lettre de mission du HCF où les aides aux familles sont présentées comme relevant de la " politique sociale ".

Seul un travail d'ampleur permettra de faire de la politique familiale une politique juste, lisible et efficace, c'est-à-dire qui réponde aux besoins des familles et lève les freins pesant sur le choix de fonder une famille, tout en prévenant les situations qui entraînent de fait une inflation préoccupante des interventions à caractère social.

Pour les AFC, les axes à creuser pour conduire une politique familiale dynamique sont :
- préserver et développer les dispositifs de prise en compte de la capacité contributive des familles (quotient familial, complément familial de retraite, progressivité du montant des allocations familiales),
- améliorer l'harmonisation entre vie professionnelle et vie familiale pour créer les conditions d'un véritable libre choix,
- développer les mesures en direction des jeunes, adaptées à leurs besoins, fonction de l'âge,
- pérenniser le financement de la politique familiale et conforter sa légitimité d'abord en revalorisant le travail, ensuite en adaptant les financements de la politique sociale et de la politique familiale à leurs objectifs respectifs : la première relève de la solidarité nationale, la seconde de la solidarité entre actifs.

Les AFC, membres du HCF, ont fait des propositions en ce sens, exposées notamment dans leur vade-mecum Reconstruire la politique familiale, publié en novembre 2012. Elles sont disposées à apporter toute leur contribution aux travaux à venir, notamment en étant force de proposition aux côtés du président du HCF, en coordination avec les autres membres.

Mesdames, Messieurs les députés, les Français attendent beaucoup de votre responsabilité

Communiqué de presse
L'Assemblée nationale commence aujourd'hui l'examen du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. S'ouvre ainsi une nouvelle étape d'un processus qui a débuté en novembre dernier et qui n'a pas été précédé d'un débat digne de ce nom, à la hauteur de l'enjeu.

Les amendements retenus par la commission des Lois n'ont d'ailleurs absolument pas modifié ni la nature ni la portée de ce projet de loi. S'il est voté en l'état, ce texte va bel et bien
- modifier le sens du mariage pour tous les Français,
- engager gravement la responsabilité de la société à l'égard des enfants.

Devant le refus de l'Exécutif de prendre en compte les réserves exprimées sur ce texte, l'opposition qui se manifeste dans tout le pays, le Législateur est aujourd'hui face à une responsabilité historique.

Les Associations Familiales Catholiques (AFC) appellent solennellement les députés à examiner en conscience les motifs et les conséquences de ce projet de loi et à le rejeter. Elles demandent à chaque parlementaire d'oser exercer pleinement sa liberté en conscience et sa responsabilité personnelle au service de la société.

Puisque le président de la République ne semble pas porter le souci d'assurer la coexistence paisible des Français, les AFC comptent maintenant sur les parlementaires pour préserver ce respect mutuel et rejeter une réforme qui, si elle était adoptée, introduirait une rupture de civilisation dans notre pays.

Elles souhaitent que les amendements proposés soient l'occasion d'un travail sérieux pour explorer toutes les répercussions du dossier.