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Bioéthique

L'écologie de l'homme, c'est tout d'abord le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, l'affirmation de la dignité intrinsèque liée à la nature de l'homme et non à ses performances, l'affirmation de son intégrité physique (le corps ne peut donner lieu à des transactions commerciales), le respect de la complémentarité entre l'homme et la femme, la dignité de ses conditions de vie.

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Communiqué de presse : Les AFC seront dans le cortège de la Marche pour la Vie

Marche pour la Vie AFCLe dimanche 20 janvier prochain, les AFC se joindront à la Marche pour la Vie dès 13h30, porte Dauphine, à Paris. Objectifs de ce défilé pacifique : dire ensemble que l’avortement n’est jamais un acte anodin, et réaffirmer le respect de toute vie humaine.

Le pape François a récemment encouragé les organisateurs de cette marche à « témoigner sans se lasser des valeurs inaliénables de la dignité humaine et de la vie ».  Cette année, la marche mettra l’accent sur l’objection de conscience des professions médicales.

La vigilance des AFC à l’égard des évolutions législatives dans ce domaine reste forte. Elles rappellent que le 28 septembre 2018, la sénatrice Laurence Rossignol a déposé une proposition de loi visant à abroger la clause de conscience spécifique à l’interruption volontaire de grossesse. Cette clause est prévue par le Code de la santé publique et permet aux professionnels de santé de refuser de pratiquer des IVG. Dans ce contexte, les AFC affirment que la suppression de cette clause irait à l'encontre du legitime respect de la liberté de conscience des médecins.

En 2017, 216 685 avortements (DREES, Etudes & Résultats, septembre 2018, n°1081) ont été réalisés en France, soit une IVG pour 4 naissances.
Les AFC restent également très attentives aux risques de dérives en matière de recherche et d’utilisation de l’embryon humain. Dans le cadre de la Marche pour la Vie, les AFC réaffirment que l’embryon est un être humain à protéger.

Pour les AFC,  une autre politique de santé publique pourrait être développée dans ce domaine. Elles recommandent une série de mesures concrètes à mettre en place à l’intérieur du cadre législatif actuel :

- L’éducation affective et sexuelle doit être développée tout au long de la scolarité, en application de la loi de 2003, en lien avec les parents. Les associations qui y contribuent doivent être soutenues.

- Les populations à risque de recourir à l’IVG sont à identifier, afin de lutter contre les facteurs de risque (décrochage scolaire, précarité, mal logement …).

- La politique familiale doit permettre à chaque foyer d’accueillir et d’élever le nombre d’enfants qu’il désire (allocations, gardes, fiscalité allégée…).

- Les couples qui le souhaitent doivent bénéficier d’un accompagnement et de soutien (préparation au mariage civil, conseil conjugal…).

"Chrétiens et bioéthique : porter nos convictions"

 

A l’initiative de la Confédération nationale des AFC, une grande soirée de réflexion a été organisée le vendredi 16 novembre dernier à Paris pour mieux saisir notre place en tant que chrétiens dans les débats de bioéthique.

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Voir ou revoir la vidéo sur Youtube

Le père Laurent Stalla-Bourdillon, ancien aumônier des parlementaires et récemment nommé directeur du Service diocésain pour les Professionnels de l’Information (SPI) à Paris, et Jean-Louis Bavoux, diacre, médecin et délégué de l’archevêque de Paris auprès des établissements hospitaliers catholiques, y ont apporté leur éclairage sur la manière de s’engager et d’appréhender notre monde et les débats actuels.

Le Père Stalla-Bourdillon a ouvert la conférence en rappelant qu’aujourd’hui, il est convenu que l'homme abîme l'environnement et que cela inquiète. Mais qu’on dit – malheureusement – beaucoup moins que l'homme blesse l'homme et l'abîme. L'homme est sorti de l'univers qui l’habite : le cosmos. Cela a provoqué une crise écologique et une crise anthropologique. Le fil des échanges a ensuite mis en lumière que la responsabilité des chrétiens aujourd'hui est de montrer là où il y a de l'humain. Face au découragement qui peut guetter et à la tentation du « à quoi bon », les intervenants ont rappelé que ce qui a été semé dans les débats n'est pas perdu. Il ne faut donc pas céder au défaitisme. Notre mission de chrétien est de ne pas perdre le fil à notre monde tel qu'il est. Comment porter nos convictions ? En étant là où nous sommes, non pas en étant des moralisateurs, mais en aidant, les jeunes notamment, à vivre leur idéal, avec exigence. Notre temps est un temps béni, où nous devrions entrer en dialogue sans compromis mais avec bienveillance avec le monde dans lequel on est. Nous sommes appelés, en tant que chrétiens, à vivre pas toujours comme le monde, mais au milieu du monde. Il faut toujours poser un regard bienveillant sur le monde. Il faut désirer aller à la rencontre de l'autre. On peut se rebeller, lever les poings, mais on peut, on doit envisager une troisième voie : l'espérance chrétienne. Il s’agit de voir les autres et nous-mêmes en chemin. Comment agir ? « Si tu ne parles pas, les pierres crieront ». Il faut tisser des liens de confiance, être dans la société. Rester sans cautionner, mais rester.

Retrouver les tweets live de la conférence 

Audition des AFC à l'Assemblée Nationale

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Bertrand Lionel-Marie, responsable du secteur bioéthique de la Confédération nationale, a été interrogé durant près de 3 heures, avec d’autres représentants d’associations familiales, par des députés parfois très militants.

Le patient travail des AFC auprès des parlementaires continue résolument, à l’Assemblée, au Sénat comme en circonscription, avant le débat parlementaire prévu en janvier 2019 qui s’annonce d’ores et déjà rude. Les AFC sauront continuer à y manifester leurs convictions.

Voir la vidéo des auditions sur le site de l'Assemblée Nationale.

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