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2012 : les propositions des AFC sur l'écologie humaine

Favoriser une écologie humaine soucieuse des plus fragiles

 

Etat des lieux La révision des lois de bioéthique a favorisé une prise de conscience de certains enjeux autour de la souffrance, de l’accueil de la vie, sujets sur lesquels le Législateur a exprimé une certaine prudence… Le texte voté a cependant enregistré de nouvelles transgressions éthiques par rapport à la situation antérieure : suppression de toute exigence de stabilité pour les couples ayant recours à l’assistance médicale à la procréation, élargissement des possibilités de procréation avec tiers donneur avec autorisation accordée à des majeurs n'ayant pas encore procréé de donner leurs gamètes… Le débat n’a pas non plus permis de revenir sur des points contestables (rejet de la levée de l'anonymat du don de gamètes qui prive de nombreux enfants de l'accès à leurs origines biologiques et qui ne fera qu'accroître les souffrances induites par ce mode de procréation …). Les campagnes éducatives et de santé publique, élaborées avec une vision de la sexualité principalement hygiéniste et centrée sur la précaution et le plaisir physique, n’atteignent par leurs objectifs, notamment chez les jeunes. Enfin, récurrent, le débat sur l’euthanasie a permis une prise de conscience de la nécessité de développer les soins palliatifs et de reconnaître le rôle des aidants familiaux.

 

Positions en présence Le débat autour de la gestation pour autrui semble pratiquement clos dans le sens de l’interdiction de cette pratique (ce qui n’empêche pas certaines personnes de contourner la loi française en y recourant à l’étranger). Ceux sur l’autorisation de la recherche sur l’embryon ou en faveur de l’accès à l’assistance médicale à la procréation des couples composés de personnes de même sexe ou sur l’autorisation de l’euthanasie sont loin de l’être, comme en témoignent les propositions récurrentes en ce sens. Ces dernières veulent répondre à l’émotion et à l’indignation suscitées par des réponses jugées insuffisantes à la souffrance des personnes concernées.

 

Enjeux Les débats sur la bioéthique ont permis de prendre une conscience assez claire du fait que ces sujets ne sont pas d’abord des sujets techniques, mais qu’ils interpellent personnellement chacun. Ils ont mis en lumière la diversité des situations de souffrance : celle des malades en fin de vie, celle des couples confrontés à des difficultés pour concevoir un enfant, celle des enfants nés par AMP avec donneur… S’y ajoutent celle des femmes en difficulté pour mener à bien leur grossesse, celle des parents d’enfants porteurs de handicap… Chaque situation montre la nécessité de mettre en oeuvre des stratégies globales et multidisciplinaires pour apporter une réponse effective, médicale et éducative à la souffrance des personnes.

 

Les propositions des AFC

Accueillir les souffrances

  • Soutenir le développement des soins palliatifs et de la prise en charge précoce de la douleur,
  • Informer et soutenir l’accompagnement des personnes en fin de vie (reconnaissance et promotion du rôle des aidants familiaux…),
  • Favoriser l’information des couples, notamment sur les contraintes et les conséquences de l’assistance médicale à la procréation, et les faire accompagner par un psychologue,
  • Développer l’information sur les aides disponibles lors d’un diagnostic de handicap pendant la grossesse.

Promouvoir de véritables thérapeutiques

  • Valoriser les méthodes naturelles de lutte contre l’infertilité,
  • Accompagner le développement des nanotechnologies et neurosciences,
  • Encourager et financer des recherches sur les cellules souches de sang de cordon,
  • Supprimer la possibilité pour un majeur n’ayant jamais eu d’enfant de donner ses gamètes.

Développer une véritable éducation affective et sexuelle

  • Pour prévenir les effets des visions limitées et incomplètes de la sexualité qui sont principalement proposées aux jeunes et dans la société en général.

Accueillir la vie

  • Réserver l’adoption aux couples composés d’un homme et d’une femme, mariés ;
  • Refuser toute mesure qui reviendrait à instaurer un « droit à l’enfant » ;
  • Développer les structures et les aides permettant aux femmes enceintes en situation de détresse de mener à bien leur grossesse,
  • Eviter le recours systématique au diagnostic pré-natal et lutter contre la vente en ligne de tests génétiques (information du public sur les sanctions encourues, la fiabilité des tests…).

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2012 : les propositions des AFC sur la conjugalité

Promouvoir la « famille durable » fondée sur le mariage, union d’un homme et d’une femme

 

Etat des lieux Pour beaucoup, le mariage reste « la plus belle des promesses », mais il n’est pas toujours compris dans l’intégralité de son ambition ; cette promesse est conçue par certains comme étant de nature privée, notamment parce qu’elle est vécue comme l’écrin du sentiment que les conjoints ont l’un pour l’autre. Pour d’autres, le mariage est la conclusion nécessaire de l’arrivée d’un enfant. Pour d’autres, encore, il est un contrat protecteur, la meilleure garantie d’un divorce réussi… Ces visions sont réductrices. Elles témoignent d’une méconnaissance de toute la richesse du mariage, richesse que l’on peut aborder à partir de sa définition légale. Cette méconnaissance va de pair avec un manque de lisibilité de la portée institutionnelle du mariage. Ce dernier a perdu pour une part son sens d’engagement public à cause, en particulier, d’évolutions juridiques qui ont dilué la spécificité du mariage par rapport aux autres formes d’union. On constate, en même temps, une certaine prise de conscience que les situations de rupture et l’instabilité familiale font peser des coûts de nature très diverse (sociaux, économiques, psychologiques…), autant sur les personnes concernées (adultes et enfants) que sur la société. Le Législateur, en ouvrant l’accès à l’assistance médicale à la procréation à tous les couples, composés d’un homme et d’une femme, sans condition de durée, de stabilité…, donne l’impression de ne plus croire au fait que le mariage soit le meilleur cadre pour accueillir un enfant.

 

Positions en présence Dans le prolongement des décisions prises ces dernières années (fiscalité, protection sociale, exercice de l’autorité parentale…), les demandes pour aller plus loin dans l’alignement du PACS sur le mariage en termes de droits se multiplient, sans modifier a priori la situation en termes de devoirs. La prise en compte de la liberté de l’individu est également avancée comme motivation de propositions de nature fiscale (suppression du quotient conjugal) ou juridique (ouverture du mariage aux personnes de même sexe) qui mettent en parallèle individualisation des droits et privatisation de la famille.

 

Enjeux Alors que l’attention est aujourd’hui très largement centrée sur la relation entre le parent et l’enfant, il y a urgence à s’intéresser au couple car c’est lui qui crée la famille. Il y a aussi urgence à montrer en quoi on accède à une vie familiale plus dense en se mariant, à rappeler que le mariage durable favorise l’épanouis-sement des personnes (adultes et enfants) et le bien de la société. Ce travail de promotion du mariage comme fait social, engagement public fondateur de la famille, va de pair avec une démarche de mise en évidence et de prévention des « coûts du non-mariage ».

 

Les propositions des AFC

Promouvoir le mariage en tant qu’institution spécifique

  • Définir dans le Code civil le mariage comme engagement public et durable d’assistance, d’amour, de fidélité, de fécondité entre un homme et une femme,.
  • Distinguer clairement les différents régimes juridiques (mariage, PACS, concubinage) en fonction de la force et de la portée de l’engagement choisi par les personnes,
  • Réserver prioritairement l’adoption aux couples homme-femme mariés,
  • Développer la préparation au mariage civil pour mieux comprendre les droits et devoirs des époux et la portée de cet engagement qui est une affaire privée en même temps que publique.

Accompagner les couples dans la durée

  • Développer le conseil conjugal,
  • Valoriser le rôle des parents comme premiers éducateurs de leurs enfants,
  • Développer l’information des couples confrontés à des problèmes d’infertilité .

Développer une éducation à la relation homme-femme dès l’école

  • Mettre en oeuvre au profit des UDAF l’article L213-2 du Code de l’Action sociale et des familles, sur la préparation des jeunes au mariage et l’information aux adultes sur les divers problèmes de la vie conjugale et familiale ;
  • Appliquer la loi de 2001 (3 séances annuelles d'éducation affective et sexuelle de la maternelle à la terminale) et promouvoir le « Pass amour » à la place du « Pass contraception », pour prévenir les effets des visions limitées et incomplètes de la sexualité qui circulent dans la société.

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Découvrir les autres propositions des AFC

Elections 2012 : les familles entrent dans le débat politique

Communiqué de presse

La France va connaître dans les prochains mois deux échéances électorales majeures.

 A l'approche de l'élection présidentielle et des élections législatives, les Associations Familiales Catholiques (AFC) souhaitent s'exprimer, délibérer et contribuer aux débats pré-électoraux.

Elles veulent faire entendre et porter la voix des familles. Elles sont, en effet, directement concernées par les sujets en débat et les projets des divers candidats, quoique ceux-ci fassent une place très inégale aux préoccupations familiales.

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