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Prothèses dentaires : vers une information plus transparente

En février 2011, les sénateurs avaient abrogé l'obligation pour les dentistes de fournir une facture du prothésiste pour la pose d'une prothèse dentaire. De nombreuses associations ont manifesté contre cette décision qui remettait en cause la transparence dans les soins.

Les AFC ont choisi d'écrire aux députés qui devaient, en deuxième lecture, voter cette mesure.

Les députés ont finalement décidé d'obliger les dentistes à faire un devis mentionnant l'origine de la prothèse et séparant la pose de la fourniture de la prothèse. Quoi qu'en deçà de ce que nous réclamions, cette disposition de compromis présente déjà une avancée en matière d'information des patients.

Nous suivrons avec soin la mise en œuvre de cette mesure.

L’obésité infantile : quelques conseils pour l’éviter !

Beaucoup de choses ont déjà été dites sur l'obésité des enfants. Cependant, ce mal continue de toucher près d'un enfant sur six en France soit deux fois plus qu'il y a dix ans. Quelles sont les conséquences de cette pathologie sur l'enfant ? Que peut-on faire pour limiter les risques en ce sens ?

L'obésité a souvent pour premier effet d'isoler l'enfant en ne lui permettant pas de pratiquer les mêmes activités que ses autres camarades. Les moqueries sont fréquentes. La tentation est grande de se replier sur soi, de renoncer à une vie sociale épanouie, de compenser le manque par une suralimentation, ce qui engendre un cercle vicieux. Notons également que les mauvaises habitudes alimentaires prises dans l'enfance ont des effets à l'âge adulte : la personne présentera plus de risque de connaître des problèmes articulaires, musculaires, cardiaques et respiratoires que celle ayant gardé un poids normal durant les deux premières décennies de sa vie.

Un bref détour historique illustre deux points très importants concernant l'obésité infantile. Durant les trois premiers quarts du 20éme siècle, il était de bon ton d'avoir un bébé bien joufflu et bien rond. Cétait un signe de bonne santé. et la preuve que le lait maternel était de bonne qualité. Si l'alimentation pouvait être plus ou moins variée par la suite suivant le milieu et le lieu d'habitation, la vie quotidienne offrait de nombreuses occasions d'exercice physique (trajet jusqu'à l'école à pieds ou en vélo, participation aux travaux domestiques...). Urbaine, notre civilisation est aussi plus « sédentaire ».

Actuellement, les médias et les responsables du corps médical répètent souvent qu'il faut éviter les aliments sucrés, gras ainsi que les boisons riches en sucres naturels ou artificiels et qu'il faut faire de l'exercice. On peut ajouter à cela les risques de surconsommation de ces aliments liés à une forme d'addiction. Il semble par ailleurs opportun de revenir sur quelques principes simples pour une bonne hygiène de vie.

Premier principe : le repas doit rester un moment privilégié de la journée, un moment de dialogue en famille autour d'aliments variés. Il comprend trois étapes : une entrée (soupe, légumes assaisonnés), un plat et une fin de repas avec selon les jours des entremets, des laitages ou des fruits. Le pire, est de commencer la journée par un petit déjeuner négligé puis, dès le retour de l'école, de continuer par un grignotage permanent finissant par un plateau repas devant la télé ou l'ordinateur. Le goûter, qui ne doit jamais être un repas, est un moment réparateur du repas du midi s'il a été négligé ou était insuffisant et permet de récupérer le dynamisme permettant de jouer ou de finir le travail scolaire.
Deuxième principe : pratiquer une activité physique tous les jours et non seulement en fin de semaine. La société dans laquelle nous vivons tend à se sédentariser de plus en plus (déplacement en voiture, en transport en commun, en ascenseur, jeux devant la télévision ou sur console, etc.). L'activité est importante pour développer le squelette et la masse musculaire. Pour cela, il convient de se livrer chaque jour, y compris à la mauvaise saison, à un temps conséquent de marche à pied, de vélo ou d'autres activités physiques.
Si ces règles de base sont respectées, il est très probable que l'enfant gardera ce rythme de vie durant son adolescence et l'âge adulte. Une bonne hygiène de vie commence donc par une bonne « hygiène » du comportement.

Famille et médecine : Rencontre avec Monseigneur Zygmunt Zimowski, Président du Conseil Pontifical pour la Pastorale de la santé.

mgr zimowski1/ Quelles sont les principales activités du Conseil Pontifical pour la Pastorale de la Santé ?

Comme le décrivent le Motu Proprio Dolentium Hominum, promulgué le 11 février 1985 et la Constitution Pastor Bonus de 1988, le Dicastère a pour tâche d'approfondir, de façon organique, "les problématiques toujours plus complexes" qui interpellent les agents de la santé, depuis les aumôniers, les chercheurs, les infirmiers et jusqu'aux volontaires. Fixé il y a 25 ans par le Vénérable Jean-Paul II, et confirmé par le Saint-Père Benoît XVI, son mandat comprend donc aussi le devoir de formation et de promotion de la santé, sous tous ses aspects, auprès des Églises locales et particulières, ainsi que la coordination de toutes les réalités ecclésiales travaillant dans ce domaine. A ce propos, il convient de noter qu'aujourd'hui, plus de 117.000 hôpitaux et dispensaires catholiques sont à l'œuvre dans le monde, et que l'associationnisme sanitaire catholique international aussi ressort du Dicastère. Il faut également prendre en compte l'étude des nouveautés scientifiques et politiques avec lesquelles le Conseil pontifical est appelé à interagir, en affirmant toujours le respect fondamental de la vie dans sa totalité, ainsi que le Magistère de l'Église.

2/ De quoi les médecins ont-ils besoin dans l'exercice de leur métier (pour respecter la vie, la dignité humaine, etc... ) ?

Avant tout, respecter la vie dans son intégralité et, donc, dans le cas des agents catholiques de la santé, être de véritables chrétiens, comme l'exige - du reste - le premier sacrement qu'ils ont reçu, celui du Baptême. En se basant constamment sur les prescriptions de l'Église, les personnes engagées dans la sphère de la santé sont certainement appelées à réaliser - dans les différentes situations qu'elles doivent affronter - le mieux du monde leur rôle professionnel, en approfondissant leurs compétences et en mettant en pratique une médecine qui, fondée sur l'éthique, respecte la vie depuis sa conception jusqu'à sa fin naturelle, comme l'a maintes fois répété Sa Sainteté le Pape Benoît XVI. Il s'agit donc de protéger et de soigner, mais aussi d'éviter l'acharnement thérapeutique. D'être capable, en outre, de mettre en œuvre une médecine "humanisée", c'est-à-dire d'avoir toujours bien présent à l'esprit que le patient est avant tout une personne et donc ne pas le traiter comme s'il était simplement le destinataire de thérapies ou interventions.

3/ Pourquoi les familles ont-elles besoin d'être présentes auprès des médecins ?

Dans la pastorale sanitaire, la famille joue un rôle toujours plus important. Les périodes d'hospitalisation sont généralement réduites au strict nécessaire - quelques jours normalement, au plus une dizaine. Les soins devant être assurés encore éventuellement le seront à la maison, par le docteur ou sous son contrôle. Le noyau familial peut donc devenir une extension de l'hôpital, ce qui nécessite une collaboration compétente.
En outre, c'est la famille qui, par exemple, est appelée à accompagner de la meilleure façon et le plus dignement possible une personne âgée vers sa fin naturelle. Plus particulièrement en présence de pathologies incurables, outre la prière, il n'y a que la proximité qui puisse constituer l'unique remède, le seul soulagement possible pour le malade.

Cet article est paru dans La vie des AFC numéro 132

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