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Santé

Virus H1N1 - des mesures préventives et des conseils pour les familles

Le site du Ministère de la Santé propose des conseils en cas de pandémie grippale pour toutes les situations du quotidien : chez soi, à l'extérieur et au travail. Une partie du site est plus particulièrement dédiée aux familles avec un « coin des parents et des enfants » qui propose des animations pédagogiques et ludiques pour expliquer aux enfants ce qu'est une pandémie et ce qu'il faut faire pour se protéger en cas de pandémie.

Si une pandémie devait se déclarer il est plus particulièrement conseillé de veiller à l'hygiène pour réduire au maximum les risques de contamination. Le site donne également des informations mises à jour en temps réel pour permettre au personnel médical ainsi qu'aux particuliers de se tenir au courant de l'évolution de la grippe afin de pouvoir prendre des mesures de précaution si nécessaire.

Le CIEM interpelle les parlementaires : Pour une réglementation des publicités alimentaires destinées aux enfants intégrée à une réflexion globale sur les émissions jeunesse

Le Collectif Inter-associatif Enfance et Media (CIEM dont font partie les AFC) dénonce la charte signée par les professionnels de la télévision et de la publicité qui évacue la préoccupation de santé publique défendue quelques mois auparavant par la Ministre Roselyne Bachelot et ignore les associations de consommateurs ou liées à l'enfance. Le Ciem demande une approche de co-régulation associant les différents acteurs concernés, industries agroalimentaires, pouvoirs publics, professionnels des médias et associations.

Selon cette charte les engagements des professionnels se réduisent essentiellement à « la diffusion et à la mise à disposition du public en particulier auprès du jeune public, des programmes sur l'alimentation et l'activité physique ». Or, il s'agit de programmes excessivement courts qui représentent un volume d'heures annuelles infimes au regard de l'abondance des publicités alimentaires qui sont destinées aux enfants. La charte dit : « Pour les chaînes "jeunesse" le volume horaire annuel global minimum des programmes sur l'alimentation et l'activité physique est fixé entre 25 et 35 heures », soit... entre 4 et 5 minutes par jour !

Cette charte confère au CSA une compétence « sanitaire » qu'il n'a pas, c'est au PNNS (programme national nutrition santé) et au ministère de la Santé de remplir cette mission de régulation sanitaire.

De plus la possibilité pour les chaînes de recourir aux héros préférés des enfants ajoutera à la confusion déjà savamment entretenue entre dessins animés, publicités et messages sanitaires.

Comment les enfants s'y retrouveront-ils quand on sait que de plus en plus de dessins animés mettent eux-mêmes en scène des personnages en situation de s'alimenter ou dans un contexte alimentaire favorisant l'obésité ; quand par ailleurs, placement de produit et publicité clandestine sont des pratiques courantes dans certaines productions à destination des enfants ?

Pour le CIEM il est nécessaire de sensibiliser et de mobiliser tous les professionnels intervenants sur les contenus (réalisateurs, auteurs, programmateurs...), aux enjeux de santé publique des enfants. Cette préoccupation doit irriguer l'ensemble des programmes jeunesse.

Non seulement cette charte n'est pas à la hauteur de ces enjeux, mais elle bloque toute évolution du cadre législatif et réglementaire en vigueur au moment de sa signature et ce, pour une durée de cinq ans !

Pour justifier leur position, les diffuseurs avancent qu'une diminution des recettes publicitaires entraînerait une diminution de la qualité des programmes jeunesse. A ce sujet, le CIEM souhaiterait connaître le pourcentage de recettes publicitaires investies dans la production et la réalisation de ces programmes. En effet le lien entre qualité des programmes et publicité n'est pas avéré.

Dans tous les cas, le Ciem demande l'affectation de ressources complémentaires venant compenser la perte des ressources liées à la publicité pour financer la production de programmes jeunesse.

A l'heure où l'Assemblée Nationale achève l'examen de la loi Bachelot, le CIEM demande aux députés de voter l'amendement n° 552 visant à supprimer les publicités télévisées sur les aliments destinés aux enfant pendant les émissions jeunesse tout en ouvrant un espace de travail plus global et cohérent sur cette question.

http://www.collectifciem.org/

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