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Le Genre arrive à l’école, que faire ?

Qu'est devenu l'ABCD de l'égalité ?

En juillet dernier, le dispositif « ABCD de l'égalité » était officiellement abandonné par l'Education Nationale. Il a depuis été remplacé par un « Plan d'action pour l'égalité des filles et des garçons à l'école ».
Ce plan inclut la formation de 320 000 enseignants et la mise à disposition d'une mallette pédagogique comportant des séquences déjà expérimentées. Il est étendu à toute la France, mais reste néanmoins au bon vouloir des enseignants et n'est pas imposé aux écoles privées sous contrat.
Il s'agit encore une fois d'un dispositif et non d'un programme : le nom a changé, mais le contenu est identique et, cette fois, la diffusion est généralisée.

Un projet de programme d'enseignement moral et civique a été publié le 3 juillet dernier. http://cache.media.education.gouv.fr/file/Organismes/32/8/CSP-Projet_EMC_337328.pdf  Il concerne les élèves du primaire et du collège et inclut la lutte contre l'homophobie et les stéréotypes de genre. Les enseignants dans les Ecoles Supérieures du Professorat et de l'Enseignement sont en cours de formation et les manuels correspondant devraient être publiés dans les mois à venir. Cet enseignement sera dispensé à la rentrée 2015 à tous les élèves.

Et dans le privé ?

L'Enseignement catholique, sur ce sujet, souhaite « aider les jeunes à éclairer leur conscience à la lumière de l'Évangile » et a publié en mars dernier un texte « École catholique et formation morale ». Son secrétaire général, Pascal Balmand, entend dispenser cet enseignement en gardant la spécificité de l'enseignement catholique : « Autre exemple de décalage avec les projets gouvernementaux : ceux-ci font de la morale le fondement du vivre ensemble collectif, sans évoquer ni la personne, ni son bonheur. Alors que notre texte souligne notre volonté de permettre à chacun, au sein d'une communauté, de grandir en humanité, en répondant librement à sa vocation ».

Comment se mobiliser à la rentrée pour promouvoir une autre vision de l'Homme ?

La perspective de genre fait du sexe et du genre deux aspects distincts de l'identité sexuelle d'une personne : le sexe renvoie à sa réalité biologique et le genre à sa réalité sociale.
Ce que cherchent les militants du genre, ce n'est pas de nier le sexe biologique mais d'en faire un élément indifférent de ce qu'est un individu et ainsi de le libérer de la « contrainte » de ce que serait un corps sexué. L'ambition de genre est de déconstruire tout ce qui serait culturel ou forgé par l'éducation et de lutter contre une société « hétéronormée ».

Pour promouvoir une vision chrétienne de l'Homme, il ne suffit pas de dénoncer le « genre » mais d'annoncer tout autant une bonne nouvelle de la personne humaine, du couple, de l'amour, de la vie, qui réponde de manière positive à cette dérive anthropologique. C'est l'enjeu de l'éducation affective, relationnelle et sexuelle : il est indispensable que de nombreux adultes s'engagent pour transmettre une éducation sexuelle centrée sur la relation et non sur une sexualité de consommation de l'autre. Enfants et jeunes ont besoin d'être accompagnés pour comprendre et harmoniser leur identité sexuelle et leur orientation sexuelle dans un monde qui ne leur permet plus d'accéder à la signification de leur corps sexué.

Les conflits à l’école : les enseignants beaucoup plus insultés que les autres actifs

Chaque année en moyenne, 12 % des personnels de l'Éducation nationale sont menacés ou insultés dans l'exercice de leur métier, soit près de deux fois plus que l'ensemble des personnes qui occupent un emploi, selon une enquête Insee réalisée entre 2007 et 2013 et qui vient de paraître.

En revanche, les personnels de l'Éducation nationale ne sont pas plus sujets aux vols et violences physiques que les autres professions.

Les enseignants de collège et lycée sont le plus souvent menacés ou insultés par des élèves (3 cas sur 4) tandis que ceux de maternelle et primaire le sont majoritairement par des adultes (7 cas sur 10).
S'agissant des victimes, hommes et femmes sont tout autant concernés par ces agressions. C'est l'âge qui est, selon l'enquête, « un facteur très déterminant ».

Les plus de 50 ans sont relativement épargnés tandis que les moins de 30 ans sont particulièrement touchés, du fait d'une moindre expérience, souvent associée à une affectation dans les établissements scolaires les plus exposés aux violences.

S'agissant des menaces et insultes subies, ce ne sont pas les individus qui sont visés mais « bel et bien leur profession qui les expose à ces violences physiques ».

Les personnels de l'Éducation nationale semblent « particulièrement affectés » par les violences subies : dans l'année qui suit l'incident, 46 % des victimes déclarent avoir subi un dommage psychologique, souffrir de troubles du sommeil ou de perte de confiance en soi, contre 37 % des victimes parmi l'ensemble des personnes ayant un emploi. Un tiers des victimes estiment que l'incident a perturbé leur vie quotidienne, notamment leur vie professionnelle.

Ce contexte difficile illustre-t-il la perte de confiance que les parents éprouvent parfois à l'égard de l'école ? Il témoigne en tout cas d'une tension autour du positionnement des parents et des enseignants, sans doute autour de leurs rôles respectifs et d'une connaissance effective des droits de part et d'autre. A l'occasion de cette publication, les AFC souhaitent rappeler l'importance de la prévention des conflits, notamment par la sensibilisation des parents, la confiance donnée dans leur rôle de premiers éducateurs de leurs enfants et leurs capacités à remplir cette tâche... Ce thème de la confiance sera notamment abordé lors de l'université d'été des familles organisée par les AFC.

En savoir plus sur le site de l'INSEE

« Ce que soulève la jupe » : Nul et non avenu !

Nantes ce que soulève la jupeDemain 16 mai se déroulera dans l'académie de Nantes la seconde édition de la journée « Ce que soulève la jupe », dont le but est de lutter contre les discriminations, notamment le sexisme. A cette occasion, les élèves, filles et garçons, de 27 lycées sont invités « à porter une jupe ou un autocollant "je lutte contre le sexisme, et vous ?" ».

Les Associations Familiales Catholiques de Loire-Atlantique sont très dubitatives quant à la pédagogie employée et jugent cette action inutile sur le plan éducatif, ce qu'elles expliquent dans un communiqué. Elle se demandent également pourquoi le rectorat soutient un tel projet qui met à mal encore une fois la confiance des parents dans l'école.

Lire le communiqué complet sur le site des AFC du 44

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