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Manuel de SVT : courrier du ministère de l’Education nationale

Après les nombreuses démarches entreprises auprès de ses services et les entretiens avec des députés et des sénateurs, la CNAFC vient de recevoir une réponse de cabinet du ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative.

Dans ce courrier, reçu près de deux mois après un premier entretien avec des conseillers du ministre, son chef de cabinet assure le président de la CNAFC que le ministre « a pris connaissance de [ses] interrogations et de [ses] inquiétudes avec la plus grande attention ». Il souligne également que « l’éducation à la sexualité repose sur une démarche éducative qui répond à la fois à des questions de santé publique (grossesses précoces non désirées, infections sexuellement transmissibles, etc.) et à des problématiques concernant les relations entre garçons et filles (violences sexuelles, pornographie, ou lutte contre les préjugés sexistes ou homophobes, etc.) ». De même, « à l’heure où la lutte contre les discriminations constitue un enjeu et une préoccupation majeure des politiques publiques, il semble indispensable [au ministre] d’aborder la question de la sexualité et de l’orientation sexuelle au cours de la scolarité ».

Sur tous ces sujets, les AFC sont mobilisées de longue date et ont pu montrer, dans les travaux qu’elles ont conduits et les auditions auxquelles elles ont participé, que pour atteindre ces objectifs un certain nombre de conditions devaient être remplies : sortir d’une vision de la sexualité centrée sur le plaisir physique, assurer le respect des consciences, développer une véritable éducation à la relation, refuser tout propos qui définit une personne comme inférieure, respecter la distinction entre vie publique et vie privée, susciter la réflexion sur tous les comportements…

C’est parce que les manuels de SVT et certains passages des programmes ne remplissent pas les conditions que les AFC poursuivent leur mobilisation.

Sur ce plan, le courrier du ministère rappelle la procédure par laquelle les programmes scolaires sont préparés, souligne l’entière liberté des éditeurs et conclut, reprenant les éléments de réponse de communications antérieures, pour dire que « la polémique suscitée autour de cette théorie ne concerne donc ni les programmes de l’Education nationale […], ni les ressources pédagogiques produites par l’institution ». La question des similitudes constatées entre les différents manuels reste donc entière.

Pour cette raison aussi, la mobilisation doit continuer.

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