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Sondage : les familles désapprouvent les mesures du Gouvernement

etude enqueteCommuniqué de presse

 Les AFC (Associations Familiales Catholiques) ont commandé un sondage IFOP  afin d’évaluer la réception et l’impact des récentes mesures relatives aux politiques familiales.

Voir le sondage sur le site du Figaro

Alors que le Gouvernement veut réformer la fiscalité, les résultats du sondage pourraient l’inspirer.

Ils mettent en lumière l’ampleur et les conséquences des efforts demandés aux familles ces dernières années. Ils soulignent la sensibilité des Français aux dispositifs concernant les familles, en particulier le quotient familial, mais aussi leurs doutes sérieux quant à la pertinence des efforts imposés. Les Français seraient d’accord pour consentir des efforts à la triple condition :
- qu’ils soient justes
- que l’Etat réduise son train de vie
- que les efforts profitent au développement du travail.

Le Quotient familial outil de pouvoir d’achat ?
Parmi les mesures de politique familiale qui ont le plus d’impact sur le pouvoir d’achat l’abaissement du plafond du quotient familial arrive en tête, cité par31 %. Il est frappant de constater que cette position se vérifie quelle que soit la variable considérée, y compris la CSP ou la proximité politique.  

Des mesures jugées injustes et inefficaces
Dans le même temps, 75% des personnes interrogées déclarent que l'ensemble des mesures ne sont pas justes et  80% estiment que l’instauration de ces mesures n’a pas permis ou ne permettra pas (ou pas du tout) de participer au redressement de la situation économique de la France. Là encore, l’unanimité est frappante.

Des Français contraints de faire des choix
La baisse de pouvoir d’achat – 60% des personnes interrogées déclarent avoir vu leur  pouvoir d’achat diminuer –  a été compensée la plupart du temps en réduisant les dépenses, en renonçant à certaines activités de loisirs ou même en renonçant à des soins médicaux.

Des efforts demandés pour une contrepartie non-atteinte
Enfin, à la question : « Quelle devrait être la première contrepartie des efforts que l’on demande aux familles, et aux Français dans leur ensemble, de consentir ? Et ensuite ? », la réduction des dépenses publiques est citée par 80% des personnes et plus d’un répondant sur deux réclame une amélioration de la compétitivité du travail en France.

Un scepticisme général
En définitive, les Français – quelle que soit leur appartenance politique – semblent admettre que la situation de la France appelle à  consentir à des efforts qui impactent directement leurs besoins quotidiens tout en percevant que ce qui leur est aujourd’hui demandé ne contribue pas au redressement du pays. A terme, c’est la légitimité de la politique familiale et des contributions qui est contestée.

Reconstruire la politique familiale et sortir de la crise
Le plafonnement du quotient familial vient dégrader la logique de la fiscalité sur le revenu en entamant la prise en compte de la capacité contributive de chaque famille, alors même que celle-ci est un principe constitutionnel.

Plus largement, les décisions prises depuis plusieurs années signalent une incompréhension de la part de l’Etat de l’importance de la politique familiale et de ce qui garantit son efficacité.

Pour les AFC, les résultats de ce sondage justifient le lancement d’une réflexion d’ensemble, avec le concours indispensable des associations familiales, en vue d’une reconstruction de la politique familiale. Pour les AFC, une telle démarche doit se donner notamment pour ambition
-       de sortir des logiques d’endettement dont la charge est reportée sur les futures générations,
-       de prendre en compte les effets de la crise,
-       de préserver la solidarité entre familles avec et sans enfants à toutes les étapes de la vie,
-       de maintenir l’implication des entreprises dans la politique familiale,
-       de donner la priorité à l’autonomie des familles par le fruit de leur travail.

 

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