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Prestations familiales et fiscalité

Sondage IFOP / AFC : le ras-le-bol des familles

Communiqué de presse

Suite aux nouvelles mesures annoncées par le Gouvernement lundi 29 septembre, la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC) a mené avec l'IFOP un sondage* « Enquête d'actualité sur le projet de réforme de la politique familiale ».

Congé parental : la fin du libre choix mal reçue par les familles

Les résultats montrent clairement que les Français perçoivent que ces dispositions introduisent une rupture dans une dynamique fondée sur le libre-choix qui s'ajoute aux coups de rabot répétés, portés à la politique familiale.

En outre, « ce sondage confirme nos inquiétudes sur une baisse de la natalité, un des rares points forts de la compétitivité », a déclaré Jean Marie-Andrès, président national des AFC au Figaro samedi 4 octobre. En effet, 60% des sondés estiment que les mesures du Gouvernement vont être de nature à conduire de futurs parents à différer une nouvelle naissance, dont 75% de foyers avec des enfants de moins de 3 ans.

Par ailleurs, 74% des foyers avec des enfants de moins de 3 ans estiment que les mesures envisagées ne permettent plus un libre choix des familles en ce qui concerne l'organisation de leur vie familiale et professionnelle lors de l'arrivée d'un nouvel enfant.

Situation économique de la France : les familles jugent inefficaces l'effort qu'on leur demande

Alors que le Gouvernement veut convaincre de l'utilité de ses réformes, la majorité des sondés souhaite que la première contrepartie des efforts que l'on demande aux familles soient la réduction des dépenses publiques (80%) et l'amélioration de la compétitivité du travail en France (52%), objectifs qui, selon eux, ne seront pas atteints puisque 80 % jugent ces mesures inefficaces quant au redressement de la situation économique de la France - dont 54 % appartenant à la majorité gouvernementale.

Des mesures qui pénalisent les familles avec enfants : que veut le Gouvernement ?

Le sondage manifeste enfin que ces mesures pèsent sur les familles avec enfants. 64 % des personnes interrogées ayant deux enfants et plus ont le sentiment qu'en matière de réduction des dépenses publiques, l'Etat demande un effort plus marqué aux familles avec enfants qu'au reste de la population.

Les AFC s'interrogent sur le sens de la communication du Gouvernement qui annonce qu'il n'y a « pas de gel des prestations familiales ». Elles s'interrogent également sur la cohérence de sa stratégie économique alors même que le rythme des réformes des systèmes de retraites s'accélère sans jamais juguler leurs déficits qui résultent de la décroissance continue des personnes actives (selon l'INSEE, la proportion de 2,1 actifs pour 1 inactif de plus de 60 ans de 2010 passera en 25 ans à 1,6).

Finalement, les Français expriment l'incertitude qui pèse désormais sur la politique familiale française qui, de ce fait, ne constitue plus un outil au service de leur confiance dans l'avenir. Ce manque de confiance est pourtant au coeur d'une croissance qui se dérobe d'une manière toujours plus marquée en France que dans aucun autre pays de l'Union Européenne.

Voir la capture vidéo du petit-déjeuner de présentation du sondage

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* Enquête réalisée par l'IFOP du 1er au 3 octobre 2014, sur un échantillon de 1004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession) après stratification par région et par catégorie d'agglomération.

Réforme du congé parental : la fin du libre-choix

stockvault-mère-enfantUne très grande majorité des bénéficiaires du complément de libre-choix d'activité (CLCA), ne regrette pas d'avoir interrompu ou réduit son activité professionnelle pour s'occuper de son (ou ses) enfant(s) : 86 % des bénéficiaires de la prestation à taux réduit, et 71% des bénéficiaires à taux plein se disent satisfaits d'avoir opté pour un congé parental.

Ces chiffres publiés par l'UNAF s'appuient sur une étude réalisée en 2010 auprès des bénéficiaires de du CLCA qui sont 223 000 à avoir réduit leur activité professionnelle et 286 000 à l'avoir suspendue complètement après la naissance de leurs enfants. Pourtant, à compter du 1er octobre 2014, cette prestation est remplacée par le PrePare (Prestation Partagée d'éducation), qui impose un partage du congé parental entre la mère et le père sous peine de voir sa durée fortement réduite à partir du deuxième enfant...

Les AFC déplorent cette mesure de contrainte pour les familles. En effet, non seulement elle va à l'encontre du principe de leur libre-choix, mais plus grave encore elle ne prend pas en compte les besoins des très jeunes enfants et la place essentielle des mères à cette période de leur vie. Les AFC poursuivront leur travail de proposition de congé parental fractionné entre la mère et le père, plus adapté aux familles désireuses d'harmoniser vie familiale et vie professionnelle au plus près des besoins de leurs enfants.

L'UNAF propose une vidéo didactique sur Les conséquences de la réforme du congé parental sur l'accueil du jeune enfant en France

En savoir plus sur les modalités du congé PrePare sur le site de la CAF

 

Congé parental, prime de naissance… : des dispositifs importants à soutenir

Les chiffres de la natalité en France en 2013 confirment « l'exception française » en matière de démographie et illustrent aussi la fragilité de cette situation.

Bien plus, les familles n'accueillent pas aujourd'hui en France le nombre d'enfants qu'elles souhaitent. Ainsi une étude réalisée par l'UNAF et la CNAF montre que 49 % des familles interrogées souhaiteraient avoir une famille nombreuse.

La politique familiale joue ici un rôle essentiel à condition qu'elle soit stable et durable dans le temps. Chaque nouvelle réforme (ou projet de réforme) est facteur d'incertitude pour les familles, surtout quand elle est conduite dans une optique purement comptable et d'économies. Pire, les familles pourraient bien avoir l'impression que ces dernières sont faites « sur leur dos », sans contrepartie légitime.

Les AFC restent très attentives à ce que les pouvoirs publics ne remettent pas davantage en cause la politique familiale et agissent pour une reconstruction ambitieuse qui réponde aux vrais besoins des familles et reconnaisse leur rôle pour la société.

Lire la note de synthèse de l'UNAF « Désir d'enfant »« Désir d'enfant »

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