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2ème tour : les AFC souhaitent en savoir plus !

Marine Le Pen vs Emmanuel MacronCommuniqué de presse

Emmanuel Macron et Marine Le Pen arrivent en tête au premier tour de l’élection présidentielle et sont donc les deux finalistes qui se présentent aux suffrages des Français le dimanche 7 mai.


M. Macron et Mme Le Pen font partie des rares candidats à n’avoir jamais répondu aux sollicitations des AFC qui les ont questionnés à plusieurs reprises sur leurs programmes au cours de la campagne.

Les AFC regrettent que la place de la famille, cellule vitale de la société, et l’importance de la politique familiale, qui a des impacts considérables notamment sur la croissance et l’équilibre des comptes sociaux, aient été si peu évoquées dans cette campagne.
 
Avant ce deuxième tour, une nouvelle fois et avec insistance, les AFC  invitent les candidats à préciser ou confirmer leurs projets. Elles seront très attentives aux déclarations qui éclaireront le vote des familles, le 7 mai, sur les sujets qui leur tiennent à cœur : la politique familiale, mais aussi l’éducation, la bioéthique et le droit de la famille.


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Second tour des présidentielles : quelques questions à se poser...

votezPour qui voter ?

Les AFC ne donnent pas de consignes de vote : elles ne soutiennent pas un parti politique particulier, elles ont pour mission d'éclairer le choix de leurs adhérents. Nous sommes convaincus que les électeurs n'ont pas besoin de consignes de notre part, mais d'informations et d'accompagnement sur le projet politique porté par l'un ou l'autre. Il s'agit là de la mise en œuvre du principe de subsidiarité de la Doctrine Sociale de l'Eglise Catholique, à laquelle nous nous référons explicitement. C’est à partir de ce point de vue que nous vous aiderons à faire votre choix.

Les AFC œuvrent dans le champ du Politique car nous représentons toutes les familles auprès d’élus de toutes tendances. Nos statuts-type prévoient même que l'exercice d'un mandat électif, et même la simple candidature, ne sont pas compatibles avec celui d'une responsabilité statutaire aux AFC (mais pas de l'adhésion à l'association). En effet, non seulement nos adhérents représentent une large diversité de sensibilités politiques qu'il convient de respecter, mais notre crédibilité, notre capacité à porter la voix des familles reposent sur notre indépendance. Nous ne pouvons pas à la fois nous adresser à tous, candidats et électeurs, pour diffuser la Doctrine Sociale de l’Eglise, et nous présenter nous-mêmes ou choisir un camp contre un autre.

Enfin, se lier à tel ou tel candidat peut certes paraître rassurant, mais engagerait sans nuances ni possibilité de retour. Or, nous ne voulons et nous ne pouvons pas nous montrer solidaires de l'intégralité des actions ou prises de position d'un candidat.

Si nous nous prévalons d'une action politique, celle-ci est à comprendre au sens d'un engagement dans la Cité, et non d'une logique partisane.

-         Que penser de son programme ? Bien sûr, mais pas seulement.

Mais aussi…

-         Que penser de sa vision de la société ? De sa vision de l’Homme ?

-         Que penser de l’homme ou de la femme politique ? Son expérience, sa formation ?

-         Ses qualités personnelles de clairvoyance, de courage, de détermination, de prudence ... ?

-         Sa capacité à s’entourer, à fédérer ?

 

« Le fidèle laïc est appelé à discerner, dans les situations politiques concrètes, les pas qu'il est possible d'accomplir de façon réaliste pour mettre en pratique les principes et les valeurs morales propres à la vie sociale. Ceci exige une méthode de discernement personnel et communautaire, articulée autour de certains points nodaux: la connaissance des situations, analysées avec l'aide des sciences sociales et des instruments adéquats; la réflexion systématique sur les réalités, à la lumière du message immuable de l'Évangile et de l'enseignement social de l'Église; le discernement des choix tendant à faire évoluer positivement la situation présente. De la profondeur de l'écoute et de l'interprétation de la réalité peuvent naître des choix opérationnels concrets et efficaces; toutefois, il ne faut jamais leur attribuer une valeur absolue, car aucun problème ne peut être résolu de façon définitive: « La foi n'a jamais prétendu enfermer les éléments socio-politiques dans un cadre rigide, ayant conscience que la dimension historique dans laquelle vit l'homme impose de tenir compte de situations imparfaites et souvent en rapide mutation ». Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise, §568.

    

La Confédération a mis en ligne le 15 novembre un espace dédié aux élections sur son site internet http://www.afc-france.org/elections-2017. Celui-ci reprend les positions des candidats à l’élection présidentielle plus largement sur chacun de nos 7 thèmes. Nous y avons publié également les réponses aux questions que nous leur avons posé ainsi que notre actualité, notre analyse...

 

Notre choix peut être déterminé par l’adage : « entre deux maux, il faut choisir le moindre ». Qu’en dit l’Enseignement de l’Eglise ?

« En vérité, s’il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d’éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand, il n’est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu’il en résulte un bien (Rm 3, 8), c’est-à-dire de prendre comme objet d’un acte positif de volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et, par conséquent, une chose indigne de la personne humaine, même avec l’intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux » (Paul VI, encyclique Humanae vitae nº 14 et Jean-Paul II, encyclique Veritatis splendor nº 80).

Et aussi

« Il faut rappeler les principes généraux sur la coopération à des actions mauvaises. Les chrétiens, de même que tous les hommes de bonne volonté, sont appelés, en vertu d’un grave devoir de conscience, à ne pas apporter leur collaboration formelle aux pratiques […] en opposition avec la Loi de Dieu. […] Du point de vue moral, il n’est jamais licite de coopérer formellement au mal » (encyclique Evangelium vitae nº 74).

Et encore : «Lorsque, dans des domaines et des situations qui renvoient à des exigences éthiques fondamentales, des choix législatifs et politiques contraires aux valeurs et aux principes chrétiens sont proposés ou effectués, le Magistère enseigne que « la conscience chrétienne bien formée ne permet à personne d'encourager par son vote la mise en œuvre d'un programme politique ou d'une loi dans lesquels le contenu fondamental de la foi et de la morale serait évincé par la présentation de propositions différentes de ce contenu ou opposées à lui». Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise, §570.

 

      

Cette étape de la vie de notre pays est une bonne occasion pour expliquer le fonctionnement de nos institutions aux plus jeunes. Avec les plus grands, il sera utile d’échanger sur les questions qui se posent, les forces et les influences en présence, la manière de mûrir un choix en conscience, les éléments de la Doctrine sociale de l’Eglise qui s’appliquent… Ils seront aussi heureux de mettre en perspective ce qu’ils entendent dans les médias ou dans leur entourage et d’apprendre à réfléchir et à débattre sur les questions politiques.

     

Les élections présidentielles sont suivies des élections législatives. De la même manière que les équipes de la Confédération rencontre les candidats à la présidentielle, chaque AFC rencontrera ses candidats à la députation. Vous pouvez rejoindre votre AFC locale, adhérer http://afc-france.org/nous-rejoindre/actions/adherer et proposer de participer à ces rendez-vous qui viseront à leur présenter nos propositions : http://www.afc-france.org/elections-2017

Il est encore temps d’établir votre procuration de vote !

voter

Pour ceux qui souhaitent établir leur procuration aujourd’hui, sachez que la démarche est très rapide, gratuite et elle se fait désormais sans justificatif d’absentéisme. Pour plus de renseignements pratiques, vous pouvez consulter la note du gouvernement à l’adresse suivante : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1604

En théorie, vous pouvez établir votre procuration jusqu’à la veille du scrutin. Néanmoins, la préfecture de police met en garde sur les délais d’acheminement et de traitement des dossiers. Passé le 5 mai, votre procuration risque effectivement de ne pas parvenir à temps à la mairie de votre bureau de vote, de surcroît, si vous ne vivez pas dans la même commune que celle-ci.

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