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Instances de la politique familiale

A la rencontre des élus locaux

laurianne rossi 94Les deux principaux enjeux politiques de l’année 2018 sont la refonte de la politique familiale et la révision des lois de bioéthique. Et si les 300 AFC locales et les 90 Fédérations départementales sont des acteurs majeurs pour faire entendre la voix des familles, c’est entre autres par le contact privilégié qu’elles établissent sans relâche auprès de leurs élus, quel que soit leur bord politique.

Car si le parlementaire, élu national, vote les lois nationales, il possède l’ancrage local de sa circonscription et la légitimité donnée par ses électeurs, à qui il a des comptes à rendre.

Depuis mai 2017, de nombreux responsables d’AFC sont allés à la rencontre de leurs parlementaires pour dire ou redire leurs convictions. Ils sont en général très bien accueillis, en particulier par les novices arrivés en nombre à l’Assemblée Nationale dans les rangs LREM. Et souvent impressionnés par la densité et la cohérence de nos propositions, inspirées de la doctrine sociale de l’Eglise Catholique.

Rencontre de l’AFC de Montrouge (94) avec son député

L’AFC de Montrouge a rencontré récemment Lauriane Rossi, député LREM de la 11e circonscription des Hauts de Seine, élue pour la première fois aux élections législatives de 2017. Entretien avec Antoine, président de cette AFC.

Pourquoi avez-vous décidé de rencontrer votre député ?

Même si nous avons été rattrapés par l’actualité, notre objectif était de marquer le territoire au début de son mandat, et d’établir des relations entre nous avant de devoir entrer dans des sujets difficiles. Deux membres complémentaires du Conseil d’administration de l’AFC sont allés au rendez-vous. Nous avons constaté que cette rencontre était réellement prise au sérieux par Mme Rossi : elle était accompagnée de son suppléant et de son assistante parlementaire qui nous ont consacré une heure.

Quels sujets avez-vous abordé ?

Nous avons posé le paysage en présentant rapidement les AFC et notre vision de la politique familiale. Puis nous avons abordé l’actualité : le projet du gouvernement de remettre en cause l’universalité des prestations familiales, la baisse du montant et du plafond de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE), la baisse des allocations familiales à partir du 1er avril 2018. D’autres sujets ont été évoqués : la procréation médicalement assistée (PMA), la légalisation de l’euthanasie, la campagne de la CNAFC « Arrêtons la casse » sur l’augmentation des divorces.

Comment a-t-elle réagi ?

En ce qui concerne la politique familiale, Mme Rossi a défendu la politique fiscale du gouvernement sans la mettre vraiment en relation avec la famille. Elle s’est déclarée favorable à la PMA et défavorable à la GPA. Nous lui avons fait observer qu’il y avait un lien nécessaire entre les deux. Sur la légalisation de l’euthanasie, elle nous a indiqué qu’elle avait signé une proposition de loi du député Jean-Louis Touraine dans ce sens.

Crédit photo : https://www.lauriannerossi.fr/

Les AFC écoutées au Parlement

Flickr AssembleeNationale BD

Les représentants de la Confédération Nationale des AFC ont rencontré en ce début d’année des parlementaires investis de fonctions nationales dans leurs assemblées, au sujet des deux enjeux majeurs identifiés en 2018 : la refonte de la politique familiale et la révision des lois de bioéthique.

Le 10 janvier, les AFC ont été auditionnées par les députés Lurton (LR), Chiche (LREM) et Corneloup (LR), de la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale, au titre de la mission d’information sur la politique familiale préparant la refonte souhaitée par le Gouvernement dès 2019.

Une refonte de la politique familiale

Pour les AFC, la politique familiale actuelle a progressivement dérivé, tant dans son financement que dans ses effets et ses bénéficiaires, sans vision d’ensemble ni de projet cohérent.  Elle a subi de nombreux coups de rabot successifs qui en ont réduit l’efficacité et la lisibilité. Pour les AFC, la politique familiale d’aujourd’hui ne saurait se concevoir comme un retour aux années cinquante et même soixante. Elle doit prendre en compte les évolutions des familles depuis 1945 : la modification des structures familiales, la part très élevée du logement dans le budget des familles, l’âge de la première maternité plus avancé, le taux d’emploi des mères plus élevé, l’allongement de la durée des études qui retarde l’indépendance matérielle des jeunes adultes, ...

Pour les AFC, l’enjeu majeur est de donner les moyens aux familles d’exercer toute leur liberté, et notamment de leur donner les moyens d’élever les enfants qu’elles souhaitent, dans une société qui reconnait le rôle social d’une famille dans l’intérêt de la société tout entière.

Cette liberté s’entend également de la répartition du congé parental au sein du couple, du choix des modes de garde, etc... Pour ce faire, les AFC prônent une réaffirmation forte de l’universalité de la politique familiale, et la distinction entre la politique familiale et la politique sociale qui ont chacune leurs finalités et leurs instruments propres.

Témoigner de l'attachement de la Nation à la famille

Les AFC ont présenté pendant plus d’une heure ces convictions et leurs propositions concrètes, centrées sur la réaffirmation de l’universalité de la politique familiale, sur une meilleure conciliation vie privée – vie professionnelle, qui passe par des modes de garde adaptés et une plus grande flexibilité du travail. Par ailleurs elles ont souligné la nécessité de ne pas pénaliser les familles de trois enfants et plus qui, seules, permettent le renouvellement des générations. Ces propositions ont rencontré une écoute attentive et de nombreuses questions des parlementaires.
Pour les AFC, l’ambition de cette réforme de la politique familiale voulue par le Gouvernement témoignera de l’attachement de la Nation à la famille.

Etats génaraux de la bioéthique

Le lendemain 11 janvier, les représentants des AFC rencontraient le sénateur Gérard Longuet (LR), président de l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. Cette instance a pour vocation d’éclairer les débats parlementaires, à l’Assemblée Nationale comme au Sénat, sur les sujets techniques, en particulier sur leur impact social. Dans le cadre de la révision des lois de bioéthique, si les Etats Généraux ont été lancés en janvier dans les Espaces Ethiques Régionaux et leurs résultats synthétisés par le Comité Consultatif National d’Ethique au printemps, qui lui-même rendra un rapport sur le sujet (au même titre que le Conseil d’Etat), il reste cependant que ce sont bien les parlementaires qui débattrons et voteront la loi début 2019. Aussi, il semble tout autant important pour les AFC de participer aux débats des Etats Généraux -aux niveaux régional et national- que de sensibiliser inlassablement les parlementaires et l’opinion publique.

En marche vers la GPA ?

Les AFC constatent au mieux une méconnaissance, au pire une instrumentalisation idéologique, des sujets qui seront traités lors de cette révision. Il ne s’agit, au fond, rien de moins que de savoir quelle sera la place de l’homme dans la société de demain et, en particulier, au début et à la fin, naturelle, de sa vie. L’extension de l’Assistance Médicale à la Procréation aux couples de femmes et aux femmes seules, qui est pour le moment le sujet le plus médiatisé, constitue, à cet égard, le pas de plus à ne pas franchir. Car comment croire que l’argument de la liberté des femmes ou que celui de la justice sociale retenus par le CCNE en juin 2017 pour étayer, malgré de nombreux « points de butée », son avis favorable n’ouvrira pas inexorablement la porte au même argument, pour les couples d’hommes cette fois, c’est-à-dire à la légalisation des mères porteuses (GPA) ?

Ces choix d’apparence très techniques recouvrent en réalité de nombreux enjeux jusqu’ici peu débattus et évalués publiquement : coût social, coût financier, modification de la filiation, glissement d’une médecine du soin à une médecine de convenance, rôle et limites de la biomédecine, création de familles monoparentales, demande accrue de gamètes et risque de remise en cause de leur gratuité, et, in fine, dérive vers une forme d’eugénisme...

Pendant plus d’une heure, le sénateur Longuet s’est montré très attentif, résolu à porter tous ces sujets au cœur des débats parlementaires, en n’en évitant aucun.

Coup de cœur

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