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Instances de la politique familiale

Politique Familiale



« La famille, communauté naturelle au sein de laquelle s’expérimente la socialité humaine, contribue d’une manière unique et irremplaçable au bien de la société » (Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise, 213)

Reconnaître que la famille remplit une fonction particulière pour la société, c’est reconnaître qu’elle a besoin de conditions particulières (économiques, sociales, culturelles…) pour pouvoir la remplir. La politique familiale vise à favoriser ces conditions particulières et à affirmer publiquement la valeur de cet objectif global.

De fait, la famille est une affaire publique car les conditions dans lesquelles elle évolue ont de multiples répercussions sur la société.

La politique familiale rassemble les mesures prises en faveur des familles. Elle vise à promouvoir l’idée de famille, à permettre aux familles d’accueillir le nombre d’enfants qu’elles souhaitent, à rendre la vie quotidienne des familles plus simple, à favoriser le rôle des deux parents dans l’éducation des enfants, la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale…

L’action politique et sociale des AFC vise à contribuer à l’élaboration d’une politique familiale ambitieuse et durable, à la promotion de la famille, de son bien-être, de son développement, de sa défense, comme cellule de base de la société.

Les objectifs du secteur « Politique familiale » sont de faire prendre en compte la réalité familiale et les besoins des familles, d’expliquer la nécessité de la politique familiale au sein de toute organisation ou instance, politique, économique ou sociale, dans laquelle les AFC peuvent siéger ou s’exprimer, chaque fois avec le souci de décliner l’enseignement social de l’Eglise catholique.

La Politique Familiale se met en œuvre au niveau national et au niveau local. En effet, de très nombreux aspects de la vie quotidienne des familles sont directement concernés par des mesures prises par les communes, les départements, les Caisses d’Allocations Familiales… Quant aux décisions nationales, elles sont prises par des élus implantés au niveau local. Ils sont à l’écoute des mouvements d’opinion qu’ils peuvent rencontrer sur leur terrain d’intervention quotidien. Les contacts de terrain peuvent alors être des occasions privilégiées d’approcher ces élus, de les informer, de parler avec eux des situations concrètes que vivent les familles.

Ainsi, les AFC mènent à la fois des actions aux niveaux national et local :

Actions au plan national

les AFC entretiennent des contacts avec les pouvoirs publics, présentent leurs travaux, apportent leur expertise et leur réflexion sur l'actualité et les questions qui concernent les familles.
Par ailleurs les AFC sont représentées dans plusieurs instances :

    • Conseil d'Administration de l'Union Nationale des Associations Familiales (UNAF)
    • Conseil des mouvements et aux Commissions sectorielles de l'UNAF
    • Conseil National de la Consommation


les AFC contribuent également à la représentation de l'UNAF

  • au Conseil Economique et Social
  • à la Caisse Nationale Vieillesse
  • à la Caisse Nationale d'Allocations Familiales
  • au Conseil Supérieur d'Information Sexuelle
  • à la Commission de contrôle des publications destinées à la jeunesse
  • à la Commission de classification des œuvres cinématographiques

Action au plan local

Outre les contacts auprès des élus, la représentation au sein des centres communaux d'action sociale, des conseils d'administrations des CAF, des UDAF... les AFC proposent un outil original : les Ateliers de Politique Familiale.

Véritable laboratoire d'études, l'Atelier de Politique Familiale (APF) réunit des personnes soucieuses de réfléchir à la façon d'améliorer l'environnement quotidien des familles.

Un Atelier de Politique Familiale est constitué d'un groupe de travail associant des responsables AFC locaux, des adhérents qui souhaitent contribuer, et des experts. Chaque atelier choisit un thème de réflexion, lié à un projet concret visant à améliorer la vie des familles. L'Atelier a pour vocation d'élaborer des propositions, en direction des responsables économiques, sociaux et politiques et de travailler à faire connaître et comprendre le bien fondé de ces propositions.

Quelques thèmes : Elections, Arrêt Perruche, Revalorisation du mariage civil, Carte famille, Taxes locales, Libération des trottoirs, Conciliation vie familiale / vie professionnelle, Chèque petite enfance, Réflexion sur les adolescents, Frais de cantine, Taxe d'habitation, Enseignement religieux dans les établissements publics

 

Modification des majorations familiales : Combien d’autres mesures encore pour détricoter la politique familiale ?

Communiqué de Presse

L’annonce d’un décret modifiant les modalités de calcul des majorations familiales pour les parents d’adolescents vient, une fois encore, semer le trouble autour de la politique familiale.

Ces mesures partielles et à l’optique purement comptable doivent cesser car elles inquiètent les familles et perturbent leur compréhension des politiques publiques. En effet, elles :
- réduisent le pouvoir d’achat des familles;
- suggèrent que les familles ne font pas partie des priorités de la solidarité nationale
- mettent en cause le principe fondateur de la politique familiale : celui de la contribution de la Nation aux charges engagées pour l’éducation de tous les enfants

Pour la CNAFC, il est temps de relancer une politique familiale lisible et compréhensible par les Français. Cette politique doit reposer sur des fondements clairement identifiés et acceptés. La CNAFC, comme elle l’a rappelé à de nombreuses reprises, est disposée à apporter sa contribution à ce chantier.

Mais le climat de guérilla comptable entretenu par initiative des pouvoirs publics la conduit à maintenir son appel à la mobilisation pour soutenir la politique familiale.

Par ailleurs, la mobilisation continue pour le maintien en l'état de la Carte Familles Nombreuses :
www.soutenonslacartefamillesnombreuses.fr

Travail familial atypique : pour un statut social du parent au foyer

Le Parlement européen a adopté le 21 février 2008 une résolution sur l’avenir démographique de l’Europe. Il y « invite les Etats-membres à reconnaître la valeur sociale, économique et éducative du travail familial atypique concernant la prise en charge des enfants et autres personnes dépendantes, en examinant la possibilité de reconnaître ces états de service et d’accorder une protection sociale ainsi que des droits à la retraite aux personnes qui fournissent un travail atypique de cette nature » (alinéa 28). Voilà qui est nouveau.

Le modèle féminin d’aujourd’hui, c’est plutôt la mère active, capable de mener de front une carrière professionnelle dynamique, et l’éducation de ses enfants. La mère au foyer est regardée avec condescendance, voire mépris, comme ayant choisi une sous-activité, un esclavage même.

Or, bien des parents en font l’expérience malheureuse : la conciliation entre la disponibilité familiale souhaitée, et une carrière prenante est très difficile. Quelles que soient les mesures adoptées, une journée ne comptera toujours que 24 heures !
Prendre soin d’un enfant et assurer son entretien et son éducation, exige beaucoup de temps et d’attention de la part des parents, à fortiori lorsque ces besoins sont multipliés par deux ou par trois enfants. On conçoit aisément que même bien organisé, un couple ne peut rentrer chaque soir après une journée de travail, en ayant toute la disponibilité physique et d’esprit nécessaire.
L’objectif est-il de faire entrer l’enfant dans l’emploi du temps surchargé des parents, de le placer vite pour qu’il gêne le moins possible les souhaits de carrière ou l’indépendance professionnelle ? Faut-il alors obligatoirement faire appel à des professionnels rémunérés sensés faire mieux que les parents ? Bien qu’on entende dire : « Les femmes ne doivent plus avoir à arbitrer entre leurs aspirations professionnelles ou leurs ambitions de carrières et la satisfaction de leur désir d’enfant », nous disons au contraire, qu’une vraie réflexion est à conduire ensemble par les futurs parents sur les différents arbitrages à faire lors de l’arrivée d’un enfant : arbitrer le changement, l’emploi du temps, le nouveau budget, les nouveaux équilibres familiaux.

Mais nous disons aussi qu’il ne peut y avoir de choix si tous les dispositifs sociaux favorisent exclusivement un modèle, celui de la « femme professionnelle ».

Plusieurs voix en France s’élèvent pour réclamer un statut pour ces parents qui s’occupent à plein temps de leurs enfants. Mais quel serait-il ? C’est ce que s’efforce de définir ce dossier proposé par la CNAFC. Et qu’est-il déjà aujourd’hui, en sus du statut de parent lui-même ?

 

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