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Couple

La fidélité, une base pour le bonheur

conugaliteLa fidélité en amour ne va plus de soi. Et pourtant... chacun y aspire naturellement et c’est le secret du bonheur à deux ! Alors, concrètement, voici quelques pistes pour la vivre... au quotidien !

Car la fidélité, c’est d’abord une histoire de chaque jour ! Au fil du temps, chacun évolue et les besoins de l’un et de l’autre ne sont plus les mêmes : c’est normal, et plutôt heureux !


Comment faire de ces changements, de ces évolutions, des tremplins ?

D’abord, cela nécessite pour le couple un énorme besoin d’adaptation et d’écoute. L’histoire du couple est faite de décalages, d’ajustements permanents. Avec des moments paisibles et parfois des marches à monter dans l’ajustement mutuel.

Et si, pour monter ses marches, nous avions besoin de la fidélité ? Si la fidélité, loin d’enfermer dans la routine, était au contraire source de nouveauté – et de fantaisie – dans la relation avec son conjoint ?

La fidélité promise donne confiance

La parole échangée marque la cohérence d’un projet de vie qui s’inscrit dans la durée et donne confiance. Le mot fidélité aurait-il sens avec la restriction mentale : « on verra si ça marche? ». Dans la promesse de fidélité, l’autre est apaisé. Il peut être lui-même sans être sous pression. Quoi de plus épanouissant pour chacun ? Et donc pour le couple ? Car ne nous y trompons pas, quand chacun s’épanouit, c’est la relation qui y gagne...

La fidélité fait du temps un allié

Aimer, c’est donner du temps. Toute grande œuvre demande du temps et le temps conjugal est celui de la lenteur – et non de la passivité et de l’inertie ! Le temps est l’épreuve de vérité, il oblige à dépasser le rêve et l’idéalisation. Le temps permet de corriger, de s’améliorer, voire de changer. C’est à travers la répétition du quotidien que se dévoilent les attitudes, les traits de caractères, la nouveauté de l’autre. Alors qu’à l’inverse, celui ou celle qui poursuivrait la multiplication des expériences conjugales trouverait la répétition.
Mère Teresa confie : « Soyez fidèle dans les petites choses parce que c’est en elles que réside votre force. »
Le pari de la fidélité est qu’il y a de l’infini dans l’autre et que j’ai besoin de temps pour dévoiler ce mystère. Qui pourrait prétendre connaitre à fond un autre être humain ? Cela ne veut pas dire que j’aime à l’infini, mais que je n’aurai jamais fini de découvrir l’autre. Plutôt rassurant, non ?

La fidélité est une aide en temps de crise

La fidélité ne gomme pas la réalité. Le risque de difficultés existe : routine, souffrance, agressivité, déception. Dans les temps de crise, il y a perte d’évidence. Comment tenir, tel un funambule sur son fil ? Comme lui, il faut alors fixer un point à l’horizon, que l’on ne voit pas mais qui permet de mettre un pas en avant, puis l’autre. Ce point d’appui est la fidélité qui permet d’assumer les difficultés lorsqu’elles surviennent, de passer au-delà du douloureux temps de crise. La fidélité m’oblige à aller de l’avant, à ne pas me retourner.

La fidélité dans l’alliance

La promesse de fidélité vaut engagement mutuel d’alliance. Comme deux anneaux enlacés, afin que l’on puisse rester deux, tout en étant fruit de la mise en commun. Ce ne sont pas deux personnes qui se fondent dans un magma informe, mais deux volontés qui sont dans une dynamique nouvelle. L’amour n’est pas statique, il grandit ou il recule. Xavier Lacroix* nous rappelle qu’à l’origine, l’alliance exprimait un pacte guerrier, un combat, avec enjeu de vie et de mort.
Alliance pour les combats de la vie, au-delà du prévisible et qui nécessite d’avoir pu prendre appui sur le roc de la fidélité promise et donnée.

La fidélité est donc facteur de confiance, fait du temps son allié. Elle aide à traverser les crises, se nourrit et grandit dans la promesse de celle mise dans les plus petites choses.
A l’heure où l’atmosphère est au zapping à outrance, la fidélité fait rêver de nombreux jeunes – et moins jeunes ! Les jeunes ont soif de grands projets, de don de soi et d’absolu, la fidélité est une réponse au projet durable.
La fidélité est un garant de la relation durable qui fait de la vie humaine une vie harmonieuse et heureuse.

Au moment où la France s’apprête à quitter la routine du travail, les informations catastrophes ou les divertissements trompeurs et addictifs, pourquoi ne pas découvrir les vraies clés du bonheur et de l’épanouissement du couple ? La fidélité est un des secrets à révéler aux couples qui ont soif de bases sur lesquelles s’appuyer pour s’aventurer pour et dans la vie avec l’être choisi et aimé.

De nombreuses formations sont proposées durant l’été permettant d’assimiler ces clés de voute. La fidélité en fait partie.
Ne nous privons pas de formations pour notre bonheur !

Article écrit en collaboration avec Christiane Behaghel, conseillière conjugale et familiale au CLER.

• De chair et de parole. Xavier Lacroix – Ed Bayard

La nuptialité en baisse en France

logo inseeUn total de 231.225 mariages entre personnes de sexe différents ont été célébrés en France en 2013,
soit le niveau le plus faible depuis l'après-guerre, selon une étude publiée par l'Insee.
Les mariages de 2013 sont en baisse de 6% par rapport à 2012 et ont été, pour 20% d'entre eux, des remariages.
L'Insee rappelle que, de 1950 au début des années 1980, plus de 300.000 couples se mariaient chaque année en France métropolitaine, avec un pic à 417.000 en 1972.

Toujours selon l'Insee, l'âge du premier mariage ne cesse de s'élever depuis les années 1970, se situant en 2013 à 30,5 ans pour les épouses, contre 23 ans en 1980, et à 32,3 ans pour les époux, contre 25,1 ans.

La part des remariages augmentent du fait de cette propension des couples à se séparer. En 2013, 47.000 hommes et 45.000 femmes ont contracté une seconde union, représentant un mariage sur cinq entre personnes de sexe différent. Cette proportion était de 7,8% en 1973.
Les personnes contractant un nouveau mariage sont quasiment toutes (94 %) issues de divorces, dont le nombre augmente depuis 1975 (année de promulgation de la loi introduisant le consentement mutuel), pour atteindre 125.000 en 2013.

Enfin, 7.367 mariages entre personnes du même sexe ont été célébrés en 2013 après la promulgation, en mai, de la loi sur le "mariage pour tous", dont 59% de couples masculins

Cette enquête montre une évolution du mariage, il n'est plus un passage obligé pour fonder une famille et avoir des enfants. Il est devenu un choix de couples déjà établis.
Par ailleurs, le mariage est « concurrencé » par d'autres types d'unions, notamment l'union libre et surtout le pacte civil de solidarité (pacs). Créé en 1999 afin de permettre l'union des couples de même sexe, le pacs connaît finalement un grand succès auprès des hétérosexuels
Et on peut remarquer que le nombre de mariages entre personnes du même sexe est relativement bas au regard des 200 000 personnes qui vivent en couple avec une personne de même sexe en France aujourd'hui.

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=if18

Gleeden : les AFC demandent à la justice de se prononcer

pomme gleeden rencontres extraconjugalesCommuniqué de presse

La campagne publicitaire qui fait la promotion de « Gleeden », « le premier site de rencontres pour personnes mariées » qui encourage l'adultère, suscite des réactions croissantes.

Choix de la rédaction

Conditions de vie des enfants après le divorce de leurs parents

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié, le 4 février 2015, une étude sur les conditions de vie des enfants après le divorce de leurs parents.

Près de 160 000 enfants mineurs ont vécu le divorce de leurs parents en 2009. Et un an après l’évènement, 76 % vivent principalement chez leur mère contre 9 % principalement chez leur père. Une prédominance qui s’explique par le jeune âge des mineurs - 9 ans en moyenne - au moment des divorces.

La résidence alternée a doublé depuis 2003 mais ne concerne que 15 % des enfants. Elle est plus fréquente chez les ménages aisés et dans certaines régions du territoire.

Après un divorce, la séparation d’une fratrie reste très rare, elle ne concerne que 5 % des cas.

L’impact du divorce est également matériel. Cette étude nous apprend que la moitié des enfants demeurent dans le logement initial l’année après le divorce. Même en cas de déménagement après la séparation, 95 % des enfants restent dans le même département.

Les déménagements post-divorces amènent régulièrement les enfants à occuper des logements plus petits (-15 m²) en terme de surface et de nombre de pièces, une diminution qui peut aller jusqu’à 37 m² dans le cas d’une mère seule.

Enfin, dans la moitié des cas de divorces, une pension alimentaire est versée. Dans la majeure partie des cas, elle est accordée à la mère, lorsque celle-ci a la garde exclusive. Dans ce cas-là, le montant médian de la pension par enfant est de l’ordre de 150 euros mensuelle et inférieure à 100 € pour 20 % des divorces.

Toutes ces informations confirment l’ampleur du coût du non-mariage, à commencer par les enfants et signalent l’urgence d’actions préventives et de soutien aux couples et aux pères et mères dans leur rôle de premiers et principaux éducateurs de leurs enfants. 

Source : INSEE première N°158 /Conditions vie enfants après divorce

Campagne GLEEDEN

Vous êtes nombreux à nous interpeler au sujet de la campagne publicitaire  "Gleeden", « le premier site de rencontres pour personnes mariées » qui encourage à l’adultère.

Les AFC examinent la possibilité d’une action contentieuse. Vous pouvez aussi réagir personnellement auprès du Jury de déontologie Publicitaire en vous aidant de notre fiche "Que faire contre les affichages choquants".

Accompagner les couples

Face aux questions que peut poser la vie conjugale, aux difficultés qu'ils rencontrent (communication...), certains couples sont démunis voire même en crise. Voici quelques informations utiles concernant les démarches possibles en matière d'accompagnement,

des propositions différentes suivant les besoins et la situation de chacun.

Conseil conjugal, thérapie de couple... qu'est-ce ?

La première chose à faire avant toute démarche auprès d'un spécialiste en thérapie de couple est de vérifier s'il a une formation professionnelle dans ce domaine. Ainsi, les médecins généralistes, psychiatres et psychologues doivent avoir une formation supplémentaire pour recevoir des couples en thérapie.

Les thérapeutes de couple et les conseillers conjugaux sont formés pour accompagner les couples ensembles ou en individuel sur toutes les questions conflictuelles qu'ils rencontrent : le thérapeute travaille sur la relation avec des outils spéciaux.

Les conseils conjugaux et thérapeutes de couples sont formés pour traiter les problèmes sexuels cependant ils peuvent orienter le couple vers un sexologue lorsque le problème est très spécifique.
La différence entre un conseil conjugal et une thérapie de couple s'inscrit principalement par le nombre de séances suivant la demande du couple.

Une thérapie de couple s'étale sur plusieurs séances et peut durer plusieurs mois voire plusieurs années (le rythme des séances est fixé par le thérapeute avec l'accord du couple en fonction de la demande).

Un conseil conjugal peut être l'objet d'une seule séance si le couple traverse une difficulté ponctuelle mais peut se transformer en thérapie de couple s'il s'avère que la demande ponctuelle révèle un problème plus profond.

Une thérapie familiale réunit un couple et les enfants ; cette thérapie porte sur les rapports entre divers membre de la famille et non seulement entre les conjoints. Il peut arriver que le problème apporté par une famille s'origine dans le couple (très souvent le cas !) auquel cas le thérapeute familial peut renvoyer le couple auprès d'un conseiller conjugal ou un thérapeute de couple ou continuer à voir le couple seul si il a la double formation.

La thérapie familiale est une approche systémique de la famille avec des outils et un regard propre à cet angle (la famille est observée comme un système et traitée comme tel).

La médiation s'adresse au couple qui ayant fait le choix de se séparer, ont besoin d'aide pour résoudre certaines questions (garde d'enfants, droit de visite, partage des biens, etc.). Il arrive qu'à l'occasion d'une médiation le couple réalise qu'ils ne sont pas prêts à se séparer auquel cas le médiateur doit les orienter vers le conseil conjugal.

Un couple en crise peut faire le choix de suivre un programme ou une retraite pour traiter leur difficulté ; dans ce registre, « Retrouvaille » est un parcours chrétien qui apporte un soutien très adapté aux couples. (http://www.retrouvaille-coupleencrise.fr).

La médiation : quelques clarifications utiles

La médiation familiale est un processus de pacification des conflits familiaux. Elle permet de résoudre des questions pratiques devenues des problèmes insolubles faute de communication.
Son objectif premier est de permettre aux couples divorcés ou séparés de renouer le dialogue dans l'intérêt de leurs enfants. Au-delà du conflit, la médiation familiale les accompagne à réinvestir leur rôle parental et les aide à porter un regard commun sur leurs enfants.

La médiation s'adresse à toutes les situations familiales où l'absence de communication crée une impasse : grands-parents coupés de leurs petits-enfants, conflits intergénérationnels, transmission de la maison familiale...

Le médiateur familial est un tiers diplômé d'Etat neutre, formé à l'écoute et à la gestion des conflits. Il accueille inconditionnellement les personnes et offre un espace confidentiel où elles peuvent se parler et s'écouter afin de trouver conjointement une solution appropriée à ce qui les oppose. Au fil des séances les personnes sortent de leur position pour aller vers l'autre, redécouvrant le sens de l'altérité ; elles reprennent confiance dans leurs capacités, mettent en place une nouvelle forme de communication et parfois cheminent vers le pardon.

En pratique
Le médiateur peut être saisi spontanément ou sur injonction du juge aux affaires familiales. Le processus de médiation se déroule sur 2 à 8 séances, se clôturant si besoin par un accord homologable par le juge.

Renseignements http://www.mediatrice-familiale.fr

L'infidélité comme bien de consommation...

Une campagne de publicité fait à nouveau l'apologie de l'infidélité conjugale et suscite des réactions vives.

De tels supports, au-delà de leur apparence, renvoient aux conceptions erronées de la relation et de la sexualité que véhicule la société contemporaine autant qu'ils les renforcent (et la fréquentation des sites concernés explose littéralement). Ici, la sexualité devient même un objet publicitaire...

Dans une interview donnée à Valeurs actuelles (9/22 août 2012), Pascale Morinière, vice-présidente de la Confédération nationale des AFC, soulignait que cette tendance constitue « le marqueur d'une société adolescente qui vit la transgression comme une expression de soi. Dans une société d'où le risque est banni, les époux, comme les jeunes, trouvent la prise de risque dans l'infidélité, la tromperie, le mensonge ». « Ces sites organisent une forme de prostitution mutuelle et consentie, poursuit Pascale Morinière. On y trouve l'apologie du non-lien, le corps considéré comme une vitrine, un support de la puissance, un objet de contemplation et de consommation, mais extérieur au moi profond ». Sans parler des conséquences sociales, économiques, psychologiques... de l'infidélité élevée au rang de bien de consommation...

Enfants des ruptures familiales et pauvreté : un état des lieux

Coût des ruptures conjugalesL'INED publie de nouveaux chiffres qui rappellent que, si les effets des ruptures conjugales sont plus amples, 71% des 13,7 millions d'enfants mineurs que comptait la France en 2011, vivent avec « leurs deux parents biologiques », leur père et leur mère donc.

Un phénomène toujours plus massif ?

Ce constat posé, l'étude rappelle ainsi que « chaque année, près de 350 000 couples se séparent, dont la moitié a des enfants à charge. Et 10 000 couples ayant des enfants mineurs se défont du fait du décès du conjoint ou compagnon ». Ensuite, on apprend que 18% des enfants mineurs vivent dans un foyer monoparental, 7 % avec un de leurs parents et un beau-parent et 4 % au sein d'une famille recomposée avec des demi-frères ou demi-sœurs.

A l'appui du constat que la rupture conjugale est de plus en plus fréquente, les auteurs estiment la proportion d'enfants ayant vécu la séparation de ses parents :
- « 15 % des enfants de moins de 14 ans nés en 1975 ont vécu la séparation de leurs parents, toutes causes confondues (compris décès d'un des parents) ;
- 23 % pour la génération née en 1990 (proportion au dire des mères, les pères tendant à sous-déclarer les ruptures d'union) ».

Ils précisent pourtant que « la proportion d'enfant faisant cette expérience semble stagner au début des années 2000 ».

Quels coûts pour les ruptures conjugales ?

Une nouvelle fois, le lecteur aura la confirmation que « les séparations et ruptures d'union affectent les conditions de vie des familles et leurs enfants ». Qu'il s'agisse du lieu de résidence ou du taux de pauvreté, rien n'est plus « comme avant » !

Ainsi, dans :
- « 71 % de cas, la résidence est exclusivement confiée à la mère ;
- 13 % de cas, la résidence est exclusivement confiée au père ;
- 16 % des cas la résidence alternée est notifiée.
Toutefois, la résidence alternée ne concerne qu'une très faible minorité de l'ensemble des enfants mineurs : seulement 2,5 % en 2004 contre environ 1,3 % en 1986 ».

En matière de risque de pauvreté des enfants vivant avec des parents séparés, des différences fortes existent selon le mode de résidence. On observe « un taux de pauvreté de :
- 38 % pour les mères hébergeantes lorsqu'elles vivent seules
- 26 % pour les pères hébergeants lorsqu'ils vivent seuls
- 16 % pour les parents « hébergeants » après une remise en couple ».

Toujours sur le plan matériel, on apprend que
- « seules 28 % des familles monoparentales avec un enfant né en 2011 sont propriétaires de leur logement, contre 63 % des parents vivant en couple
- plus de 22 % des familles monoparentales déclarent d'avoir des difficultés à payer leurs factures, contre 9 % des parents vivant en couple ».

Enfin, on ne sera pas surpris de lire l'importance du travail pour prévenir la pauvreté : « La pauvreté des enfants est très liée à la situation de leur(s) parent(s) sur le marché du travail, d'autant plus s'ils ont un seul parent, donc un seul « apporteur » potentiel de ressources, ou s'ils ont de nombreux frères et sœurs, augmentant d'autant les besoins de consommation relativement aux ressources disponibles ».

Quelle réponse politique apporter ? Les politiques sociales semblent s'essouffler et peiner à compenser durablement les effets des situations décrites ici. N'est-il pas temps de relancer de véritables politiques préventives ? C'est un des objectifs majeurs de la politique familiale, une source de sa lisibilité aussi alors que les familles ont besoin de confiance.

Actualité La Croix

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