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Couple

Lecture : Et si on se mariait ?

livre siOnSeMariaitAvec cet ouvrage, sous-titré « Comment savoir si on est prêt », le Père Cédric Burgun et Bénédicte Lucereau se fixent pour objectif « d'interroger clairement une notion clé de l'engagement : la capacité. Suis-je capable de me marier ? Il sera donc un éclairage pour anticiper les difficultés éventuelles, ou réfléchir lorsqu'elles se présentent ». 

De fait, l'ouvrage pourra intéresser aussi des couples déjà mariés. Mais c'est surtout à ceux qui s'y préparent, ou à ceux qui les accompagnent, que les auteurs, l'un canoniste, l'autre thérapeute de couple, s'adressent, forts de leur expérience sur la matière, et à ceux qui se préparent au mariage religieux en particulier. 

Si la dimension civile de « la plus belle des promesses » est peu abordée, le lecteur peut y trouver des éclairages anthropologiques stimulants que l'on pourrait imaginer prolonger, par exemple sur la question de l'identification de l'autre, à partir de La Boutique de l'Orfèvre.

 

Manifestation européenne le 2 février

Des projets de loi sont annoncés qui concernent la vie des familles, mais leur contenu et les modalités du débat ne sont pas encore connus. La Manif pour tous appelle à manifester dans  Paris, Lyon et dans différentes villes européennes le 2 février prochain.

Retrouvez toutes les informations pratiques  sur leur site.

Les AFC mènent un travail de fond sur chacun de ces projets et elles poursuivent leurs actions de veille et de mobilisation sur chacun de ces dossiers pour faire entendre la voix des familles dans la société.

Il reste urgent de consacrer du temps aux actions éducatives, au militantisme de proximité, au travail de terrain et à l’engagement politique quotidien, notamment en vue des prochaines échéances électorales, nationales et européennes.

Nous devons pouvoir être écoutés par les candidats, alimenter le dialogue sur la place de la famille dans les programmes, et sensibiliser les électeurs aux enjeux qui les concernent, pour qu’ils puissent dire dans quelle société ils veulent vivre, eux-mêmes et leurs enfants.

Mariage, PACS : une nouvelle donne ?

Les mariages entre personnes de même sexe ont représenté 4 % des mariages de l’année, avec un pic de 1 500 unions célébrées en septembre. Ce chiffre, perçu comme élevé, n’enraye pas la baisse du nombre global de mariages qui, après une courte embellie en 2012 (245 930 contre 236 826 en 2011), diminue à nouveau avec 238 000 mariages célébrés en 2013.

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Divorce et non-mariage incitent à se marier en séparant ses biens

Une étude de l’INSEE parue en janvier 2014, Plus ou moins mariés : l’évolution du mariage et des régimes matrimoniaux en France, révèle une augmentation significative – 64% –  du nombre de couples mariés selon le régime de séparation de biens, entre 1992 (6,1%) et 2010 (10%).

Outre le profil social et culturel de ces couples que relève l’étude, il est particulièrement intéressant  de constater que « l’histoire matrimoniale des conjoints mariés en  séparation de biens est plus « mouvementée »  que celle les couples mariés en communauté :  pour près de 40 % de ceux‑ci, un des deux  conjoints a déjà été marié, alors que 20 % des  couples mariés en communauté sont dans une  situation similaire, en 1992 comme en 2010. »

L’étude note également que « en choisissant la séparation de biens, les mariés s’assurent de disposer, en cas de divorce, de l’ensemble des biens qu’ils ont acquis au cours de leur vie. Ce choix a néanmoins un coût monétaire car il nécessite la rédaction d’un contrat que seul un notaire peut établir. De plus, il peut entraîner un coût psychologique, car il force les conjoints à envisager la possibilité du divorce à un moment de construction du ménage ».

Le choix croissant des couples de se marier sous le régime de la séparation des biens illustre, de fait, la prégnance du "non-mariage". Il devient clairement un "possible" pour ces couples mariés, leur mariage s'en trouvant sans nul doute d'autant fragilisé, de l'intérieur et dès le départ, et ce d'autant plus que les couples qui choisissent ce type de régime sont en général issus eux-mêmes de séparations et « vie sentimentale mouvementée ».

Ces données soulignent l’importance de revaloriser le mariage civil, notamment en développant davantage sa préparation. Le mariage civil d’un homme et d’une femme repose en effet sur un cadre légal qui exprime les trois dimensions de la vie conjugale : engagement mutuel, accueil et éducation des enfants, solidarité familiale et sociale.
Dans ce contexte, la récente proposition de simplifier la procédure de divorce par simple consentement mutuel devant notaire ou greffier affaiblis considérablement la dimension institutionnelle du mariage en banalisant le divorce.

Simplifier le divorce, c’est affaiblir le mariage

Communiqué de presse

Un rapport qui vient d’être remis à la Chancellerie propose d’ouvrir aux greffiers la possibilité de gérer les divorces par consentement mutuel – et la suppression du recours au juge, excepté en cas de problème –  afin de désengorger la justice et réduire le coût lié à cette séparation.


Les AFC tiennent à rappeler que le divorce n’est pas un acte banal, même quand il est demandé par consentement mutuel.


Pour les AFC, une telle réforme représenterait une régression importante en matière de protection du plus faible et affaiblissant considérablement la dimension institutionnelle du mariage et en banalisant l’acte.


Le mariage, union d’un homme et d’une femme dans la durée, reposant sur leur engagement public, sert le bien commun et favorise la protection du plus faible au sein du couple. Simplifier davantage sa rupture en effaçant le formalisme du divorce affaiblirait et fragiliserait encore plus le mariage.

Les familles rassemblées à Rome

Les 26 et 27 octobre dernier, les familles du monde entier étaient réunies autour du Pape François à l’occasion d’un grand pèlerinage.

A cette occasion, le Pape s’est adressé aux familles. Répondant à la question de savoir comment « vivre la joie de la foi », il a notamment souligné la mission centrale de la famille : cellule vitale de la société, elle est une communauté de vie et d’amour. Or, « la vie souvent est pénible, souvent aussi tragique ! Nous avons entendu récemment... Travailler est pénible, chercher un travail est pénible. Et trouver du travail aujourd’hui nous demande beaucoup d’effort. Mais ce qui est le plus pénible dans la vie ce n’est pas cela : ce qui est plus pénible que toutes ces choses c’est le manque d’amour. C’est pénible de ne pas recevoir un sourire, de ne pas être accueilli. Ils sont pénibles certains silences, parfois aussi en famille, entre mari et femme, entre parents et enfants, entre frères. Sans amour, la peine devient plus pesante, insupportable. Je pense aux personnes âgées qui sont seules, aux familles qui peinent de ne pas être aidées à soutenir ceux qui, à la maison, ont besoin d’attentions spéciales et de soins ».

Parlant ensuite du mariage, il a apporté un éclairage fort autour de l’idée que les époux se marient pour s’aimer, sans savoir ce qu’ils vont vivre, mais en sachant qu’ils vont le vivre ensemble : « Celui qui se marie dans le Sacrement dit : « Je promets de te rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie, et de t’aimer tous les jours de ma vie ». Les époux, à ce moment, ne savent pas ce qui arrivera, ils ne savent pas quelles joies et quelles peines les attendent. Ils partent, comme Abraham, ils se mettent en route ensemble. Et c’est cela le mariage ! Partir et marcher ensemble, main dans la main, s’en remettant entre les mains du Seigneur. Main dans la main, toujours et pour toute la vie ! Et ne pas prêter attention à cette culture du provisoire, qui morcèle notre vie ! ».

Les enfants au cœur des recompositions familiales

L’INSEE vient de publier de nouveaux chiffres (http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1470 ) éclairant la situation des enfants vivant dans des familles recomposées. Le tableau est contrasté et apporte aussi des informations importantes sur ce que vivent tous les autres enfants :

  • « 13,7 millions d’enfants âgés de moins de 18 ans vivent en famille en France métropolitaine »
  • « parmi eux, sept sur dix vivent dans une famille avec leurs deux parents »
  •  les autres vivent dans un foyer monoparental (18 %), avec un seul parent donc, ou dans une famille recomposée (11 %)
  • « 1,5 million d’enfants mineurs résident dans 720 000 familles recomposées (encadré 1). Près de la moitié d’entre eux vit dans un logement où cohabitent des enfants que la femme a eus d’une union précédente et les enfants communs au couple »
  • « parmi les enfants en famille recomposée, 530 000, soit un peu plus d’un tiers, sont issus de l’union actuelle : ils vivent alors avec des demi-frères ou demi-sœurs. Les 940 000 autres vivent principalement avec un seul de leur parent et un beau-parent ».

Au final, ce sont donc près de 75 % des enfants qui vivent avec leur père et leur mère, certains étant le fruit d’une nouvelle union.

Autres chiffres frappants :

  • « parmi les enfants qui résident avec un beau-parent, 740 000 vivent avec leur mère et 200 000 avec leur père » et « 7 enfants sur 10 avec un beau-parent ne logent pas régulièrement chez leur autre parent »
  • la part des enfants vivant dans une famille recomposer « tend toutefois à augmenter avec l’âge des enfants : de 8 % chez les moins de 4 ans à 12 % parmi les 15-17 ans, le taux culminant à 13 % chez les 11-14 ans », signe de la fragilité accrue des unions avec le temps.

Tout en indiquant avec précision que, dans l’ensemble des familles, celles qualifiées de « traditionnelles » restent bel et bien majoritaires, toutes ces informations confirment l’ampleur des coûts du non mariage, à commencer par les enfants et signalent l’urgence d’actions préventives et de soutien aux couples et aux pères et mères dans leur rôle de premiers et principaux éducateurs de leurs enfants. Le projet de loi « Famille » en sera-t-il l’occasion ?

Couples, pensez aussi à vous…

Parce que la famille est la « première éducatrice à la paix » (Benoît XVI), parce que notre vie de famille est souvent occupée par un quotidien envahissant, le couple, dont l’engagement est au fondement de la famille, a besoin d’être soutenu. Et l'on sait combien l'importance de la relation entre époux au sein du couple a été mise en avant par les enseignements de Jean-Paul II.
C’est au couple, à ce dont il a besoin pour s’épanouir, à ce qui peut l’en empêcher… que ce dossier de La Vie des AFC est consacré. Sur ces bases, vous trouverez dans les pages qui suivent des pistes de réflexion et quelques propositions pour faire grandir la communion au sein de votre couple !

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