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Couple

Un tour de France pour s’engager en politique

Communiqué de presse

A droite comme à gauche, l’engagement politique pour tous, au service de la personne humaine, c’est maintenant !

Derrière la nébuleuse de La Manif pour Tous, une foule immense, à rendre jaloux tous les manifestants des trente dernières années, s’est retrouvée dans la rue jusqu’au bout du processus législatif. Que l’on soit d’accord ou non sur le fond, sa densité, sa diversité et son abnégation ont bouleversé les repères politiques habituels. Par leur mode d’action, les opposants à ce projet de loi ont créé une rupture dans le train-train de la République, replaçant au cœur du débat la question anthropologique et la personne humaine. Une conscience collective s’est forgée chez des personnes peu habituées aux estrades et aux meetings, avec un slogan : « on ne lâche rien », un « ONLR » devenu un acronyme identitaire d’une génération texto.

Alors pourquoi une telle ardeur à ne plus rien « lâcher » ? Au-delà des questions liées au mariage civil, il s’agit de faire vivre le « patrimoine humain » avec ses limites et ses fragilités, dans un humanisme qui ne saurait se laisser dominer par le fantasme prométhéen d’une liberté absolue et solitaire, par la froide efficacité des techno-sciences et des intérêts financiers qui les soutiennent…

Ce mouvement appelle un deuxième acte ; une nécessaire recomposition pour promouvoir - auprès des pouvoirs publics, dans des associations ou au sein des différents partis politiques - une certaine idée de l’homme : une « humanité durable », une « écologie humaine » ou « une société du lien », autant d’expressions qui valorisent la proximité avec toute personne humaine, à commencer par le plus faible.

Cette double implication dans la démocratie participative (via les associations) et représentative (dans les partis) est nécessaire. Elle élargit les préoccupations éthiques en les intégrant aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Elle permet de s’inscrire d’avantage dans le concret de notre « vivre-ensemble », anticipant les débats à venir, maîtrisant davantage les échéances pour formuler des propositions positives. De telles actions politiques assurent la vitalité de notre démocratie ; le désengagement et le repli sur soi ne peuvent que faire le lit du populisme.

Ne nous y trompons pas : en investissant fortement et pacifiquement l’espace public, notre génération ne constitue pas une menace, mais offre au contraire un appel d’air pour la démocratie et pour notre société. C’est pour susciter et accompagner ces engagements, en organisant un débat solide et apaisé entre des acteurs politiques et associatifs de différentes sensibilités, que nous vous invitons à participer à ce Tour de France tourné vers la réflexion sur le désir d’engagement politique, ouvrant sur des possibilités d’action collectives concrètes.

A droite comme à gauche, l’engagement politique pour tous, au service de la personne humaine, c’est maintenant ! Premier rendez-vous à Caen le 17 juin…

RDV le 17 juin à 20h, Maison des Associations - 7bis, rue Neuve Bourg l'Abbé.

 
Antoine Renard, président des Associations Familiales Catholiques
Philippe de Roux, co-fondateur des Poissons Roses

 

 

Rupture familiale : la place des pères en question

Une nouvelle étude de l’INED vient confirmer de façon saisissante certaines conséquences des ruptures conjugales.

Loin des discours sur le caractère paisible de ces dernières, il apparaît ainsi clairement que « lorsque les parents sont séparés, une partie des enfants ne voit plus que rarement leur père, et certains même pas du tout ». Cette situation apparaît d’autant plus problématique, souligne l’auteur, que « le développement de la monoparentalité a conduit à s’intéresser à ses conséquences sur les enfants à l’adolescence ou une fois adultes ».

Que montre l’étude des coûts du non-mariage ? « Bon nombre d’études se sont attachées à démontrer l’effet positif sur le développement social, cognitif et émotif de l’enfant du maintien de l’engagement du père après la séparation ». Cela n’empêche pas que l’absence de rencontre entre les deux reste fréquente. Bien plus, le temps passant, la présence paternelle s’estompe et avec elle la figure du père : « L’absence de rencontre concerne près d’un enfant mineur sur 10, proposition qui atteint 19 % si l’enfant a entre 19 et 21 ans et 32 % s’il a entre 30 et 34 ans. Au total, pour 18 % des enfants (de 0 à 34 ans) de parents séparés, le père dit ne jamais les voir ». On apprend aussi que « plus l’enfant était jeune [au moment de la rupture], moins il voit son père ensuite : plus d’un enfant sur quatre parmi ceux qui avaient moins de 3 ans au moment de la séparation ne rencontre pas son père, contre un sur sept parmi ceux qui avaient au moins 8 ans ».

Le décrochage à 18 ans s’explique sans aucun doute par des raisons d’ordre juridique : « Ainsi, il se pourrait que certains enfants ne souhaitent plus voir leur père mais aussi, dans certains cas, que le père estime que son rôle de parent s’arrête à la majorité de l’enfant et ne fasse plus d’effort pour maintenir les liens ». De telles hypothèses mériteraient évidemment d’être approfondies. Il faut tenir compte aussi de l’éloignement, du fait que la situation conjugale du père a pu évoluer. Interviennent aussi les niveaux de diplôme, de revenu : la probabilité pour un enfant de ne pas voir son père « est d’autant plus forte que le père est peu diplômé ou occupe une position professionnelle peu stable ». Le constat suivant lequel « les relations qu’entretient un enfant avec son père sont aussi fortement liées aux rapports que ce dernier entretient lui-même avec son propre père… » achève une analyse préoccupante qu’atténue à peine la conclusion sur l’évolution des comportements et la conviction de l’auteur suivant laquelle « l’idée selon laquelle le couple parental doit survivre au couple conjugal s’impose aujourd’hui ».

Pour les AFC, ces chiffres, ces illustrations des conséquences des ruptures conjugales, montrent qu’il est plus que temps de se préoccuper de mesures préventives et de nature à valoriser la stabilité des couples et des familles dont on voit, en creux, les atouts et les ressources qu’elle représente pour la société et à soutenir les pères et les mères dans leur rôle de premiers et principaux éducateurs de leurs enfants ?

Une étude sur "désunion et paternité"

Désunion et paternité, tel est le sujet sur lequel revient la dernière note d'analyse du Centre d'Analyse Stratégique (CAS) publiée dernièrement. Elle constate « les "coûts cachés" de la spécialisation conjugale » qui « se révèlent en cas de rupture », en insistant notamment sur la « vulnérabilité de la relation père – enfant. »

Dans un contexte sociétal actuel particulièrement agité et dans lequel les repères familiaux font l'objet de questionnement, cette étude – produite par une institution d'expertise et d'aide à la décision placée auprès du Premier ministre – vient nourrir la réflexion de chacun. Au moment où beaucoup s'interroge sur la réalité de l'égalité entre l'homme et la femme, sur la réalité de rôles propres à chacun (certains se faisant promoteurs d'une indifférenciation des sexes), ladite note pose la question des rôles entre hommes et femmes et de leur approfondissement réciproque. Un développement de 16 pages qui ne laisse pas de faire réfléchir quant au projet d'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples composés de personnes de même sexe.

Par ailleurs, le CAS s'inquiète de ce que l'on pourrait appeler une paternité en souffrance, particulièrement visible en cas de séparation des couples. Le plus souvent, en effet, c'est le lien entre le père et l'enfant qui est mis à mal, occasionnant une souffrance pour les pères et une altération de la part des enfants portés sur leur propre père, et plus généralement, sur la figure paternelle. Un constat que les AFC ont maintes fois évoqué, notamment dans leur vade-mecum Sortir des coûts du non-mariage (Mars 2012). S'appuyant, entre autres, sur une étude de l'INSEE, elles y soulignent que « les ruptures familiales, qui ne se limitent pas aux seuls divorces, modifient considérablement la façon dont le père remplit son rôle, et sont source de souffrance de son côté, comme de celui des enfants. Ainsi, « les adultes ayant entre 18 et 34 ans attribuent une note moyenne de 8,1 sur 10 à la satisfaction tirée des relations avec leur mère et de 7,9 avec leur père quand ces derniers sont toujours ensemble, contre 7,4 pour la mère et 5,8 pour le père en cas de séparation. [...]. 17 % des enfants (âgés de moins de 25 ans) de parents séparés sont élevés par leur père. 18 % ne le voient jamais, 22 % ne le rencontrent qu'une fois par an. »

Favoriser « une paternité active », par exemple en permettant aux pères une meilleure conciliation entre leur vie professionnelle et leur vie familiale, sont des pistes préconisées par le CAS pour y remédier. Sur ce point également, l'analyse du CAS rejoint un levier d'action possible et concret mis en avant par les AFC depuis plusieurs années, et qui figurait parmi leurs propositions au moment des dernières élections.

Parution de "Les lendemains du mariage gay"

Vers la fin du mariage ? - Quelle place pour les enfants ?

les lendemains du mariage gay"Est-il juste d ouvrir le mariage civil aux personnes de même sexe ? Cette question n est pas posée ici de manière théorique, mais dans le contexte social et politique bien précis de la société française actuelle. Le critère central à l aune duquel les choix politiques sont déterminés étant la justice, il s agit d expliciter ce qui fonde la revendication à l ouverture du mariage, à savoir la lutte contre les discriminations. L auteur analyse ce qu est le mariage en tant que tel, à savoir l institution qui articule la conjugalité et la parenté. Est-il donc juste de prévoir un cadre institutionnel dans lequel l enfant vit sa filiation soit dans une parenté monosexuée, soit dans une pluriparentalité ? De telles situations le priventelles de biens humains intrinsèques ? La loi doit-elle prévoir que certains enfants aient à supporter les conséquences des choix sexuels de ceux que l État leur désignera malgré tout comme leurs parents ? Quelles sont les conceptions de la justice sous-jacentes aux diverses réponses ? Cette revendication est-elle en continuité avec les évolutions récentes ou bien produit-elle une rupture majeure ? En réponse à toutes ces questions, Thibaud Collin fournit les élements pour que chacun puisse envisager la gravité de sa propre réponse avec clarté."

Biographie de l'auteur: Thibaud Collin, né en 1968, professeur agrégé de philosophie, enseigne en classes préparatoires au collège Stanislas et à l'IPC Faculté libre de philosophie (Paris). II a notamment écrit Le Mariage gay - les enjeux d'une revendication (Eyrolles, 2005)

Parution de "Se marier et durer"

Ce petit traité de l'amour s'adresse à tous les couples. Par son parler vrai sur la fidélité, et permet de rassurer, de conseiller...

Est-il possible de s'aimer toute une vie ? La vague incessante de divorces sème le doute dans le cœur des jeunes à l'heure de fonder leur propre foyer. A tous ceux qui se préparent au mariage et à ceux qui les accompagnent, le Père Pierre-Marie Castaignos veut donner des clés pour aplanir le chemin devant les jeunes couples qui se forment et leur permettre de s'engager dans un amour au long cours.

Qu'est-ce qu'aimer ? Quels sont les contrefaçons de l'amour ? Quel est le rôle de la famille ? Et l'argent dans tout ça ? Comment traverser les épreuves ? Est-il possible de pardonner ? Quelle place donner à la foi dans mon couple ? En quoi le corps est un pédagogue de l'amour ? Sans démagogie mais avec pragmatisme, l'auteur donne des pistes de réflexion qui serviront aux jeunes couples comme à ceux qui comptent déjà de longues années de mariage. Pour lui, le couple et la famille durables sont des priorités. C'est là que l'on apprend à développer le goût de l'autre.

Pierre-Marie Castaignos
Se marier et durer
Editions Salvator

ISBN : 978-2-7067-0871-8 - 160 p. – 17€

L'auteur :
Membre de la communaute des Serviteurs de Jésus et de Marie, Pierre-Marie Castaignos a passé de nombreuses annees a préparer des jeunes au mariage et a accompagner des couples en difficulté. ll a anime de nombreuses conferences tant auprès des AFC, des CPM (Centres de preparation au mariage) que des equipes Notre-Dame et preche de nombreuses retraites de preparation au mariage dans le cadre dè sa communaute
ll a ete elu superieur general de sa communaute de 2001 a 2007, puis au service du diocèse de Belfort-Montbeliard de 2008 a 2012 comme aumônier des étudiants et accompagnateur des jeunes professionnels du diocèse.

Ecouter une interview du Père Castaignos

PACS – mariage : évolutions récentes et perspectives en vue d’un débat de société crucial

Après un accroissement de 40 % en 2008 par rapport à l'année précédente, la pente de la progression du PACS semble marquer le pas en 2009 (+ 20 % par rapport à 2008) et en 2010 (+ 18 % par rapport à 2009). Ce sont toute de même plus de 205 000 PACS qui ont été signés en 2010 (175 000 en 2009). Parmi eux, la très grande majorité concerne des couples de sexe différents (95,5 % en 2010). Cette tendance se confirme d'année en année.

Intéressante à constater est aussi la stabilité du nombre de mariages célébrés en 2010 : 251 654 (contre 251 478 en 2009).

Au final, la formalisation du lien conjugal progresse, mais, malgré les rapprochements entre mariage et PACS, elle revêt deux formes : l'un « faible », celui du PACS, et l'autre « forte », celle du mariage. Car, malgré la confusion croissante entre mariage et PACS, des différences importantes demeurent entre ces deux régimes dont on apprend qu'ils sont choisis par des populations aux âges proches et à des âges proches.

Avec toutes les données déjà disponibles et les travaux déjà réalisés à ce sujet, il y a là de quoi donner à réfléchir à ceux qui se proposent de conduire un changement radical de la législation en matière de conjugalité.Il apparaît déjà plus que jamais nécessaire de promouvoir le mariage civil, défini comme l’union d’un homme et d’une femme, et de consolider les initiatives récentes en vue de le préparer. Ces réponses seraient vraiment à la hauteur du choix fait par celles et ceux qui se marient.

Préparation au mariage civil : ils en parlent

Ministres, maires, sociologues, présidents d’associations, juristes… Un mois après les premiers « tests » en mairie des kits de préparation au mariage civil, ils s’expriment sur les raisons qui les poussent à encourager une telle initiative.

En janvier dernier, Claude Greff, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, remettait à l’honneur le mariage civil, « valeur sûre de notre société ». Afin de ne pas « banaliser, ni bâcler cette cérémonie », elle annonçait un certain nombre de mesures, dont le fameux « kit de préparation au mariage civil », résultat d’un groupe de travail initié en juin 2011. Un travail auquel les AFC ont pris une part active, dans le prolongement de leurs travaux et de leurs demandes répétées en ce sens.

Elus et futurs époux sont conviés à redécouvrir les droits et devoirs auxquels ouvre le mariage civil. Si 77% des jeunes aspirent aujourd’hui à fonder un couple et un foyer uniques et stables, la France atteint paradoxalement un taux de divorces de 50%. Ce paradoxe est source de questionnements et nécessite de « répondre au plus près aux attentes des couples », estime encore la secrétaire d’Etat. Un projet et une initiative que soutiennent aussi de nombreux « experts » confrontés à la réalité, difficile parfois, qu’est le mariage et son impact sur la société.

Les AFC souhaitent en effet réaffirmer que le mariage civil d'un homme et d'une femme est un engagement libre, réciproque et durable. Il repose sur un cadre légal qui exprime la triple dimension de l'union conjugale : engagement mutuel, accueil et éducation de l'enfant, solidarité familiale et sociale. A ce titre, il doit être valorisé, pour accompagner les couples qui choisissent librement un tel engagement.

La redécouverte du mariage comme « la plus belle des promesses » et une meilleure compréhension des droits et devoirs des époux sont un bon moyen de prévenir les difficultés et coûts de nature très diverse - déstabilisation des enfants, précarisation des familles... - qui découlent des ruptures familiales ou des situations de conjugalité autres que le mariage. Une situation qui n’a pas laissé indifférente la ministre chargée de la Famille qui mesure combien « les conséquences des divorces sont humaines, et en même temps financières » et où « le couple est déstabilisé » et « le foyer précarisé ». Car le coût du « non-mariage », ou du « démariage », est non seulement affectif, psychologique, mais aussi social et économique, et appelle une prise en charge croissante de la collectivité et des pouvoirs publics. Un constat que partage, à son niveau, Françoise Dekeuwer-Défossez, professeur de droit à l’Université de Lille 2 et spécialiste du droit de la famille, témoin que « les divorces représentent les plus importants litiges portés à la juridiction civile. Plus de la moitié sont assumés par l’aide juridictionnelle de l’Etat ».

Mais faut-il tant insister sur les droits et devoirs, nécessaires, au risque d’en oublier que la première raison pour laquelle on se marie est l’amour, et que la première cause des séparations est le désamour, ou à tout le moins une déception qui révèle une conception partielle de l’amour, largement réduite au sentiment, changeant par nature ? Car si le mariage civil implique des droits et devoirs, il ne peut néanmoins se limiter à un simple « contrat social ». Le mariage civil est en lui-même porteur d’une densité dont beaucoup de couples au moment de s'engager n'ont pas suffisamment conscience et qui recouvre des dimensions comme la fidélité, le respect mutuel, le partage des tâches, la solidarité... Les termes du Code civil sont riches en enseignements et contribuent à nourrir et soutenir la réflexion sur la vie de couple, et sur sa portée à la fois sociale mais aussi personnelle. Un aspect sur lequel François de Singly, sociologue spécialiste de la famille, souhaite également attirer l’attention, soulignant que « les gens ne se séparent jamais en fonction du contenu du contrat », que la garantie ou le « secret » d’un « mariage durable » ne sont pas d’abord dans un « contrat juridique mais dans la logique affective » et « l’apprentissage de la vie à deux». Un apprentissage au long cours et jamais terminé, mais qui mérite de débuter… et de bien débuter !

Pour accéder au livret de préparation au mariage civil

La Cour Européenne des Droits de l’Homme ne reconnaît une autorité conjointe sur les enfants que pour des couples mariés

Communiqué de Presse

Dans sa décision du jeudi 15 mars 2012, la CEDH a estimé que le régime juridique dans lequel vivaient deux femmes pacsées françaises ne permettait pas, comme l'avait également conclu en 2006 la justice française, à l'une d'adopter l'enfant de l'autre, né par AMP.

La CEDH a estimé que cette « différence de traitement » n'est pas « fondée sur l'orientation sexuelle », en rappelant que les couples hétérosexuels pacsés sont soumis aux mêmes conclusions.

Les AFC notent avec intérêt cette décision qui souligne que le législateur français est fondé à reconnaître au mariage un traitement différent du fait de la force de l'engagement qu'il représente et de ses conséquences sur le bien des personnes et le bien commun.

A cette occasion elles tiennent à rappeler :

- que le PACS, du fait de ses caractéristiques légales (modalités de rupture, portée en termes de protection sociale...) n'ouvre pas à une vie familiale de même nature que le mariage,

- que « le principe d'égalité ne s'oppose pas à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes » (Arrêt du Conseil constitutionnel),

- que si l'affection est essentielle, elle ne suffit pas à structurer un enfant, et qu'il est fragile et périlleux d'en faire un fondement en matière d'exercice de l'autorité parentale,

- que la filiation est un lien particulier entre la mère, le père et l'enfant. De ce lien découlent des droits, des devoirs et des relations spécifiques (autorité, interdits sexuels, transmission patrimoniale, devoir d'assistance...) qui débordent la seule question de l'exercice de l'autorité parentale.

Les AFC, enfin, réitèrent avec force leur demande de clarifier les différents types d'union et renouvellent leur proposition d'inscrire dans le Code civil précisément le mariage comme engagement public et durable d'assistance, d'amour, de fidélité et de fécondité entre un homme et une femme.

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