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Fin de vie

Vote au CESE sur la fin de vie : les AFC désapprouvent le vote du groupe famille

Communiqué - 27 avril 2018

 
Le mardi 10 avril, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) s’est prononcé en faveur du développement des soins palliatifs mais aussi de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, en adoptant un avis par 107 voix pour, 18 voix contre et 44 abstentions.
 
Le groupe famille du CESE au sein duquel siègent des militants AFC a voté « pour » l’avis à une large majorité.
 
Les AFC ne doutent ni de leurs convictions, ni de leur désapprobation des propositions en faveur de l'euthanasie puisqu'ils ont courageusement travaillé à la rédaction d’un dissensus (opinion divergente) formellement inscrit dans l’avis. Ils ont aussi dénoncé avec force les mentions « décès naturel » à l'état civil ou « derniers soins » en cas d'euthanasie.
Les AFC estiment néanmoins que ce vote s’est révélé une erreur dans la mesure où, à l’expérience, il fait l’objet d’interprétations contradictoires. D’autant que l’ambiguïté de ces interprétations a été entretenue par la communication du CESE, dont les AFC ont obtenu qu’il la rectifie et rende compte plus loyalement du dissensus qu’il avait tout d’abord occulté. 
  
En particulier, pour beaucoup, la présence de 11 bonnes préconisations en faveur du développement des soins palliatifs et la formulation explicite d’un dissensus sur les préconisations 12, 13 et 14 qui sont favorables à l’euthanasie et au suicide assisté, n’auraient pas dû exonérer de la nécessité de voter contre l’avis dans son ensemble.
Surtout, au-delà d’un vote inapproprié aux interprétations ambiguës, les AFC appellent à garder les yeux d’abord rivés sur la gravité de la situation. Car même si le groupe famille avait voté « contre », les préconisations en faveur de l'euthanasie auraient obtenu une écrasante majorité.
 
L’engagement contre l'euthanasie et pour le développement des soins palliatifs requiert une action ambitieuse et durable d'explication, notamment des points suivants :
- « La dignité est inhérente à la nature humaine. Elle ne dépend pas de l’idée que chacun se fait de lui-même, elle n’est donc pas un principe, mais son respect en est un. »1
- « La légalisation de l’assistance au suicide entrerait en contradiction avec le droit de toute personne à la vie ; elle mettrait en cause un principe anthropologique présent dans tout notre système juridique qui reflète une société́ prioritairement soucieuse de protéger le plus faible » 2 - texte repris du dissensus introduit par les opposants du CESE à l’euthanasie.
- « Si certains font le choix désespéré du suicide, la société a avant tout le devoir de prévenir ce geste traumatisant. Ce choix ne doit pas entrer dans la vie sociale par le biais d’une coopération légale au geste suicidaire. » 3
  
Les AFC redisent inlassablement que chacun doit pouvoir être assuré que la main qui le soigne ne peut être une main qui donne la mort. 
 
1 Avis du CESE, Déclaration du groupe de l’UNAF, avril 2018
2 Avis du CESE, Texte du dissensus du groupe de l’UNAF, avril 2018
3 Fin de vie, oui à l’urgence de la fraternité ! Déclaration de la Conférence des Evêques de France, avril 2018
 

Fin de vie : quand l'Etat endort les consciences

La proposition de loi CLAEYS-LEONETTI créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie a été ratifiée le 2 février dernier (JORF du 3 février 2016), après son adoption à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

En apparence, cette nouvelle loi semble être le prolongement de la loi LEONETTI votée en 2005.

En réalité, l’optique a pourtant changé. La loi de 2005 permettait de laisser mourir sans faire mourir, une loi au bénéfice des médecins selon certains. La nouvelle loi veut remettre la volonté des patients au centre, en leur donnant de nouveaux droits.

Cette loi est-elle la meilleure réponse à la souffrance ? Au moment du grand passage, que propose-t-elle à ceux qui sont près du départ ? Une anesthésie pour dormir avant de mourir, afin de ne pas se voir mourir, d’échapper à l’angoisse de la mort. Angoisse du malade, angoisse des proches qui trouvent parfois que l’agonie est longue, que la fin tarde à venir. Est-ce là la grande dignité de l’homme ? Ou est-ce la dernière révolte de l’homme face à sa destinée que de décider lui-même le moment du face-à-face avec l’éternité ?

Celui qui meurt affronte seul l’inconnu. Mais le remède à cette solitude ultime se ramène-t-il à une perfusion ? N’est-il pas dans l’accompagnement ? L’accompagnement, un chemin plus ou moins long, qu’il faut savoir doser, avec l’aide des autres, pour ne pas s’épuiser et ne pas en venir à souhaiter la fin.

La mort, ce n’est pas que l’affaire de celui qui meurt, cela concerne les proches, les familles qui font, eux aussi, l’apprentissage de la mort.

Cette nouvelle loi veut apporter une solution technique au drame de l’existence. Nous ne pouvons croire que c’est un progrès en humanité.

La véritable dignité de l’homme se trouve dans l’acceptation de sa condition de créature. Nous n’avons pas choisi le moment de notre venue au monde, ne cherchons pas à décider du moment de notre départ. Donnons et recevons de l’amour jusqu’au bout. Ne donnons pas la mort, humanisons-la.

Fin de vie : un pas inutile et de trop

Fotolia findevieCommuniqué de presse

La proposition de loi CLAEYS-LEONETTI créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie a été ratifiée le 2 février (JORF du 3 février 2016) après son adoption à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

Ces nouveaux droits changent l’optique de la loi LEONETTI, votée à l’unanimité en 2005. Celle-ci permettait de laisser mourir sans faire mourir, en dénonçant l’obstination déraisonnable, et donnait la parole aux patients par la possibilité de rédiger des directives anticipées.

Cette nouvelle loi veut donner de nouveaux droits aux patients, qui s’imposeront aux médecins, notamment :

- Les directives anticipées ne seront plus seulement consultées, mais seront contraignantes pour les médecins. Les amendements apportés par le Sénat ont cependant redonné un peu de parole aux médecins pour éviter qu’ils ne deviennent des exécutants de la volonté des patients.
- Les patients ont le droit, lorsqu’ils le décident, dans le cas d’une maladie grave et incurable
       - d'arrêter des traitements qui les maintiennent en vie, y compris la nutrition et l’hydratation artificielles désormais considérées comme traitements,
       - de demander une sédation profonde et continue jusqu’au décès.

Certes il faut justifier d’une souffrance insupportable, mais la souffrance étant un terme global qui ne se limite pas à la douleur physique, ce critère est très subjectif et ne constitue qu’un faible garde-fou contre une éventuelle demande d’assistance au suicide.

Tout en rejetant tout acharnement médical, les AFC s’inquiètent des risques de dérapages que ces nouvelles dispositions pourraient favoriser en direction du suicide assisté et de l’euthanasie, même si ces dispositions extrêmes semblent écartées.

Les AFC redisent leur attachement au respect de la vie jusqu’à son terme naturel. Elles souhaitent que chaque personne souffrante ou en fin de vie puisse bénéficier de soins palliatifs et de l’accompagnement de personnes respectueuses, délicates et attentives.

Coup de cœur

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