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Fin de vie : se comparer aux autres suffit-il à trancher ?

Le 8 juin dernier, Roland Courteau, sénateur, a déposé une proposition de loi « relative à l'assistance médicale pour mourir et à l'accès aux soins palliatifs ».

Cette proposition intervient 7 ans après la loi Léonetti qui, estime Roland Courteau, « est loin de régler toutes les situations » et ne permet « que de « laisser mourir » ». Ainsi, l'article 1er de la présente proposition demande que « Toute personne, majeure non protégée, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit l'origine, lui causant des souffrances physiques ou psychiques qui ne peuvent être apaisées ou qu'elle juge insupportables, peut demander à bénéficier, dans les conditions prévues au présent titre, d'une assistance médicale pour mourir ». Ce texte semble motivé également par un "retard" de notre législation qui placerait la France « parmi 33 pays de l'OCDE étudiés, au 12ème rang des pays dans lesquels on meurt le mieux, derrière notamment les pays qui ont été les premiers à légaliser l'euthanasie (Pays-Bas et Belgique). »

Au vu de ce texte, les AFC souhaitent rappeler que l'accompagnement des personnes en fin de vie appelle d'abord des actions de terrain et certainement pas de nouvelles lois qui instaureraient un « droit à mourir ». La mort ne saurait être en aucun cas une réponse à la souffrance. Le fait que ce texte soit déposé en pleine campagne pour les législatives suscite aussi des questions de méthode.

Par ailleurs, dans une résolution en date du mois de janvier 2012, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a exprimé une opposition claire à l'euthanasie. Le texte soulignait ainsi que « L'euthanasie, dans le sens de l'usage de procédés par action ou par omission permettant de provoquer intentionnellement la mort d'une personne dépendante dans l'intérêt allégué de celle-ci, doit toujours être interdite ».

A l'heure de la question de l'européanisation et, pour la France, des échéances électorales, les AFC souhaitent qu'une écologie de l'homme soit prise au sérieux, au même titre que les questions économiques, diplomatiques, environnementales..., afin de mettre en œuvre des stratégies globales et multidisciplinaires pour apporter une réponse effective, médicale et éducative à la souffrance des personnes.

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