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Eduquer en s’appuyant sur le rythme des saisons

Les saisons se succèdent, le printemps laissant la place à l'été puis à l'automne.... Eternellement le printemps revient. Il peut être intéressant de s'appuyer sur ce renouvellement continu dans l'éducation de nos enfants. Quelques pistes...

Education à la patience : La pomme ne murit pas en un jour. La fleur s'épanouit puis se fane avant de donner naissance à l'embryon du fruit. Plusieurs mois sont nécessaires avant de pouvoir déguster ce fruit. Permettre ainsi à l'enfant de comprendre que tout ne peut pas toujours arriver à l'instant que l'on voudrait. Aujourd'hui dans notre société habituée au tout, tout de suite, la nature avec son bon sens remet les pendules à l'heure en quelque sorte.

Laisser le temps au temps : Une éducation équilibrée induit une bonne vitesse. Il s'agit de leur offrir le temps et l'espace dont ils ont besoin pour découvrir le monde, pour intégrer les différents apprentissages. Une vitesse juste qui réponde aux besoins et aux rythmes de l'enfant. L'observation du cycle des saisons aidera celui-ci à prendre conscience de la nécessité de l'attente. L'attente permet aussi d'apprécier les choses à leur juste valeur .Savoir se régaler de fraises au mois de juin sans vouloir absolument en manger à noël ,savourer le moment des premiers feux de cheminée ...! L'abondance, l'uniformité tue le désir.

Accepter le lâcher prise : Il faut que la fleur fane pour laisser place au fruit. L'enfant a besoin de comprendre qu'il ne peut pas rester dans un état qui lui convient, il doit apprendre à quitter progressivement l'enfance, se construire avec inévitablement une part de regrets de ce qui n'est plus, une crainte de ce qu'il ne connait pas encore.

L'émerveillement : Le cycle des saisons et plus largement la nature environnante peut nous aider également à faire rentrer les enfants dans la capacité à s'émerveiller : Le givre sur les branches un matin d'hiver, un cerisier en fleurs, les feuillages flamboyants de l'automne... Les aider ensuite à gouter le bon de chaque saison ; la neige en hiver, le soleil et la chaleur en été. Pour qui a vécu par exemple aux Antilles il est facile de réaliser que la chaleur permanente est fatigante, heureux pays tempérés ! Les aider à avoir conscience que la nature a besoin de pluie, que sans le froid les microbes prolifèrent..., peut nous aider à leur faire percevoir que certaines difficultés sont parfois nécessaires pour déboucher sur un mieux, par exemple le médicament amer pour guérir. Ce sont les rythmes saisonniers également qui contrôlent les capacités de l'organisme à résister aux agressions de l'environnement.

Sens de la gratuité « La rose est sans pourquoi, elle fleurit parce qu'elle fleurit, elle ne se soucie pas d'elle-même, elle ne se demande pas si on la voit » (Angélus Silesius, livre 1 , 289) Quelle variété dans la structure d'un flocon de neige, et tout cela pour fondre en quelques secondes ! L’observation de la nature et des saisons fourmille d’exemples qui nous permettent de faire réaliser à un enfant qu’il n’est pas forcément nécessaire de chercher la rentabilité à tout prix.

L'imprévu : La tempête de l'hiver, l'orage de grêle au moment des moissons, le cerisier qui fleurit avec un mois d'avance, toutes les saisons réservent des surprises. Cela peut aider l'enfant à accepter l'imprévu dans sa vie comme quelque chose d'inévitable voire de naturel. A l'heure où l'on voudrait pouvoir tout contrôler, les aléas de la nature nous donnent encore bien des leçons....

Il n'y a pas de saisons inutiles. Le réaliser peut permettre à l'enfant d'apprendre à apprécier chaque âge de la vie, en particulier la fin de vie ; le dépouillement de l'hiver qui prépare à la grande rencontre... Il est des crépuscules qui sont plus beaux que l'aurore...

Une Référente Chantiers-Education

(Photo : copyright Flickr-RTlibrary)

 

Les saisons se succèdent, le printemps laissant la place à l’été puis à l’automne….                                                                            Eternellement le printemps revient.                                                                                                                                                              Il peut être intéressant de s’appuyer sur ce renouvellement continu dans l’éducation de nos enfants.                                       Quelques pistes…
Education à la patience : La pomme ne murit pas en un jour. La fleur s’épanouit puis se fane avant de donner naissance à l’embryon du fruit. Plusieurs mois sont nécessaires avant de pouvoir déguster ce fruit.                                                                                                                        Permettre ainsi à l’enfant de comprendre que tout ne peut pas toujours arriver à l’instant que l’on voudrait.  Aujourd’hui dans notre société habituée au tout,  tout de suite,  la nature avec son bon sens remet les pendules à l’heure en quelque sorte.                                            
Laisser le temps au temps : Une éducation équilibrée induit une bonne vitesse. Il s’agit de leur offrir le temps et l’espace dont ils ont besoin pour découvrir le monde, pour intégrer les différents apprentissages. Une vitesse juste  qui réponde aux besoins et aux rythmes de l’enfant.  L’observation du cycle des saisons aidera celui-ci à prendre conscience de la nécessité de l’attente.                                                                                                                                                                                                                   L’attente permet aussi d’apprécier les choses à leur juste valeur .Savoir se régaler de fraises au mois de juin sans vouloir absolument en manger à noël ,savourer le moment des premiers feux de cheminée …!                                 L’abondance, l’uniformité tue le désir.
Accepter le lâcher prise : Il faut que la fleur fane pour laisser place au fruit. L’enfant a besoin de comprendre qu’il ne peut pas rester dans un état qui lui convient, il doit apprendre à quitter progressivement l’enfance, se construire avec inévitablement une part de regrets de ce qui n’est plus, une crainte de ce qu’il ne connait pas encore.
L’émerveillement : Le cycle des saisons et plus largement la nature environnante peut nous aider également à faire rentrer les enfants dans la capacité à s’émerveiller : Le givre sur les branches un matin d’hiver, un cerisier en fleurs, les feuillages flamboyants de l’automne… Les aider ensuite à gouter le bon de chaque saison ; la neige en hiver, le soleil et la chaleur en été. Pour qui a vécu par exemple aux Antilles il est facile de réaliser que la chaleur permanente est fatigante, heureux pays tempérés !                                                                                                                                                           Les aider à avoir conscience que la nature a besoin de pluie, que sans le froid les microbes prolifèrent…,  peut nous aider à leur faire percevoir que certaines difficultés sont parfois nécessaires pour déboucher sur un mieux, par exemple le médicament amer pour guérir. Ce sont les rythmes saisonniers également qui contrôlent les capacités de l’organisme à résister aux agressions de l’environnement.
Sens de la gratuité                                                                                                                                                                                               « La rose est sans pourquoi, elle fleurit parce qu’elle fleurit, elle ne se soucie pas d’elle-même, elle ne se demande pas si on la voit » (Angélus Silesius, livre 1 , 289)                                                                                                                                                  Quelle variété dans la structure d’un flocon de neige, et tout cela pour fondre en quelques secondes !                           L’observation de la nature et des saisons fourmille d’exemples qui nous permettent de faire réaliser  à un enfant qu’il n’est pas forcément  nécessaire de chercher la rentabilité à tout prix.
L’imprévu : La tempête de l’hiver, l’orage de grêle au moment des moissons, le cerisier qui fleurit avec un mois d’avance, toutes les saisons réservent des surprises. Cela peut aider  l’enfant à accepter  l’imprévu dans sa vie comme quelque chose d’inévitable voire  de naturel. A l’heure où l’on voudrait pouvoir tout contrôler, les aléas de la nature nous donnent encore bien des leçons….
Il n’y a pas de saisons inutiles. Le réaliser peut  permettre à l’enfant d’apprendre à apprécier chaque âge de la vie, en particulier la fin de vie ; le dépouillement de l’hiver qui prépare à la grande rencontre…

Il est des crépuscules qui sont plus beaux que l’aurore…

Comment concilier rythme personnel et rythme familial ?

Les 600 Chantiers-Education partagent et réfléchissent sur un même thème d'année: Les Rythmes de vie dans la famille

Dans l'Est de la France la question se pose en ces termes : « Comment trouver un équilibre entre l'accueil de chacun dans sa différence et le rythme commun à une vie de famille ? »
Dans une famille, chaque membre est unique, différent des autres. Et dans ce lieu commun avec ses règles propres, chacun doit pouvoir puiser des ressources pour grandir et s'épanouir. , chacun doit pouvoir se sentir « personne unique ».
En partageant leurs expériences, Magali, Sandrine , Aurélie et les autres mamans du chantier-éducation nous ont aidées à nous interroger sur la synergie : accueil du rythme propre à chaque enfant et rythme de la famille en prenant l'exemple des retours d'école.

Plusieurs pistes ont été soulevées :
Etre à l'écoute du rythme de notre enfant c'est-à-dire de ce qu'il a vécu aujourd'hui en évitant de tout commenter.
Avoir un regard bienveillant sur ce qu'il a pu vivre et ressentir dans sa journée.
Par exemple: la prise de recul par rapport à une remarque d'un prof, le lâcher prise pour une mauvaise note, la possibilité de jouer avant de faire son travail scolaire...
Ces différentes attitudes éducatives sont comme des repères pour nous parents.
Par ce partage d'expériences et la réflexion, l'équipe du chantier éducation a pris conscience que le rythme personnel allait de paire avec le rythme de la famille.

Mais des règles communes sont nécessaires.
Par exemple : on prend le goûter avant le travail du soir mais le gouter à une fin. On peut même établir à l'avance qui va ranger la cuisine.
Chacun peut raconter sa journée mais on ne se moque pas. Si ce qui dit mon frère ne m'intéresse pas, je vais ailleurs mais je ne le « casse »pas. En revanche, on peut parler de tout à la maison mais on accepte que l'on puisse repousser à plus tard certaines conversations.

D'autres pistes ont été mises en évidence :
Certains enfants, plus que d'autres, sollicitent l'écoute et l'attention des parents.
Ou encore, chaque enfant a besoin de moments uniques avec chacun de ses parents.
Les parents sont aussi appelés à veiller à ce que chacun puisse avoir une activité qui lui est propre tout en respectant le rythme et l'équilibre de la famille.
Ces pistes, ces repères, ces points d'attention, chaque famille, chaque parent va voir
ce qui va mettre en œuvre pour sa propre famille avec ce qui est vécu aujourd'hui en son sein. Et essayer de tenter ainsi de concilier le rythme de chacun et le rythme de la famille.

Une mère participant au Chantier-Education

 

Thème d’année 2008/2009 : « L’éducation, une aventure à deux voix : père et mère »

Pour la deuxième fois, un thème commun de réflexion est proposé aux Chantiers-Education : « L'éducation, une aventure à deux voix : père et mère ».

Le premier thème autour des conflits a montré la richesse d'une telle expérience dont le caractère transversal permet de rejoindre tous les parents. Les fruits du travail sur les conflits ont ainsi donné lieu à un livre écrit par Marie-Paule Mordefroid, « Parents/Enfants : vivre les conflits », qui montre que les conflits sont présents dans toutes les familles et qu'ils peuvent permettre de faire grandir et de renforcer la famille.

C'est à partir de cette première expérience d'un thème commun et aussi à la lumière des questions soulevées par de nombreux parents que le thème « l'éducation, une aventure à deux voix : père et mère » a été choisi. Au cœur de ce thème se trouve la question de savoir comment conjuguer le rôle du père et celui de la mère dans l'éducation des enfants. Cette interrogation fait écho à des questionnements très présents dans la société actuelle quant à l'identité des parents et de chacun d'eux et le rôle qu'ils jouent auprès de leurs enfants. Partant du constat que les hommes et les femmes sont égaux mais différents et que leurs relations éducatives respectives avec l'enfant sont par définition différentes, il s'agit donc de réfléchir autour de la complémentarité dans l'éducation. L'éducation à deux voix est un défi pour les parents mais c'est également une opportunité. En effet, en prenant conscience des rôles différents et nécessaires de chacun des parents, ces derniers peuvent s'épanouir davantage dans leur mission éducative, ce qui est bénéfique pour l'ensemble de la famille.

Le travail mené au sein des Chantiers-Education donne lieu a des discussions et à des partages qui à leur tour permettent à chacun des participants de s'approprier de nouveaux repères pour l'aider dans l'éducation de ses enfants. La majorité des participants aux Chantiers-Educations sont des mères, ce thème a donc aussi pour vocation de rejoindre les pères pour leur permettre de s'interroger sur leur rôle auprès de leurs enfants et les aider dans l'éducation conjointement avec leur femme. Ce thème pourra aider les couples à trouver ensemble leurs repères en tant que parents, une véritable aventure à deux voix !

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