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L’obésité infantile : quelques conseils pour l’éviter !

Beaucoup de choses ont déjà été dites sur l'obésité des enfants. Cependant, ce mal continue de toucher près d'un enfant sur six en France soit deux fois plus qu'il y a dix ans. Quelles sont les conséquences de cette pathologie sur l'enfant ? Que peut-on faire pour limiter les risques en ce sens ?

L'obésité a souvent pour premier effet d'isoler l'enfant en ne lui permettant pas de pratiquer les mêmes activités que ses autres camarades. Les moqueries sont fréquentes. La tentation est grande de se replier sur soi, de renoncer à une vie sociale épanouie, de compenser le manque par une suralimentation, ce qui engendre un cercle vicieux. Notons également que les mauvaises habitudes alimentaires prises dans l'enfance ont des effets à l'âge adulte : la personne présentera plus de risque de connaître des problèmes articulaires, musculaires, cardiaques et respiratoires que celle ayant gardé un poids normal durant les deux premières décennies de sa vie.

Un bref détour historique illustre deux points très importants concernant l'obésité infantile. Durant les trois premiers quarts du 20éme siècle, il était de bon ton d'avoir un bébé bien joufflu et bien rond. Cétait un signe de bonne santé. et la preuve que le lait maternel était de bonne qualité. Si l'alimentation pouvait être plus ou moins variée par la suite suivant le milieu et le lieu d'habitation, la vie quotidienne offrait de nombreuses occasions d'exercice physique (trajet jusqu'à l'école à pieds ou en vélo, participation aux travaux domestiques...). Urbaine, notre civilisation est aussi plus « sédentaire ».

Actuellement, les médias et les responsables du corps médical répètent souvent qu'il faut éviter les aliments sucrés, gras ainsi que les boisons riches en sucres naturels ou artificiels et qu'il faut faire de l'exercice. On peut ajouter à cela les risques de surconsommation de ces aliments liés à une forme d'addiction. Il semble par ailleurs opportun de revenir sur quelques principes simples pour une bonne hygiène de vie.

Premier principe : le repas doit rester un moment privilégié de la journée, un moment de dialogue en famille autour d'aliments variés. Il comprend trois étapes : une entrée (soupe, légumes assaisonnés), un plat et une fin de repas avec selon les jours des entremets, des laitages ou des fruits. Le pire, est de commencer la journée par un petit déjeuner négligé puis, dès le retour de l'école, de continuer par un grignotage permanent finissant par un plateau repas devant la télé ou l'ordinateur. Le goûter, qui ne doit jamais être un repas, est un moment réparateur du repas du midi s'il a été négligé ou était insuffisant et permet de récupérer le dynamisme permettant de jouer ou de finir le travail scolaire.
Deuxième principe : pratiquer une activité physique tous les jours et non seulement en fin de semaine. La société dans laquelle nous vivons tend à se sédentariser de plus en plus (déplacement en voiture, en transport en commun, en ascenseur, jeux devant la télévision ou sur console, etc.). L'activité est importante pour développer le squelette et la masse musculaire. Pour cela, il convient de se livrer chaque jour, y compris à la mauvaise saison, à un temps conséquent de marche à pied, de vélo ou d'autres activités physiques.
Si ces règles de base sont respectées, il est très probable que l'enfant gardera ce rythme de vie durant son adolescence et l'âge adulte. Une bonne hygiène de vie commence donc par une bonne « hygiène » du comportement.

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