Le choix de l’établissement scolaire
Dans une récente interview du Figaro, Guillaume Prévost, Secrétaire Général de l’Enseignement catholique, insistait sur le rôle légitime des familles dans le choix des établissements scolaires de leurs enfants. Il regrette notamment avec véhémence que, bien qu’elles soient très nombreuses et d’horizons très divers à vouloir faire le choix d’une école catholique, beaucoup sont freinées par les coûts financiers induits, surtout avec plusieurs enfants, et par le manque de propositions qui leur sont faites : faute de contributions publiques à la hauteur d’une réelle liberté de choix pour les familles, l’Éducation Nationale impose de facto sur une large part géographique nationale et pour de nombreuses populations, un monopole de l’école publique.
Les familles savent pourtant que, sous contrat ou hors contrat, l’école catholique demeure, aux côtés de tous les parents, au service du projet de Dieu pour chaque élève et pour la société. Les établissements et leur équipe éducative ont notamment le rôle de s’appliquer à faciliter la rencontre et le dialogue avec les familles dans leur diversité, et à établir avec chacune une relation de confiance.
La place des parents
Comme le dit François-Xavier Clément dans La voie de l’éducation intégrale (Artège 2021), les parents, s’ils ne font pas partie de « l’équipe éducative » au sein d’un établissement, doivent demeurer aux yeux de celle-ci les premiers éducateurs de leurs enfants : « La mission éducative de l’École s’inscrit dans le principe de subsidiarité et respecte en cela un ordre naturel. Les parents acceptent de déléguer une partie de la formation intellectuelle et culturelle à l’école et cette délégation est fondée sur un pacte réciproque de confiance (…). Quand l’enfant devient élève, il ne cesse pas d’être l’enfant de ses parents.»
De l’importance du projet éducatif
D’où l’importance pour les familles, avant d’inscrire leurs enfants dans un établissement, d’en faire connaissance en amont et de bien étudier le projet éducatif proposé pour éclairer leur choix, s’assurant qu’il réponde clairement à leurs propres critères d’éducation ; quitte à ce que les frères et sœurs d’une fratrie soient confiés à des établissements différents en fonction des besoins et des aspirations de chacun.
Cette vigilance reste de mise après l’inscription et se nourrit de l’observation des parents sur l’épanouissement de chacun de ses enfants pendant leur scolarité, épanouissement dans la liberté et la joie. « C’est par la joie réelle des enfants, fruit de leur développement intellectuel, affectif, moral et spirituel que les parents pourront juger de la qualité de ce qu’ils reçoivent à l’école. L’école devrait toujours être le lieu de la joie ! » (id)
Isabelle Cumet