Etude PISA : remettons les fondamentaux au cœur des priorités
La France vient de se classer au 27ème rang mondial de l’enquête PISA menée par l’OCDE pour mesurer le niveau scolaire de 97 pays. Ce classement confirme une baisse continue du niveau des élèves français depuis 10 ans. L’enquête constate une baisse de 40 points en compréhension de l’écrit et de 30 points en mathématiques. Les AFC appellent à renforcer les apprentissages fondamentaux à l’école.
Cet état de fait a des causes multiples : s’il ne faut pas négliger le poids dans cette évolution du temps passé devant les écrans chez les enfants et aussi chez les parents, d’autres facteurs sont spécifiques à la France et expliquent cet effondrement :
- Depuis 1968, ce sont 522 heures de français en moins qui sont enseignées aux élèves dont 90 heures en moins au collège, au profit d’autres matières comme les langues ou le numérique. Par ailleurs, 9% des heures de cours obligatoires (en français et maths notamment) sont perdus chaque année du fait du non remplacement des enseignants.
- Cette situation est aggravée par la présence de nombreux élèves allophones qui ne maitrisent pas le français et sont de ce fait mis en difficulté.
- La moindre exigence dans le travail, la volonté de mettre l’élève en situation de construire son propre savoir, le recours à des pédagogies non directives plutôt qu’à des méthodes d’apprentissage éprouvées, la suppression des notes dans la plupart des classes du premier degré, la dégradation de l’exercice de l’autorité, la multiplication des missions assignées à l’école, concourent à l’aggravation de cette situation depuis de longues années ;
- Le développement non maitrisé de l’Intelligence Artificielle est aussi un facteur risquant de dispenser les élèves de faire les efforts d’apprentissage nécessaires.
Les Associations Familiales Catholiques dénoncent cette dégradation de l’enseignement et soutiennent qu’elle n’est pas une fatalité. Elles appellent les pouvoirs publics à réagir vigoureusement et à remettre l’accent sur les apprentissages de base, en français et mathématiques notamment, et sur des méthodes éducatives éprouvées, conditions nécessaires pour permettre l’accès à la culture générale et à des formations professionnelles ou universitaires.
L’encadrement de l’utilisation des écrans, des réseaux sociaux et de l’Intelligence Artificielle par les enfants et adolescents doit également faire l’objet de politiques spécifiques.
Elles appellent les candidats à l’élection présidentielle à faire des propositions fortes pour notre système scolaire, en particulier en matière de subsidiarité, afin que les talents de tous les acteurs puissent réellement s’exercer.