01/07/2026

Euthanasie : une loi qui fracturera les familles et la société

Adoptée de justesse par l’Assemblée nationale, la loi relative à l’aide à mourir et l’euthanasie suscite une vive inquiétude des AFC, qui dénoncent un texte comportant de nombreuses failles et appellent le Sénat à le rejeter.

Mardi 30 juin 2026, au terme d’un examen sous tension, prolongé durant le week-end, les députés ont approuvé le texte de la proposition de Loi relative à l’aide à mourir, avec une courte majorité de 295 voix pour et 232 voix contre qui révèle une prise de conscience et une opposition croissantes au sein de la représentation nationale.

Votée par 52,5 % des députés elle l’avait été par 53,2 % d’entre eux en deuxième lecture et 54,4 % en première lecture.

Les AFC rappellent que cette proposition est inhumaine car elle contrevient frontalement aux principes de solidarité et de fraternité qui fondent notre société. Elle renverse les valeurs qui ont présidé au fondement de la Sécurité sociale qui instituait le « tous pour chacun » en le remplaçant par le « chacun pour soi ».

La famille, cellule vitale de la société, serait frappée de plein fouet par de multiples drames qui viendraient encore ajouter discordes et oppositions intimes dans une société déjà très divisée.

Des débats houleux et non respectueux ont modifié le texte issu de la commission des affaires sociales pour aboutir à un texte aux multiples failles :

Aucune clause de conscience n’a été prévue pour les pharmaciens qui fourniront le produit létal.

  • La clause de conscience des médecins est dénaturée par une obligation d’orientation vers un autre praticien.
  • Aucune clause d’établissement n’est stipulée ; des établissements confessionnels alertent sur un risque de fermeture.
  • Le délai de réflexion avant le suicide assisté n’a pas été allongé, malgré les enjeux irréversibles d’une telle décision. C’est le plus court au monde (2 jours) (à titre de comparaison : Belgique 1 mois – Canada 3 mois).
  • Le sixième critère — garantir l’accès aux soins palliatifs avant tout accès au suicide assisté — a été refusé alors même qu’il était proposé par un député favorable à cette loi.
  • Les amendements visant à renforcer les modalités de confirmation ou de rétractation du patient ont été rejetés. Parmi eux, une proposition permettant au patient d’exprimer sa rétractation auprès des soignants qui l’accompagnent au quotidien, et non exclusivement auprès du professionnel chargé de la procédure.
  • Le recours à un psychiatre avant l’engagement d’une procédure d’euthanasie ou de suicide assisté a été refusé.
  • Enfin, les majeurs protégés ne bénéficient d’aucune protection spécifique suffisante : l’accord du juge n’est pas requis.

Les AFC appellent les Sénateurs à insérer une clause d’établissement dans le texte de la proposition de loi, et demandent aux députés à qui il reviendrait de voter une dernière fois ce texte, de rejeter une loi qui bafouerait les Droits de l’Homme.

Contre l’euthanasie, les AFC agissent !

  • Fin de vie : la fabrique de l’opinion : une étude commandée par les AFC qui démontre que les Français sont opposés aux dispositions de la loi sur l’euthanasie
  • L’euthanasie est un abandon : un site de mobilisation inter-association pour envoyer un email, une carte postale et demander un rendez-vous et convaincre son député de s’opposer à l’euthanasie.
  • Les souffrances cachées de l’euthanasie : un documentaire inédit a été tourné par les AFC auprès de personnels soignants en Belgique
  • Ensemble pour la Vie : c’est le site lancé par les AFC qui permet d’écrire aux parlementaires sur le sujet de la fin de vie
  • Campagnes de sensibilisation et rencontres avec les parlementaires

Déjà en 2024 et 2025 :

  • Les AFC ont envoyé aux sénateurs leur enquête Fin de vie : la fabrique de l’opinion
  • Les AFC ont rencontré la sénatrice Christine Bonfanti-Dossat, afin de présenter le documentaire au Sénat
  • En mai 2024, la mairie de Paris annule son affichage faisant la promotion de l’euthanasie suite au référé liberté initié par les AFC
  • En 2024, Les AFC ont soutenu le tractage organisé par Faim2Vie, l’association des conventionnels opposés à toutes formes d’euthanasie
  • La Confédération nationale a envoyé les livrets La fin de vie en question aux députés pour qu’ils se posent les bonnes questions au moment des débats dans l’hémicycle.
  • Une lettre signée par 44 médecins a été envoyée au Conseil national de l’Ordre des médecins, pour lui demander une position ferme sur l’aide à mourir.

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