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L’accueil de la petite-enfance en France

politique familialeObjectif prioritaire de la politique familiale depuis de nombreuses années, service rendu aux familles et jugé comme facteur de confiance dans l’avenir, l’accueil de la petite-enfance fait l’objet d’un avis du Haut Conseil de la Famille qui vient de le publier un point sur l'évolution de l'accueil des enfants de moins de 3 ans.

Comme toujours, le document en question est particulièrement bien renseigné et pratiquement exhaustif. Le tableau dressé illustre les efforts accomplis en matière d’accueil de la petite-enfance et de la tenue des objectifs en la matière :

« Au total, on peut retenir les taux de réalisation suivants sur les quatre années du Plan de « développement de la garde d’enfants » (DGE) (2009-2012) :

  •  Si l’on ne déduit pas les places en établissement d’accueil du jeune enfant qui ont été détruites sur la période, le taux de réalisation brut s’élève à 88% avec la création de 176 000 places ou équivalents places (dont près de 96 000 places ou équivalents places créées en établissements d’accueil du jeune enfant et près de 80 000 enfants supplémentaires accueillis chez des assistants maternels).
  • Le taux de réalisation du plan, net des destructions de places, s’élève à 79% (+ 158 000 places ou équivalents de places).
  • Si l’on prend en compte les destructions de places (18 000) ainsi que la très légère augmentation du nombre d’enfants de moins de trois ans gardés par un salarié à domicile (+ 1 2642) et la réduction de la préscolarisation des enfants de moins de trois ans (- 58 000), ce sont environ 100 000 places ou équivalents places nouvelles qui ont été offertes aux familles entre 2008 et 2012, soit une moyenne annuelle de 25 000 solutions d’accueil supplémentaires ».


Mais, au-delà des chiffres, la question est celle des moyens politiques mis en œuvre pour assurer une véritable liberté de choix aux pères et aux mères en matière d’accueil de l’enfant. Les dernières annonces du Gouvernement en la matière ont suscité d’importantes interrogations en la matière.

Quelques pistes pourraient être examinées pour aller dans le sens d’une meilleure harmonisation entre vie familiale et vie professionnelle pour créer les conditions d’un vrai libre choix des familles :

  • conserver le principe de libre-choix des familles pour les congés parentaux en maintenant la possibilité d’opter pour une durée courte (1 an) ou une durée longue (3 ans) du complément de libre choix d’activité,
  • créer un congé parental fractionné permettant aux parents d'être présents aux différents âges de l'enfant (par exemple, outre à la naissance, à l’adolescence),
  • développer la valorisation des acquis de l’expérience et supprimer les mesures discriminatoires pour les parents ayant fait le choix d’arrêter de travailler pour élever leurs enfants (accès aux cantines scolaires, obligation de s’inscrire sur la liste des demandeurs d’emploi pour bénéficier de réductions fiscales…),
  • renforcer l'accompagnement des mères qui prennent un congé parental alors qu’elles occupent un emploi précaire qu'elles ne retrouveront pas à la fin du congé parental,
  • favoriser la formation en cours de congé parental pour une meilleure employabilité,
  • faciliter la réinsertion en entreprise à « temps choisi », en particulier pour les mères qui ont plusieurs enfants,
  • soutenir les initiatives locales de développement des possibilités de télétravail pour limiter les temps de déplacement travail-domicile en créant des centres de télétravail plutôt que le travail à domicile,
  • soutenir les initiatives locales de développement de dispositifs de garde d’enfants interentreprises pour ré-impliquer le monde de l’entreprise dans sa responsabilité sociale au niveau de la famille ;

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