Back Vous êtes ici : Politique Politique et famille Instances de la politique familiale Au Sénat, les AFC se prononcent sur le financement de la branche famille

Au Sénat, les AFC se prononcent sur le financement de la branche famille

Le 21 octobre, Antoine Renard, président de la CNAFC, a été auditionné par des membres de la commission des affaires sociales du Sénat (avec des représentants d’autres associations familiales) à propos de la rénovation de la politique familiale lancée par le Premier ministre en juin dernier et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Rappelant que la famille remplit une fonction vitale pour la société, qu’elle est une « affaire publique », Antoine Renard a insisté pour souligner l’importance de la politique familiale, comme politique d’investissement et de prévention. Occasion de rappeler aussi que « la société a besoin de la famille et doit la concevoir non pas comme un ensemble d’individus à assister dans leurs besoins mais comme une richesse nécessaire, un sujet communautaire doué d’importantes missions sociales », que les familles « n’ont pas besoin d’être administrées, mais soutenues, confortées, encouragées. C’est à l’Etat de veiller aux conditions de leur autonomie et de leur développement, pour le bien de toute la société ».

Pour les AFC, mise régulièrement à mal la politique familiale remplit moins efficacement son rôle quand certaines mesures prennent le risque de monter les familles avec enfants les unes contre les autres dans un contexte de crise économique et sociale. Les AFC ont montré en quoi le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale vont dans le même sens (nouvel abaissement du plafond du quotient familial par exemple) même si certaines mesures sont évidemment positives pour leurs bénéficiaires.

Antoine Renard a demandé de lancer une reconstructive ambitieuse de la politique familiale dont le cœur serait l’emploi, notamment en vue d’articuler politique familiale et politique sociale et non plus les mettre en concurrence.

L’objectif de la première est de nature préventive quand la politique sociale a une visée curative. Reconnaître la visée préventive de la politique familiale, c’est se donner les moyens de rendre compte de la diversité des situations en fonction de leur portée pour les individus et pour la société, et par exemple la possibilité pour les pères et mères d’être présents auprès de leurs enfants. Donner à la politique sociale une visée curative, c’est lui assigner une durée limitée. L’urgence politique est réelle car, a souligné Antoine Renard, ceux qui financent, à commencer par les employeurs et bientôt les familles, s’interrogent déjà sur le pourquoi de leur contribution.

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