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La situation démographique de la France en 2009 : quelques signes encourageants dans un bilan mitigé

L'INSEE vient de publier une présentation des principaux chiffres de la démographie française en 2009. Au 1er janvier 2010, 64,67 millions de personnes vivaient en métropole et dans les départements d'outre-mer. A cette date, pour la première fois, la population de l'Union Européenne a dépassé 500 millions d'habitants dont 13% de Français. Au cours de l'année 2009, la population française a augmenté de 346 000.

Sur le plan de la fécondité, en 2009, la France a été le pays de l'Union européenne où la fécondité est la plus forte : 793 500 enfants nés en métropole et 31 000 outre-mer (des enfants dont l'espérance de vie continue de progresser). Il est à noter que la fécondité a continué de baissé avant 30 ans et de progresser après 30 ans, signalant une sorte d'effet de rattrapage qui se traduit concrètement par l'augmentation de l'âge moyen à l'accouchement.

En termes de nuptialité, on apprend que 251 000 mariages ont été célébrés en France en 2009 : si les auteurs relèvent une baisse par rapport à 2008, ils ajoutent - ce point mérite d'être souligné - que « la baisse tendancielle de la proportion de premiers mariages dans l'ensemble des mariages (par opposition aux remariages des veufs ou des divorcés) s'est interrompue aussi bien pour les hommes que pour les femmes ». Ce phénomène, qui est à considérer avec le constat de la progression de l'âge moyen au premier mariage (31,7 ans pour un homme et 29,8 ans pour une femme), doit être creusé : pour les jeunes, le mariage reste une « belle promesse » alors que les ruptures induisent une sorte de désenchantement, confirmant par là qu'elles sont liées à des déceptions dont les personnes séparées semblent craindre de devoir affronter à nouveau. Il y a urgence à avancer sur la préparation au mariage civil pour favoriser l'appropriation de toutes les dimensions de l'union conjugale et ainsi prévenir les ruptures.

Quant aux divorces, leur nombre diminue lentement depuis l'année 2005, année de mise en œuvre de la nouvelle procédure de divorce par consentement mutuel, plus rapide. On notera ici que « c'est au bout de 5 années de mariage que le taux de divorce (nombre de divorces prononcés pour 1 000 mariages) est le plus élevé : en France métropolitaine, 26 couples mariés depuis 5 ans sur 1 000 ont divorcé en 2009, ils ne sont que 18 parmi ceux mariés depuis 10 ans. Plus le mariage est récent, plus la proportion d'unions déjà rompues augmente, quelle que soit la durée à laquelle on observe cette proportion ».

Le PACS est toujours prisé et l'effet stimulant donné par l'alignement du régime fiscal du PACS sur celui du mariage en 2005 continue de jouer : en 2009, 174 000 PACS ont été enregistrés, soit 19% de plus qu'en 2008. Les caractéristiques déjà mises en avant concernant les partenaires et la stabilité de ce contrat se confirment : « Près de 95 % des PACS conclus en 2009 l'ont été par des partenaires de sexe opposé. Pour ces couples, il y a donc deux PACS pour trois mariages, alors qu'en 2003, il y avait neuf fois plus de mariages que de PACS. Le taux de dissolution des PACS s'établit en 2009 autour de 15 %. De sa création jusqu'à la fin 2009 [...], 705 000 PACS ont été signés en France et 109 000 ont été dissous ».

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