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Instances de la politique familiale

Conférence sociale : les propositions des AFC

Parmi les sujets abordés au CESE lors de la conférence sociale, les AFC ont noté les échanges sur le financement de la protection sociale qui recouvre aussi, il est bon de le rappeler, celui de la politique familiale.

Cette dernière se trouve aujourd'hui dans notre pays dans une situation paradoxale qui nuit à sa lisibilité. Des questions sont ainsi posées régulièrement sur la légitimité de son mode de financement et des doutes sur sa pérennité.

Les AFC sont disposées à travailler avec les pouvoirs publics à consolider l'édifice et à lui donner une cohérence plus importante.

Elles rappellent les propositions qu'elles ont portées en ce sens pendant la campagne électorale :

o revaloriser le travail (coût de la main d'œuvre, accroissement de l'employabilité des actifs, décalage de l'âge de la retraite pour tenir compte de la capacité réelle actuelle à travailler, emploi des seniors ...),

o libérer les capacités de la France à susciter une croissance économique durable et créatrice d'emplois (lutte contre le dumping social, encouragement de l'investissement productif, lutte déterminée contre les déficits publics, source inacceptable d'endettement pour les générations futures ...),

o distinguer le financement des mesures de politique sociale des mesures de politique familiale, les unes relevant de la solidarité nationale et donc de l'impôt, les autres de mécanismes de solidarité entre actifs, à commencer par les cotisations sociales.

Feuille de route du Gouvernement : les familles veulent être entendues

Communiqué de presse
Le Premier ministre a prononcé hier sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale et obtenu, sans surprise, la confiance d'une majorité de députés. Il y a confirmé un certain nombre d'engagements pris par le Président de la République lors de la campagne électorale.


Pour les Associations Familiales Catholiques, au-delà de la feuille de route ainsi présentée, c'est bien les contours de la société française qui se dessinent pour les prochaines années. Education, définitions du mariage, de la filiation, solidarité entre les générations et entre les Français, jeunesse, justice... toutes les réformes annoncées concernent les familles et leur place dans la société.

Le Premier ministre a insisté pour dire que la concertation était « une des clés du changement ». Pour les AFC, la portée et la gravité de certaines des réformes envisagées, à commencer par celles concernant le droit de la famille, appellent une réelle écoute de la société civile. Elles sont mobilisées, en tant que corps intermédiaire, pour contribuer à cette concertation dont elles souhaitent vivement qu'elle ne soit pas seulement formelle. La famille, cellule de base de la société, doit être entendue lorsque les évolutions annoncées l'impactent directement.

Sur chacun des chantiers ouverts les AFC se mobiliseront, notamment auprès des parlementaires et du gouvernement, pour faire des propositions pour :
- promouvoir la famille durable fondée sur le mariage, union d'un homme et d'une femme
- favoriser une vraie écologie de l'homme fondée sur des valeurs humaines permanentes
- renforcer le rôle des pères et mères dans leurs responsabilités éducatives
- contribuer dans la justice à lever les freins qui pèsent sur la vie de famille et l'accueil de la vie.

La famille est le premier lieu d'humanisation et d'apprentissage de l'altérité, fondement des relations sociales. Elle doit être valorisée comme telle, pour le bien de chacun de ses membres et de la société tout entière.

Politique familiale et emploi : un pas vers une meilleure articulation ?

Communiqué de presse

Le chef de l'Etat vient de préciser les mesures attendues depuis la réunion, le 18 janvier dernier, des partenaires sociaux et le « sommet sur la crise ».

Parmi elles figure, comme prévu, une augmentation de la TVA pour compenser une baisse des charges payées par les employeurs au titre du financement de la branche famille. L'objectif visé est d'améliorer la compétitivité des entreprises et de stimuler la création d'emplois.

Pour les AFC, la question de l'emploi fait intégralement partie de la politique familiale. A ce titre, elles souhaitent réaffirmer leur positionnement et rappeler les points d'attention évoqués dans leur communiqué du 19 janvier à l'occasion du sommet social. En outre :

- elles perçoivent de manière positive la mise en place de cette nouvelle fiscalité sur la consommation, « TVA anti délocalisation » ou « TVA sociale ». En effet, cette mesure, en compensant pour partie la contribution des entreprises au financement de la politique familiale française, allège le coût du travail en France et pénalise simultanément la consommation des produits importés qui sont à la source des déséquilibres qui nous frappent durement ;

- mais cette piste est inacceptable sans l'assurance que ce dispositif s'accompagnera de créations significatives d'emplois ;

- par ailleurs, ce dispositif n'est légitime que s'il va de pair avec une réduction volontariste des dépenses publiques. La politique familiale, dans son rôle de péréquation salariale, n'en fait par construction pas partie. Les excès de ces dépenses constituent l'autre source majeure des difficultés auxquelles les familles françaises doivent faire face.

Les AFC sont disponibles pour travailler avec les pouvoirs publics pour améliorer encore la lisibilité de la politique familiale.

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