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Instances de la politique familiale

Face aux ruptures familiales, redécouvrons le rôle préventif de la politique familiale

Poursuivant ses travaux, le Haut Conseil de la Famille (HCF) a rendu au début de l'été un avis sur les ruptures et discontinuités qui peuvent intervenir dans la vie familiale (cet avis est consultable sur le site du HCF)

Dans cet avis, accompagné de note, sur ce sujet encore, particulièrement riches en données statistiques et financières, le HCF s'est penché sur 4 grands types d'évènements :
- le veuvage, les séparations et l'isolement des foyers avec enfants ;
- le décès de l'enfant ;
- l'éclatement géographique (parents en couple sans cohabiter, un parent à l'étranger, le regroupement familial, l'incarcération) ;
- les ruptures liées au chômage.

Cet avis est pour les AFC l'occasion de revenir sur la différence entre politique sociale et politique familiale et notamment sur la mission préventive de celle-ci, qui apparaît particulièrement, parmi les événements en question, quand l'isolement est dû au divorce ou à la séparation des parents. Sur ce point, l'avis donne un état des lieux saisissant, qui illustre le travail des AFC sur les coûts du non-mariage et souligne, parmi les points communs de ces situations, le handicap que représente pour un enfant le fait « d'avoir perdu un parent au cours de l'enfance ». Sur ces bases, le HCF explore plusieurs axes de propositions : renforcer l'accompagnement vers l'emploi, améliorer le niveau de vie des foyers monoparentaux, « mieux gérer les divorces et leurs suites ».

A côté de ces pistes qui relèvent plutôt de l'accompagnement des situations et donc de la politique sociale, une manifeste un souci plus préventif (même si cet objectif n'est pas explicitement affiché) : développer les services d'accompagnement et d'information des parents notamment à travers les REAAP (auxquels participent les Chantiers-Éducation) et le conseil conjugal. L'avis met également en avant la nécessité d'« améliorer les connaissances afin de mieux éclairer les décisions publiques ». Pour les AFC, il y a là des voies à creuser pour soutenir les familles dans leur rôle et montrer les bienfaits pour la société de la famille durable fondée sur le mariage : ce sont des propositions qu'elles vont porter dansune synthèse à venir après l'ouvrage Quel avenir pour la famille ?

Article paru dans La vie des AFC 131

Les AFC reçues au cabinet de François Baroin


Sollicitée au titre de la légalisation des jeux en ligne et de la publicité pour les opérateurs légalement autorisés dans ce domaine, la rencontre, le 25 août, avec le directeur adjoint du cabinet du ministre a également été l'occasion d'aborder le projet gouvernemental de suppression de la possibilité pour les familles de cumuler la demi-part fiscal et l'APL pour un enfant étudiant dans le supérieur et ne résidant plus au domicile conjugal.

Sur le premier sujet, les AFC ont souligné l'importance du texte en question et rappelé les améliorations qu'il reste nécessaire de lui apporter pour tenir compte à la fois du rôle des images dans le développement des enfants, y compris les images publicitaires et des risques d'addictions auxquels les jeux d'argent exposent particulièrement. Pour les AFC, les « jeux d'argent » ne constituent pas un « marché comme un autre ». La publicité en la matière appelle une sensibilisation particulière des parents à la nécessaire éducation au monde de l'image.

Sur le second sujet, les AFC ont fait part des réserves que leur inspire en l'état le projet gouvernemental compte tenu de son impact sur les familles à un moment où, comme l'ont rappelé différents rapports officiels, la charge pesant sur elle est la plus lourde. Elles poursuivent leur travail pour que la prise en compte de la dimension familiale dans le coût des études supérieures soit plus important qu'elle ne l'est aujourd'hui. Les AFC se félicitent que le Gouvernement ait aujourd'hui renoncé à son projet.

« Ruptures et discontinuités de la vie familiale » : reconnaître le caractère préventif de la politique familiale

Lors de sa séance du 8 juillet 2010, le Haut Conseil de la Famille (HCF) a adopté un avis sur les différentes ruptures et discontinuités qui peuvent intervenir dans la vie familiale. Il a notamment travaillé sur le veuvage, les séparations et l’isolement des foyers avec enfants, le décès de l’enfant, l’éclatement géographique de la famille et les ruptures liées au chômage.

 

Pour chacune, comme l’indique le communiqué de presse publié à cette occasion, le HCF a « dressé un panorama du nombre de familles concernées et de leurs caractéristiques, et passé en revue les aides que le système social et fiscal apporte aux  familles faisant face à ces ruptures ». Dans son avis, « le Haut Conseil explore plusieurs axes de propositions pour améliorer la prise en compte de ces évènements, concernant notamment : la prise en compte du décès d’un enfant, la vie familiale des parents incarcérés, l’accompagnement des parents isolés sans emploi, les services d’accompagnement et d’information des parents, le niveau de vie des familles monoparentales, l’accès au droit et à l’information, la connaissance des situations afin de mieux éclairer les décisions publiques ».

 

Membre du HCF, la CNAFC a rappelé l’importance de la politique familiale pour prévenir certaines ruptures en s’appuyant notamment sur les travaux conduits autour des coûts du non-mariage et des bienfaits pour la société de la « famille durable ».

 

L’avis http://www.hcf-famille.fr//IMG/pdf/avis.pdf ainsi que l’ensemble des notes préparatoires sont consultables en ligne sur le site du Haut conseil de la famille : http://www.hcf-famille.fr

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