Back Vous êtes ici : Politique Politique et famille Instances de la politique familiale

Instances de la politique familiale

Le Rapport Stiglitz : des pistes pour mieux évaluer les besoins réels des familles

Le « Rapport Stiglitz », récemment présenté, est issu des travaux de la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social. Elle avait pour mission de déterminer les limites du PIB comme indicateur en vue d'établir des indicateurs plus pertinents du progrès social.

Ainsi, le rapport soulève notamment le fait que les évaluations actuellement basées sur le PIB renseignent plus sur la production que sur le bien-être. Ce faisant, ses auteurs suggèrent de mettre davantage l'accent sur la mesure du bien-être de la population que sur celle de la production économique. Ce document permet ainsi de rappeler que la finalité de toute politique doit être l'homme et que l'évaluation du progrès social sur des critères essentiellement économiques risque de ne pas refléter la réalité vécue par les familles.

Globalement, les 12 recommandations du rapport constituent des pistes intéressantes pour tous ceux qui s'intéressent au « développement intégral » de l'ensemble de la société (qui est l'objet de la récente encyclique du Pape Benoît XVI), au-delà des seules performances économiques. Parmi elles, on peut retenir plus particulièrement :
- l'évaluation du bien-être matériel devrait se référer aux revenus et à la consommation plutôt qu'à la production
- élargir les indicateurs de revenus aux activités non marchandes, ce qui permettrait de reconnaître la valeur du travail non-rémunéré, qui n'est pas comptabilisé aujourd'hui dans le calcul du PIB
- évaluer la soutenabilité du bien-être dans le temps ; est ainsi prise la solidarité entre générations actuelles et celles à venir qui renvoie directement au rôle de la cellule familiale
- mettre l'accent sur les perspectives des ménages
- prendre en compte le patrimoine en même temps que les revenus et la consommation
- accorder davantage d'importance à la répartition des revenus, de la consommation et des richesses
- les indicateurs de qualité de vie devraient fournir dans toutes les dimensions qu'ils recouvrent une évaluation exhaustive et globale des inégalités


Pour lire le rapport ou une synthèse :
http://www.minefe.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/090914mesure_perf_eco_progres_social/som_090914mesure_perf_eco_progres_social.php

La France championne européenne de natalité : qu’en est-il des conditions d’accueil des enfants ?

Des chiffres récents de l'INSEE révèlent le maintien du nombre élevé de naissances en France, premier pays en Europe en matière de natalité. En 2007 ce taux s'élevait à 2,0 enfants par femme, un chiffre qui s'est accru de 1,2 % en 2008. La France atteint presque le taux de renouvellement de la population (2,1) et le désir d'enfants semble rester constant.

L'âge des mères est de plus en plus élevé : l'âge moyen pour la naissance du premier enfant est passé de 29,3 ans en 1997 à 29,9 ans en 2007. De même, les femmes ont aujourd'hui des enfants de plus en plus tard, il y a de plus en plus de naissances après l'âge de 35 ans. Cette situation semble à la fois être le résultat du prolongement des études conduisant à un âge plus avancé lors de l'entrée sur le marché du travail et d'une meilleure santé permettant des grossesses plus tardives.

Quelles sont les raisons de cette tendance ? La politique familiale française demeure un modèle au niveau européen. La part du PIB consacrée à la politique familiale en France est l'une des plus importantes en Europe. Les modes de garde sont développés en comparaison avec beaucoup de nos voisins et les mères sont nombreuses à concilier vie de famille et carrière professionnelle. Pour autant, les experts de l'Institut National d'Etudes Démographiques (INED) estiment que ces facteurs ont un impact limité sur le nombre de naissances. Précisément, il faut considérer à la fois la cohérence des mesures en faveur des familles et leur ancienneté qui éclairerait certains aspects du modèle culturel français.

Par ailleurs, et contrairement à la pratique de la plupart des autres pays européens, les Français ne voient en général pas d'inconvénient à faire garder leur enfant par un tiers très tôt. Cela permet un retour à la vie professionnelle plus rapide après la naissance.

On constate également que plus de la moitié des enfants sont désormais nés hors mariage (50,5 % en 2006 contre 39,9 % en 1996), une tendance forte qui semble être bien acceptée par la société française. Toutefois on constate que les parents légitiment parfois leur union après une ou plusieurs naissances par un mariage. Faut-il y voir le signe que le mariage reste perçu comme un cadre légal à même de protéger la famille ?

Il convient cependant de noter que le nombre de ruptures (divorces, dissolutions de PACS, séparations...) est aussi très élevé. 273 669 mariages ont été célébrés en 2007 et il y a eu 134 477 divorces au cours de la même année. Ces chiffres ne mettent pas en lumière le nombre total de ruptures, mais donnent néanmoins une indication quant à la proportion de foyers qui sont brisés. On peut mettre en regard ces chiffres et ceux de la natalité et s'interroger sur le futur environnement familial de ces enfants. De fait, de la stabilité du couple parental dépend en grande partie l'équilibre et le bien-être de l'enfant. Un tel constat rappelle la nécessité de prévenir les "coûts du non-mariage" par des mesures ambitieuses de soutien aux couples et d'accompagnement des parents.

Congé paternité ou maternité : simulation en ligne du montant des indemnités

Pour connaître le montant des indemnités du congé paternité ou maternité il est désormais possible de faire une simulation sur le site de l'Assurance maladie. Ces simulations sont anonymes et non contractuelles et elles sont proposées pour les situations les plus courantes.
Une explication du calcul effectué est également proposée en fonction des textes en vigueur.

Pour en savoir plus : http://www.ameli.fr/simulateur

 

Coup de cœur

Le sommeil ami de lhomme

Actualités des familles La Croix