18/11/2021

Allongement du délai de l’IVG, écrivez à votre député

La loi Gaillot sur les délais de l’IVG examinée en deuxième lecture à l’Assemblée nationale le 29 novembre promeut deux mesures phares.

Chronique des AFC sur Radio Notre-Dame le jeudi 18 novembre

L’accès à l’IVG en France

Chers auditeurs,

La loi Gaillot sur les délais de l’IVG sera examinée en deuxième lecture à l’Assemblée nationale le 29 novembre.

Elle promeut deux mesures phares : l’allongement du délai pour pratiquer un avortement de 12 à 14 semaines de grossesses et la suppression de la clause de conscience spécifique des médecins.

Si cette proposition de loi était votée cela signifierait qu’on aurait au total augmenté d’un mois le délai prévu dans la loi Veil.

En 2001, le délai est déjà passé de 10 à 12 semaines au motif que des femmes en délais dépassés partaient avorter à l’étranger. Aujourd’hui le même motif est avancé : des femmes iraient avorter dans les pays voisins, au-delà des délais légaux français.

Les promoteurs de la loi invoquent les difficultés d’accès à l’IVG. En fait, 5% des femmes font une demande au-delà de 10 semaines. A plus de 10 semaines de grossesse, c’est déjà la troisième fois que la femme n’a pas vu revenir ses règles. Si des femmes se présentent tardivement, c’est sans doute surtout en raison de l’ambivalence éprouvée devant une grossesse imprévue. On veut, on ne veut pas, il est difficile de prendre une décision et le temps passe …. Jusqu’à arriver à la limite des délais.

Privilégier des outils de prévention

Autrement dit, il y aura toujours des femmes en délais dépassés qui auront eu beaucoup de mal à se résoudre à pratiquer un avortement. Le report des limites pourrait être sans limite : ce n’est pas la solution !

Comme pour tout problème de santé publique, le législateur devrait plutôt s’employer à comprendre les motifs des IVG : difficultés économiques, de logement, violence, instabilité conjugale, difficultés psychologiques ou liées à l’emploi… et à mettre en œuvre des outils de prévention : éducation affective et sexuelle, aides financières adaptées, conseil conjugal, aides au logement et meilleure connaissance de l’accouchement sous X qui permet de faire le bonheur d’une famille adoptante.

Cette fuite en avant n’est pas la solution, c’est une démission ! Les AFC vous invitent à écrire dans ce sens à votre député.

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