21/04/2021

Régionales 2021 : quelle politique familiale ?

En juin, auront lieu les élections régionales. L’occasion, pour les AFC, de proposer des mesures pour les familles aux candidats.

Dans la perspective des élections régionales des 20 et 27 juin 2021, les AFC vont agir auprès des candidats en matière de politique familiale pour leur proposer des mesures pour les familles. Les compétences territoriales des régions sont limitées en matière de politique familiale, mais il y a quand même une marge de manœuvre qu’il convient d’exploiter.

Les compétences des régions

Devenues des collectivités territoriales pleines et entières en 1982, les régions ont vu le champ de leurs compétences s’étendre et se diversifier au fil des lois de décentralisation. La loi du 7 août 2015 (NOTRe) tend encore à renforcer les attributions des régions :

  • Attractivité du territoire, développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique de la région (dont aide aux entreprises, soutien à l’internationalisation, à l’innovation)
  • Coordination des acteurs du service public de l’emploi et de formation professionnelle
  • Soutien à l’accès au logement et à l’amélioration de l’habitat,
  • Soutien à la politique de la ville et à la rénovation urbaine
  • Transports (mobilité interurbaine)
  • Prévention et gestion des déchets
  • Soutien aux politiques d’éducation
  • Aménagement et égalité de ses territoires, y compris identité et langues régionales.

Note : pour plus de détails sur les compétences respectives Etat région département et mairies, on se reportera au document du gouvernement.

Propositions de mesures pour les familles

Pour les jeunes en âge du lycée

Equipements collectifs (avec des normes « au juste besoin »), et les services et activités associés, qu’elles soient sportives, éducatives ou de loisir, groupes de jeunes etc.

Information des lycéens en matière de santé et prévention (y compris le soutien aux nombreux services d’écoute qui apportent un soutien précieux et anonyme face aux questions que se posent les jeunes pour l’accueil de la vie). Eduquer à la responsabilité dans la relation amoureuse et développer une politique de prévention de l’avortement.

Mettre en place des mesures de prévention des addictions (alcool, drogues, écrans, pornographie…), et comportements à risque (idées suicidaires, harcèlement, diffusion d’images portant atteinte à la dignité de la personne, actes sexuels répréhensibles).

Pour les jeunes adultes

Développer l’apprentissage et la formation en alternance, y compris pour les études longues, et ce dans un triple but : favoriser et accélérer l’insertion professionnelle, donner de l’autonomie aux jeunes, et soulager la charge financière pesant sur les familles.

Pour les jeunes couples

Accompagner les jeunes couples pour une plus grande stabilité : ne pas se limiter à l’accompagnement de l’échec (médiation), mais développer la prévention (développer et soutenir les initiatives de préparation au mariage civil et le conseil conjugal).

Lutter contre l’infertilité (par exemple la NaProTechnologie®).

Pour les familles

Logement : aider les foyers « monosalaires » (qu’ils soient jeunes célibataires, familles monoparentales, ou familles nombreuses), qui sont considérés comme locataires « à risque » par les propriétaires.

Réformer les normes et indicateurs du « mal logement » en fonction du nombre d’occupants, imposer un pourcentage minimum de grands logements, et développer des services comme l’Assistance Logement pour les Familles.

Aidants familiaux et dépendance : En prolongement de la prise en compte de la dépendance, développer l’assistance aux anciens pour leur permettre de rester le plus longtemps possible chez eux, et faciliter le soutien des personnes dépendantes par la famille.

Développer les soins palliatifs, en même temps que la mise en place d’une charte dans les hôpitaux pour le respect de la vie humaine jusqu’à la mort naturelle.

Carte Famille Nombreuse : exiger un meilleur cahier des charges, pour en rendre les avantages plus accessibles aux familles (calendrier, horaires, préavis de réservation, voyages simultanés, …). Prolonger ces avantages tant que les enfants sont à charge fiscalement. Y associer un « chèque culture ».

Conditionner les subventions aux associations au respect intégral de la dignité humaine.

Transport : veiller à ce que les mesures incitatives ou coercitives pour les voitures particulières ne soient pas pénalisantes pour les familles (pondérer par le nombre de places à bord, voire le nombre d’occupants du foyer de l’acheteur).

Gestion des déchets : la part incitative de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères doit prendre en compte la réalité familiale. La facturation au volume ou au poids risque d’être très pénalisante pour les familles.

Partager cet article
Actualité

Ces articles peuvent vous intéresser

Réforme du CESE : les fractures de la société institutionalisées
La carte familles nombreuses
Les aides pour les aidants familiaux