Back Vous êtes ici : Société Questions de société Fragilités et solidarités La famille, sanctuaire de la pauvreté !

La famille, sanctuaire de la pauvreté !

cellule vitale de la société la familleEn cette période de crise économique se révélant également sociale et morale, permettez-moi de regarder ce moment de notre histoire sous l’angle de la forme de pauvreté qu’est le handicap !

La famille demeure et reste le premier lieu d’accueil du handicap. Cette pauvreté physique, mentale ou psychique y est souvent entourée, protégée afin d’en extraire la vraie richesse qui réside derrière les apparences sous l’angle de la dignité humaine. La famille est la seule base solide permettant d’épanouir nos vocations et d’y répondre librement. Elle est le seul lieu de vie où la diversité intergénérationnelle est aussi ample, incluant l’âge, le caractère, l’état physique, etc. Nous ne décidons dans nos familles que du choix de notre conjoint ! Nous y accueillons ce que la vie nous donne et nous sommes responsables des moyens choisis pour devenir ce que nous voulons être et donner le meilleur de nous-mêmes pour grandir en liberté.

Si la société introduit d’autres modalités dans l’accueil de la vie, si elle supprime le premier socle social de la diversité, elle transforme ce lieu de prévention de la pauvreté qu’est la famille en lieu d’exclusion.

L’autre devient objet. Nous n’en parlons jamais dans les graves divergences actuelles concernant la famille, mais ce sujet touchera inévitablement les plus fragiles, les plus pauvres… Les enfants, et encore plus violemment les enfants handicapés, risquent de payer les conséquences de ce déni de réalité. La famille est le premier lieu d'apprentissage de la fragilité qu'elle est invitée à protéger pour en tirer toute sa fécondité. Que serait une famille, si nous lui enlevons son premier rôle, qu'est la protection de la fragilité ? La force de la vie émerge dans les moments les plus fragiles. De la conception d'un nouvel être, où l'homme et la femme se donnent l'un à l'autre[,] dans leur nudité, jusqu'au dernier souffle rendu, accompagné par la main tenue d’un proche aimant. Dans une société de plus en plus violente et intrusive vis-à-vis des espaces privés, la famille doit préserver son identité sociale si nous ne voulons pas ouvrir la porte à une nouvelle barbarie. Cette institution doit rester le seul repère permettant à la personne de se construire avec ses forces et ses fragilités.


Jean-Baptiste Hibon
http://www.jbhibon.com/

Coup de cœur

Film Popieluszko SAJE

Actualités des familles La Croix