27/11/2023

Handicap : comment “coéduquer” nos enfants avec les professionnels ?

Pas facile de maintenir le lien avec toutes les personnes qui suivent un enfant porteur de handicap. Pourtant, ce dialogue est important pour tous.

“Coéduquer », autrement dit éduquer ensemble, est déjà un certain challenge quand nous n’avons comme interlocuteur qu’un unique professeur à l’école. Pour nos enfants porteurs de handicap, les intervenants bien souvent se multiplient, et le découragement nous guette quand le courant ne passe pas suffisamment bien ou que des incompréhensions s’installent et que nos enfants semblent en pâtir.

Pourtant, c’est bien l’envie d’emmener nos enfants toujours plus loin, toujours plus haut, qui nous motive tous, alors comment collaborer au mieux ?

Échange téléphonique

De nouveaux dispositifs se mettent en place pour offrir un accueil plus adapté pour chaque enfant ou jeune (surtout pour des questions financières). Ainsi des parcours partagés, les jeunes se retrouvant entre ulis, collège et IME. Un éducateur fait le lien avec la famille. Bien souvent, du fait de cette multiplicité d’acteurs, un simple dialogue entre parents et professionnels en contact direct avec le jeune est compliqué. il a ainsi pu arriver qu’un chef de service de l’IME appelle la famille au bout de six mois pour savoir comment se passent les repas à la maison : après cet échange téléphonique, les repas à l’IME se sont mieux déroulés. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Nous avons souvent l’impression qu’en tant que parents, notre parole ne compte pas, peu ou moins, surtout quand nos enfants grandissent… C’est le cas par exemple, quand on ne donne pas à une jeune adulte l’occasion d’entretenir la lecture qu’elle avait pourtant acquise après bien des efforts.

Augmenter le champ des possibles

Heureusement, avec certains, la communication passe ! C’est un plaisir de pouvoir échanger avec telle maîtresse les « trucs » qui permettent aux enfants de travailler mieux encore, comment les responsabiliser, telle méthode plutôt qu’une autre… ou de voir une orthophoniste soutenir des parents quand les relations sont tendues avec l’école, aidant à trouver une réponse ou une sanction plus adaptée en fonction du handicap.

Comme entre les deux parents, la confiance entre parents et professionnels est primordiale pour que l’enfant ou le jeune se sente en sécurité, qu’il puisse grandir dans un cadre serein et sécurisant. Et cette confiance reste nécessaire quand il devient adolescent. Pour que celle-ci grandisse, n’hésitons pas à susciter le plus de dialogue possible même si c’est loin d’être facile. Nous ne sommes pas des professionnels, et n’avons donc pas les mêmes compétences.

Et en même temps, nous sommes souvent ceux qui connaissent le mieux notre enfant, loin des « normes » sur ce qu’il est censé pouvoir faire ou non en fonction de son handicap. Offrons à tous ceux qui sont coéducateurs d’augmenter avec nous le champ des possibles pour nos enfants.

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