29/10/2020

Perturbateurs endocriniens : protégeons nos enfants

Les perturbateurs endocriniens sont présents un peu partout. Les parents doivent être vigilants et protéger leurs enfants de leurs effets nocifs.

La baisse de la fécondité, les troubles de la croissance, la présence de résidus hormonaux dans les eaux du robinet, la survenue de cancers utérins chez des femmes dont les mères voire les grands-mères ont consommé des perturbateurs endocriniens – qu’on se souvienne du Distilbène -, sont autant de sujets qui inquiètent à juste raison.

Le rôle des hormones

Les perturbateurs endocriniens ou « hormonaux » sont des produits, a priori sans risque immédiat, qui à terme modifient le comportement des glandes endocrines, celles qui fabriquent des hormones : thyroïde, ovaires, testicules, pancréas, surrénales…

Ces organes présentent des récepteurs qui sont soit stimulés, soit mis au repos selon que l’organisme a, ou non, besoin de leur fonctionnement. L’hypophyse gouverne ce système endocrinien en envoyant des stimulateurs sur ces glandes ou en les réprimant, diminuant ainsi leurs effets. Les récepteurs fonctionnent comme des serrures qu’on ouvre ou qu’on referme à la demande. La température du corps, la faim, la satiété, la fécondité, l’humeur, la croissance et bien d’autres fonctions en dépendent.

Les plus vulnérables sont les embryons, les femmes enceintes, les adolescents à l’âge de la puberté, les insuffisants hormonaux, entre autres.

Les perturbateurs endocriniens

Ces perturbateurs endocriniens sont comme de fausses clés qui bloquent ou ouvrent inconsidérément ces serrures, voire en inventent d’autres qui gênent le fonctionnement des glandes endocrines.

On en trouve un peu partout, car ils facilitent la conservation des produits auxquels on les incorpore. Il peut s’agir d’alimentation, de produits cosmétiques – du dentifrice au parfum -, de produits d’entretien, de retardateur de flamme (dans les coussins, couettes, couvertures, télévisions, téléphones…). Ils s’appellent parabène, phtalate, triclosan, bisphénol (le bisphénol A est désormais interdit ; restent néanmoins les B, C, D…).

Les bons gestes

Certes, il faut se méfier de beaucoup de choses, mais il vaut mieux garder la tête froide. Il faut beaucoup aérer les pièces où l’on vit, particulièrement celles où l’on dort, de préférence le soir avant de s’endormir, pour se préserver des perturbateurs endocriniens venant de couette, couverture ou coussin dans l’air ambiant. Il faut éteindre les télévisions, téléphones et autres appareils en veille la nuit.

Il ne faut pas hésiter à ventiler sa voiture quand on roule. Il faut savoir se méfier des cosmétiques, revenir au bon savon de Marseille, en pain ou en poudre, être attentif à la présence ou non de perturbateurs endocriniens dans les produits que l’on achète. En effet, la législation oblige à porter tous les ingrédients sur l’emballage des produits. Plus la liste des composants est longue, plus les perturbateurs endocriniens peuvent y être dissimulés.

En cuisine, il faut se méfier des matières plastiques, grandes pourvoyeuses de perturbateurs endocriniens. Il ne faut pas mettre au micro-ondes un plat cuisiné dans son présentoir industriel, mais vider son contenu dans une assiette ou un récipient en verre avant de le faire chauffer.

Le risque ne sera jamais nul, mais la vigilance, comme le bon sens, limiteront les dangers.

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