Natalité en berne, la bonne affaire du gouvernement
L’INSEE vient de communiquer ce jour le nombre de naissances et de décès enregistrés en France en 2025. Les statistiques de la natalité peuvent être qualifiées de catastrophiques non seulement pour l’année 2025, mais aussi et surtout pour l’avenir. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’effondre à 1,56 enfant par femme, au plus bas depuis la première guerre mondiale, alors que le désir d’enfant des Français est près du double (2,27 enfants par Français en 2023).
Désormais en France, il y a plus de décès que de naissances. Alors que notre économie et notre système social sont en difficultés, le budget de l’Etat tire parti de la situation. Depuis désormais plus de 20 ans, la branche Famille de la Caisse de Sécurité Sociale est excédentaire, du fait que la somme des recettes est supérieure à celle des dépenses. Cet excédent est depuis lors ponctionné pour réduire les déficits abyssaux des autres branches, vieillesse et maladie, de la Sécurité sociale.
La CNAFC dénonce le manque de réaction énergique à l’effondrement de la natalité et appelle à une utilisation efficace, au bénéfice des familles, de ces excédents qui permette un investissement dans la population. En effet, le modèle social français repose sur la solidarité intergénérationnelle et il est vital
d’aider les familles ayant charge d’enfants.
Dernièrement, le PLFSS a validé le report de l’âge de la majoration des allocations familiales de 14 à 18 ans pour financer le congé supplémentaire de naissance. Mais les économies générées à terme par le report de la majoration sont deux fois supérieures au coût du congé supplémentaire de
naissance (1,3 Mds vs 600 M EUR).
Le soutien de la natalité nécessite une politique familiale ambitieuse, pérenne, universelle et lisible adossée à une reconnaissance de l’importance de la famille et des couples stables pour la prospérité sociale. La politique familiale n’est pas une dépense supplémentaire mais un investissement pour l’avenir de notre pays. L’enfant n’est pas un signe extérieur de richesse mais la condition même de notre avenir.
Les AFC exhortent le gouvernement à donner aux familles des moyens suffisants pour accueillir réellement le nombre d’enfants qu’elles désirent.