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Révision des lois de bioéthique

Une hiérarchie des valeurs à redécouvrir, la réalité du soin à prouver et une attitude face à la souffrance à préciser

  • Un besoin d'arbitrer des conflits
  • Un souci d'accompagner, d'aider
  • Un devoir de respect de l'homme
Au-delà des différents sujets qu'elles peuvent traiter, de l'encadrement juridique qu'elles peuvent apporter à telle ou telle pratique, les lois de bioéthique illustrent, dans un contexte de progrès médical continu, le besoin d'arbitrer des conflits entre plusieurs « biens ». Un discernement s'impose.
Il s'agit en effet de choisir entre, d'une part, l'élaboration et la mise en œuvre de thérapies dont on attend qu'elles permettent de guérir, de soulager ou d'éviter certaines souffrances y compris de nature psychique (certaines formes de stérilité...), et, d'autre part, l'un ou l'autre des constituants fondamentaux de la dignité de la personne parmi lesquels la vie, les exigences d'une sexualité effectivement humanisée...
Par exemple, la recherche sur l'embryon est le plus souvent justifiée par la nécessité de comprendre, grâce à l'approfondissement des mécanismes de l'embryogénèse, les mutations cellulaires qui permettront la mise au point de traitements régénératifs (à partir des cellules souches embryonnaires). Ce type de recherche suppose la destruction de l'embryon utilisé pour être analysé ; par cette conséquence inévitable, elle contrevient au principe même du respect inconditionnel dû à la nature humaine qui est celle de l'embryon dès les premiers instants.

Une gestion des conséquences de la recherche à encadrer
Ces lois sont également rendues nécessaires par les conséquences probables pour le bien des individus et pour le bien commun de la mise en œuvre de telles thérapies.
Le don de gamète, par exemple, pose des problèmes psychiques majeurs (narcissisme éventuel du donneur du patrimoine génétique, troubles de la filiation de l'enfant issu d'une procréation médicalement assistée - PMA). Dans le cas du clonage, il y a risque d'« asservissement » de l'enfant ainsi né à un projet particulier comme celui de permettre de soigner celui dont il porte le patrimoine génétique...

A l'occasion de ces discussions, il est légitime de se demander si certaines de ces thérapies sont des soins effectifs ou ne sont pas des substitutifs qui doivent être considérés comme tels, c'est-à-dire des pratiques visant à contourner une impossibilité non reconnue, notamment dans ses conséquences pour la personne (PMA...).

C'est que, enfin, les discussions sur ces lois invitent à réfléchir sur l'attitude de notre société vis-à-vis de la souffrance, du handicap et de la faiblesse. Attitudes individuelle, familiale et collective. De ce point de vue, ces lois posent en particulier la question de la réalité du soin apporté, réalité pour la personne dans toutes ses dimensions et donc pas simplement pour son organisme physique. Par exemple, la paternité peut-elle être réelle lorsqu'elle résulte d'un apport du seul patrimoine génétique de l'un des membres d'un couple (clonage reproductif) ? Peut-elle être achevée lorsque l'enfant ne naît pas de l'étreinte amoureuse, mais d'un travail technique en laboratoire ?

L'enjeu des discussions sur les lois de bioéthique est donc celui
• de l'équilibre entre un mieux-être pour certains humains et ce que l'on envisage de sacrifier d'humanité pour y parvenir
• de l'équilibre entre les biens attendus de ces thérapies et les impacts individuels et sociaux qu'elles induisent, même s'ils ne sont que vraisemblables.


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