Comment agir maintenant

La « rupture de civilisation » induite par la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe est « consommée », mais nous ne nous résignons pas !  En effet, jamais, rien, pas même une loi promulguée n’empêchera que seuls un homme et une femme peuvent être légitimement mariés.

A l’issue d’un processus politique inadmissible et violent, la manifestation du 26 mai a été un nouveau succès populaire. Ensemble, nous avons redit que tout cela est mauvais, que cette loi est un mensonge et que nous n’en voulons pas.

La mobilisation doit se réorienter et les AFC ont un rôle à jouer, notamment :

  • pour poursuivre localement le réveil des consciences par les liens qu’elles rendent possibles, par le cœur des familles pour faire reculer le relativisme, l’individualisme, la solitude que produisent les évolutions mal conduites de nos sociétés,
  • pour réclamer la reconnaissance de l’objection de conscience : pour les maires par exemple, comme cela avait d’ailleurs été évoqué par François Hollande lui-même, …

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Mariage à l'assemblée : les AFC au coeur du débat

Mardi 5  Février 2013

 Les billets d’entrée sont rares pour l’Assemblée Nationale. Quand on a la chance d’en bénéficier, on ne boude pas son plaisir.

Car ce qui se passe dans l’hémicycle est extraordinaire. On a déploré le petit nombre des députés de l’opposition samedi matin lors du vote de l’article 1. Mais, maintenant ils sont là (entre 100 et 130 toute la journée). Et ils se battent pied à pied, avec intelligence, opiniâtreté, humour. Ils dénoncent, article après article, la supercherie des articles-balai et le changement profond du code civil. D’heure en heure la majorité devient de plus en plus silencieuse, le gouvernement n’ouvre plus la bouche, le président de la commission des lois s’absente.

Les articles-balai ont introduit dans le code civil des « dispositions interprétatives ». Ainsi, lorsqu’il y a les mots « père » et « mère, il faut interpréter en fonction des personnes concernées. 

Hervé MARITON, qui célèbre des mariages dans sa mairie de Crest, demande comment il va pouvoir lire l’article 371-1, inchangé,  lorsqu’il aura en face de lui des couples de même sexe : « L’autorité parentale appartient aux père et mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant ». Réponse de la garde des Sceaux : « vous lirez pères et mères au pluriel ». « C’est complètement extravagant ! » rétorque le député. Il demande avec insistance au Garde des Sceaux la liste des amendements interprétatifs. Sans réponse.

Philippe GOSSELIN évoque l’article 310 non concerné par l’amendement-balai. Il y aura deux types d’acte d’état civil, dont l’un laisse apparaître l’orientation sexuelle des parents, ce qui est une discrimination à leur endroit. Il y aura deux livrets de famille. Donc, pour une même institution, plusieurs documents.

Philippe MEUNIER répète à l’envi que les parlementaires n’ont pas de mandat impératif et appellent les députés de la majorité à reprendre leur liberté de conscience. Il demande sans se lasser  le rapport du Conseil d’Etat et veut savoir si l’AMP est définitivement abandonnée ou si elle apparaîtra dans un autre texte de loi. Il a à plusieurs reprises évoqué la menace d’une manifestation le 24 mars.

Julien AUBERT : « Vous vous battez pour vos investitures, parce que vous avez peur. Nous nous battons pour la vérité »

Dominique TIAN : « Nous ne sommes pas contre le peuple, puisque nous demandons un referendum. Un million de personnes contre 150 000, le peuple a parlé ! »

Avant chaque intervention, les députés de l’opposition ont demandé à avoir communication de l’avis du Conseil d’Etat. Aucune réponse. Christian JACOB fait alors allusion à un renseignement qu’il a eu concernant l’avis du Conseil d’Etat sur un point précis. Jean-Louis TOURAINE prend aussitôt la parole pour s’insurger de cette indiscrétion, le gouvernement étant seul habilité à dévoiler cet avis, et pour l’accuser de ne prendre dans l’avis que la partie qui l’intéresse. Réaction immédiate de l’opposition  : « Mais, alors, Monsieur TOURAINE, cela veut dire que vous l’avez, ce rapport ! » Suit un chahut monstre : « Il l’a, il l’a ! Et nous ! Nous l’exigeons ! Déni de démocratie »

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