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Bioéthique

L'écologie de l'homme, c'est tout d'abord le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, l'affirmation de la dignité intrinsèque liée à la nature de l'homme et non à ses performances, l'affirmation de son intégrité physique (le corps ne peut donner lieu à des transactions commerciales), le respect de la complémentarité entre l'homme et la femme, la dignité de ses conditions de vie.

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Les AFC suivent les débats sur la Bioéthique à l'Assemblée Nationale : 2ème lecture du 24 MAI 2011

Les débats commencent par des déclarations de politique générale : pas de grande surprise. Ces déclarations ressemblent, tant du point de vue du gouvernement que des intervenants des différents partis, aux débats d'ouverture en 1ère lecture à l'Assemblée et au Sénat.

Néanmoins, concernant la recherche sur l'embryon, des nuances dans les déclarations : les partisans de l'autorisation encadrée reconnaissent une nouvelle fois que le principe d'interdiction ne gêne en rien les travaux des chercheurs sur le territoire national, mais qu'il constitue une gêne sur le plan international, poussant des chercheurs à s'expatrier... Mais l'accent est mis cette fois-ci avec force par plusieurs orateurs sur le poids de la transgression que l'on fait peser sur la conscience des chercheurs. Maintenir le principe d'interdiction signifie en effet que la recherche sur l'embryon est mauvaise en soi, ce qui leur paraît le comble de l'obscurantisme.
Jean-Louis TOURAINE, professeur de médecine, député de l'opposition, rappelle les propos qu'il a tenus en commission spéciale : la recherche sur l'embryon se justifie par la fréquence beaucoup plus grande des pathologies chez les enfants nés de fécondations in vitro.
Dans la majorité, Jean-Sébastien VIALATTE, Daniel GARRIGUE et Olivier JARDE se prononcent pour l'autorisation encadrée.
La prise de position du Cardinal VINGT-TROIS avant l'ouverture de cette deuxième session est peu appréciée par les partisans de l'autorisation.

Vient ensuite le vote des amendements en séance de nuit. Les députés sont plus nombreux à être présents cette fois-ci, notamment dans la majorité.
L'ambiance, apaisée jusque là, change et les invectives pleuvent, à la suite d'un amendement déposé par Jean-Marc NESME, UMP, et cosigné par 61 autres députés, demandant la création d'une commission d'enquête sur des conflits d'intérêts potentiels entre les chercheurs et les laboratoires pharmaceutiques. Les accusations de mensonge, de malhonnêteté, fusent.
On assiste à un défoulement des passions sur ce sujet capital.

La tension s'apaise sur les amendements suivants. Le don d'organes peut être abordé dans un climat redevenu serein.

Le diagnostic prénatal donne lieu à de nombreuses interventions, de grande qualité, quel que soit le point de vue défendu.
Lorsque je quitte l'hémicycle pour attraper le dernier métro, l'amendement de Jean LEONETTI proposant que « toute femme reçoit, lors d'une consultation médicale, une information loyale, claire et appropriée sur la possibilité de recourir à sa demande à des examens permettant d'évaluer le risque que l'embryon ou le fœtus présente une affection susceptible de modifier le déroulement ou le suivi de sa grossesse » semble avoir de grandes chances de passer.

La bioéthique à l’Assemblée : un vote attendu

Communiqué de presse

Les députés vont débattre, en seconde lecture, du projet de loi relatif à la bioéthique.

Pour la CNAFC, ce vote doit absolument conduire à revenir sur les évolutions inacceptables votées par le Sénat et par la Commission spéciale de l'Assemblée nationale.

Elle compte, en particulier, sur les députés pour :
- revenir à l'interdiction de la recherche sur l'embryon : le principe d'interdiction rappelle que l'embryon est un être humain. Ce n'est pas un matériau de laboratoire, mais une vie humaine déjà commencée,
- revenir à l'AMP réservée aux couples homme-femme, mariés ou ayant une vie commune d'au moins deux ans et dont l'infertilité a été médicalement prouvée,
- assouplir le dispositif du diagnostic prénatal en prévoyant que les tests ne seront proposés que si les conditions médicales l'exigent,
- ne pas autoriser le don de gamètes par des hommes ou des femmes n'ayant jamais procréé. Le don de gamètes est une mauvaise réponse à la souffrance des couples infertiles. Il ne faut donc en aucun cas aggraver ce dispositif en faisant sauter tous les garde-fous du cadre fixé en 2004,
- interdire le transfert post-mortem, pour éviter que la demande de veufs n'ouvre la porte à la gestation pour autrui,
- limiter la production d'embryon aux seuls embryons réimplantés dans l'utérus maternel et, ainsi, ne pas créer d'embryons surnuméraires.

Chacun de ces points rappelle, avec force, que les débats sur la bioéthique ne sont pas d'abord de nature technique, mais qu'il s'agit de questions éminemment politiques. On ne comprendrait pas qu'elles ne mobilisent pas chaque député.

 

Bioéthique : "Un recul de la civilisation" pour Mgr Vingt Trois

Déclaration du cardinal Vingt-Trois à la veille du nouvel examen du projet de loi de Bioéthique à l'Assemblée
A la veille du nouvel examen du projet de loi de Bioéthique à l'Assemblée Nationale, le cardinal André Vingt-Trois souhaite alerter à nouveau les Français et les parlementaires sur la gravité des options retenues par le texte dans sa version actuelle et les risques majeurs qui pourraient en découler pour notre société et l'avenir de l'homme. Voici le texte de sa déclaration auprès de la presse lundi 23 mai

UN RECUL DE LA CIVILISATION !

La révision de la loi de bioéthique a été préparée par un vaste débat national avec les États Généraux et les nombreuses contributions qui ont jalonné le parcours. Ce long processus aboutissait à des positions relativement équilibrées dont le vote des députés en première lecture était le reflet. Si tant de personnes se sont impliquées avec conviction dans ce débat, c'est sans doute parce que nous percevons bien que, par le biais de décisions apparemment techniques, s'exprime un choix de civilisation. Vers quelle société voulons-nous progresser ?

Malheureusement, si les modifications introduites dans le projet de loi par le Sénat étaient entérinées par l'Assemblée Nationale, une certaine conception de l'être humain serait très gravement compromise.

En effet, la levée de l'interdiction habituelle des recherches provoquant la destruction des embryons humains ouvrirait largement le champ à une instrumentalisation de l'être humain, au moment même où la Commission européenne travaille à la protection des embryons des animaux, ce qui constitue un sinistre paradoxe ! Est-il besoin de rappeler que les résultats scientifiques enregistrés à ce jour devraient plutôt stimuler d'autres pistes de recherche aujourd'hui moins encouragées bien que leur efficacité soit vérifiée ? Autre paradoxe étonnant ! Faut-il donc imaginer que des lobbies économiques évaluent que la recherche sur l'être humain est plus rapide et moins coûteuse que les expérimentations animales ? Où irions-nous avec ces seules évaluations ? N'y a-t-il pas d'évaluation éthique de la recherche ?

De plus, la systématisation juridique du diagnostic prénatal nous conduirait inévitablement à un eugénisme d'Etat. Quel message adresserions-nous ainsi aux personnes handicapées que nous affirmons vouloir respecter et intégrer dans la société ? Quel signal donnerions-nous à leurs familles ? Leur dirons-nous que la solution idéale eut été que leurs enfants n'aient pas vu le jour ? Et pourquoi ne pas consacrer les sommes considérables que l'on engloutirait dans ce dépistage systématique pour financer la recherche, en particulier concernant la trisomie 21 ?

Ces questions seront sans doute évitées dans la prochaine campagne électorale. Pourtant, des réponses que nous y apportons aujourd'hui, dépend le type de société que nous préparons pour nos enfants et vers lequel nous serons acheminés. Les plus faibles et les plus vulnérables y auront-ils encore leur place ? Le respect inconditionnel de l'être humain vaut mieux que des démissions peu réfléchies et peu courageuses qui font reculer notre civilisation en la poussant vers des choix extrêmes.

Le lundi 23 mai 2011 Cardinal André VINGT-TROIS Archevêque de Paris Président de la Conférence des Évêques de France




Bioéthique : un recul de civilisation ! par KTOTV

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