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Pour la liberté de conscience des maires

La « rupture de civilisation » induite par la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe est « consommée ».
Sa mise en application, observée avec minutie, illustre parfaitement les conséquences concrètes de ce texte :

  • sur le sens commun du mariage : il y a bel et bien rupture de sens par rapport à ce dans quoi la plupart de nos concitoyens se sont engagés ou aspirent à s’engager. Faute de référence commune, chacun ne pourra qu’avoir sa propre définition, nous allons vers « le mariage à la manière de chacun »
  • sur la responsabilité que prend la société à l’égard des enfants, notamment en matière d’adoption quand certains pays refusent déjà que « leurs » enfants soient adoptés dans des pays où le mariage entre personnes de même sexe a été légalisé


Ces conséquences concrètes appuient le refus de certains édiles de célébrer ces unions qu’ils jugent illégitimes. Il avait été question, un temps, d’appliquer la loi en reconnaissant la liberté de conscience de ceux qui seraient amenés à la mettre en œuvre.

Cet engagement a fait long feu. Aujourd’hui, que constate-t-on ? Les officiers d’état civil qui voudraient exercer ce droit se voient pratiquement empêchés de le faire. Pourquoi ? Les pouvoirs publics jouent liberté contre liberté, celle du « mariage » contre celle de la conscience d’élus. Ceux-ci se sont engagés au service de leurs concitoyens dans un certain état du droit. La loi « Taubira » le modifie très substantiellement en matière de mariage. Pourquoi les maires et leurs adjoints seraient-ils contraints de célébrer ces mariages ? Les AFC demandent que leur liberté de conscience soit garantie.

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