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Lettre ouverte des AFC aux sénateurs

Ce courrier est adressé par les AFC aux sénateurs qui votent en ce moment le projet de loi de financement de la sécurité sociale.


Paris, le 15 novembre 2007

Madame, Monsieur le Sénateur,

Le fait que le nombre d’avortements ne baisse pas en France, et ce depuis plusieurs années, constitue un véritable drame. La société le mesure chaque jour, comme elle mesure qu’un tel acte est un acte qui compte dans la vie d’une femme et qu’il a souvent des conséquences psychologiques importantes.

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale que vous allez avoir à voter propose de rendre l’avortement plus discret, plus banal en offrant la possibilité aux centres de planning familial de délivrer la pilule RU 486.

Pour les AFC, ce n’est pas en adoptant cette voie que l’on résoudra le problème que pose aujourd’hui l’avortement en France et ce même si l’on nous garantit que des précautions seront prises pour ne pas le pratiquer chez des femmes seules. Bien souvent, les femmes en détresse, qui apparemment s’adressent plus facilement aux centres du Planning familial, sont aussi des femmes isolées. Qu’en sera-t-il alors ? Seront-elles livrées à elles-mêmes sans aucun accompagnement pour un acte qui interpellent l’opinion comme les pouvoirs publics tant par son ampleur que par sa portée ?

Pour les AFC, la solution n’est pas dans une nouvelle facilitation de l’avortement, pas plus que dans la diffusion croissante de la contraception. Il s’agit pourtant apparemment de la voie suivie de façon continue par les pouvoirs publics.

En réalité, les avortements en France ne baisseront pas sans une véritable éducation à l’Amour, tâche à laquelle les AFC entendent contribuer pleinement. Rien n’interdit d’ailleurs de penser que l’on prenne un jour vraiment en compte les effets de l’avortement et que les dimensions de la sexualité humaine soient pleinement respectées. Votre vote sur cet article peut constituer une étape dans ce changement.

Confiant en votre capacité à éclairer le débat, je vous prie de croire, Madame, Monsieur le Sénateur en l’expression de ma profonde considération.

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