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Bioéthique

L'écologie de l'homme, c'est tout d'abord le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, l'affirmation de la dignité intrinsèque liée à la nature de l'homme et non à ses performances, l'affirmation de son intégrité physique (le corps ne peut donner lieu à des transactions commerciales), le respect de la complémentarité entre l'homme et la femme, la dignité de ses conditions de vie.

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GPA et CEDH : le Gouvernement aura t-il le courage de dire non ?

La Cour Européenne dite des Droits de l’Homme fait, de nouveau, primer le respect à la vie privée sur la condamnation de l’achat d’un enfant.

La CEDH, par un arrêt du 21 juillet 2016 (Foulon et Bouvet c. France), confirme sa jurisprudence Mennesson et Labassée du 26 juin 2014 et condamne, de nouveau, la France pour violation de la vie privée d’enfants nés en Inde de mères porteuses du fait de l’absence de transcription à l’état civil français.

Deux requêtes étaient jointes. La première mérite quelque attention. En effet, dans celle-ci, la Cour d’appel de Rennes avait, le 10 janvier 2012, jugé qu’il s’agissait, au regard des circonstances de l’espèce, non « seulement d’un contrat de mère porteuse prohibé par la loi française, mais encore d’un achat d’enfant, évidemment contraire à l’ordre public ». La Cour d’appel avait, ainsi, souligné que le versement de 100.000 roupies (environ 1.500€) représentait pour la mère indienne, d’origine extrêmement modeste, trois ans de salaire, ladite somme étant sans relation avec les frais de sa grossesse…

Le Gouvernement, s’il considère toujours que la GPA est « une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes » et s’il « exclut totalement d’autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA » (M. Valls, La Croix, 02.10.14), n’aura d’autre choix que d’interjeter appel de cet arrêt de la CEDH.

En aura-t-il seulement le courage ?

Ne pas le faire, c’est au fond considérer que le corps des femmes est objet de commerce et que les enfants ne sont que roupies de sansonnet…

PMA pour les homosexuelles, un enjeu politique

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Le Président de la République et madame Rossignol donnent des gages à leur électorat et prennent le risque de rouvrir un sujet qui a profondément divisé les Français.

Le point de vue des AFC

 

La méthode est éprouvée : lorsqu’un sujet ne fait pas consensus, plutôt que de lancer un débat de société visant à atteindre une position partagée par une majorité de manière apaisée –ce qu’on pourrait attendre de ceux qui gouvernent notre pays, en particulier sur les sujets qui interrogent les consciences – on procède par glissements successifs qui rendent inéluctable la transgression finale.

La circulaire Taubira du 25 janvier 2013 demandait qu’un certificat de nationalité française soit délivré aux enfants nés à l’étranger d’un père français et d’une mère porteuse. Première étape.

Aujourd’hui, madame Rossignol annonce qu’elle va abroger une, prétendue, circulaire du 21 décembre 2012 rappelant les sanctions encourues par les gynécologues qui orientent les femmes vers l’étranger pour une PMA pratiquée en violation de la loi française: un risque de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. On remarquera que les 130 médecins ayant publié le 19 mars dernier une tribune dans un grand quotidien pour clamer qu’ils contreviennent à la Loi ne sont visiblement pas inquiétés. Ni par la Justice, ni par l’Ordre des Médecins, ni par l’opinion publique. Deuxième étape.

Les ressorts sont connus : victimisation « On complique la vie des couples lesbiens», dans le cas actuel ; « On prive un enfant de nationalité », dans le cas précédent. On fait pleurer dans les chaumières, on fait honte à ceux qui discriminent-le grand mot est lâché- et la plupart des Français se disent : « en fait, ça ne me dérange pas». Les chiffres des sondages évoluent doucement.
L’autre ressort consiste à fustiger ceux qui pensent différemment et donc mal. Mais est-il encore décent, au regard des dernières manifestations, de qualifier le mouvement d’opposition à la loi Taubira de « violent » ?

Il est d’ores et déjà facile de tracer les étapes suivantes : si les couples lesbiens peuvent facilement pratiquer une PMA à l’étranger, pourquoi l’interdire en France ? Troisième étape. La dernière sera celle de la GPA : pourquoi serait-il juste de priver les couples homosexuels de ce dont bénéficient les couples lesbiens? Dernière étape.

Nous ne pouvons pas jouer la surprise puisque cette attitude irresponsable s’inscrit en toute logique dans la perspective de 2017. A défaut de réflexion en vue d’un véritable projet de société, l’équipe au pouvoir utilise la transgression en guise de méthode de pensée et de programme.

Où est le débat de fond sur ce sujet ? Où est la réflexion posée, honnête, ouverte, étayée, pluraliste? Où est le débat démocratique?

Quelle que soit la manière dont on conçoit un enfant, il faut toujours à un moment donné un homme et une femme, un père et une mère qui permettent une nouvelle vie ; nouvelle vie qui va s’appuyer et s’enraciner dans la vie, la chair et l’amour de ceux dont il est issu. Oui, en prenant ces positions nous sommes « conservateurs », selon les propos de la ministre. Nous voulons conserver pour l’enfant ce qu’il y a de meilleur : grandir entre son père et sa mère. Qui se préoccupera des plus petits, des plus faibles, des « sans-voix » que sont les enfants ? Qui se demandera s’il est juste, de priver ainsi délibérément un enfant de son père ? N’est-ce pas là que réside vraiment la discrimination ?

Pascale Morinière,
Vice-présidente de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques

NON à la GPA ! La mobilisation continue le 21 juin

Fotolia GPACommuniqué de presse :

Les AFC poursuivent leur mobilisation en soutenant encore les deux propositions de lois visant à maintenir fermement l’interdiction de la GPA en France.

Jeudi 16 juin dernier, lors de l’examen des textes à l’Assemblée Nationale, les AFC ont manifesté et pris la parole devant des milliers de participants, aux cotés des parlementaires et de nombreuses associations déterminées. Cette action a été un succès dans la rue !

Les députés voteront ces textes demain mardi 21 juin ; la mobilisation continue !
A Paris, rendez-vous à 12h30, métro Invalides.


« Au commencement, il y a un désir, le désir d’avoir un enfant, d’être père ou d’être mère. Ce désir est naturel. Et ce désir n’étant pas comblé, y succède la souffrance.
Mais la fin ne justifie pas les moyens !

G.P.A., derrière cet acronyme froid se cachent deux réalités sordides :

- La fabrication d’un enfant en vue de son abandon, d’un abandon programmé, comme un bien est commandé, fabriqué, cédé, livré au titre d’un contrat de vente. La vente d’enfants ! La traite d’enfants !

- L’aliénation du corps d’une femme, l’aliénation d’une femme, souvent miséreuse, toujours dans le besoin, pour la satisfaction d’un couple de clients, de riches commanditaires.

Et il est tout de même effrayant qu’en France, dans la patrie des droits de l’Homme, en 2016, nous ayons à manifester pour que cesse une telle pratique qui est, certes, illégale en droit français mais dont on reconnaît pourtant les effets juridiques !

En clair, des enfants sont fabriqués par des femmes étrangères, réduites à leur matrice, pour répondre aux commandes de couples acheteurs français qui violent, impunément, la loi française et demandent ensuite la reconnaissance de leur méfait.

C’est le règne marchand. Avec son entrée de gamme, l’Indienne, son milieu de gamme, l’Ukrainienne, son haut de gamme, l’Américaine.

Enfin, la GPA gratuite étant illusoire, la GPA dite  « éthique » est au fond la même chose qu’un esclavage « éthique » ou une prostitution « éthique » : une expression parfaitement contradictoire !

Cette bataille, il nous faut, tous, députés, magistrats, citoyens, de droite ou de gauche, la livrer, sans relâche, pour les enfants et pour les femmes, pour les femmes de tous les pays.

C’est l’honneur des députés de la soutenir et de la voter. »

Extrait de l’intervention de Bertrand LIONEL-MARIE, responsable national aux AFC du secteur « Bioéthique », lors de la manifestation à Paris le 16 juin 2016.

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