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Bioéthique

L'écologie de l'homme, c'est tout d'abord le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, l'affirmation de la dignité intrinsèque liée à la nature de l'homme et non à ses performances, l'affirmation de son intégrité physique (le corps ne peut donner lieu à des transactions commerciales), le respect de la complémentarité entre l'homme et la femme, la dignité de ses conditions de vie.

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La loi santé et le « Lotus Bleu »

Vignette Dossier loi santé

L’Assemblée Nationale a adopté le 14 avril dernier le projet de loi de « modernisation de notre système de santé ». [Modernisation : organisation de quelque chose d'une manière conforme aux besoins d'aujourd'hui » (Larousse)].

Le point de vue des AFC

Or si ces besoins d’aujourd’hui sont bien réels, il est cependant scandaleux de constater que ce texte, semblant prendre le faux prétexte de l’urgence, traite de sujets qui nécessiteraient une réflexion beaucoup plus aboutie et beaucoup plus concertée. A l’instar du fou de Shangaï, les promoteurs de ce projet pensent-ils trouver la voie –législative- sans avoir à se servir de leur tête ?

lotus bleuCar, beaucoup moins anodin que ne le laisse supposer le peu de bruit médiatique qu’il a suscité, ce texte soulève pourtant des interrogations insistantes, sur la forme d’abord, au vu des nombreux artifices parlementaires utilisés (procédure accélérée, amendements, heures avancées, etc…). Mais il provoque surtout des indignations légitimes sur le fond. Car comment expliquer un tel grand écart entre les sujets abordés, de gravité inégale ? Comment justifier que l’on propose un délai de réflexion plus important pour la souscription d’un emprunt immobilier que pour une IVG ? Comment imposer subtilement un don d’organes quasi-automatique ?

D’une manière plus générale, comment justifier qu’au nom de la liberté de l’accès au soin on bafoue le droit des familles à faire usage de leur liberté de choix et de conscience ?

Si une bataille est perdue à l’Assemblée, la guerre, certes à armes inégales, ne l’est pas : le processus législatif n’est pas terminé et le projet de loi doit passer au Sénat. Comme l’a récemment demandé Jean-Marie Andrès aux présidents et responsables AFC, demandons des comptes à nos députés, demandons leurs intentions à nos sénateurs, suscitons le débat autour de nous, faisons-le relayer par nos médias.

Mais auparavant informons-nous, formons-nous, réfléchissons ensemble à trouver la voie !

C’est ce que vous proposent les liens suivants, par thématique, que nous enrichirons et ferons régulièrement évoluer.

Illustration : 5 Les aventures de Tintin, Le Lotus Bleu, Casterman, 1946. Hergé.

 

 

Loi santé : nouveau passage en force au sommet de l’État

Assemblee Nationale - vote de LoiCommuniqué de presse

Avant-hier, mardi 14 avril, les députés ont voté solennellement la Loi Santé, à 311 voix contre 241. Le Gouvernement annonce désormais un passage au Sénat en procédure accélérée.

Une loi fourre-tout, préparée avec un simulacre de concertation, une loi profondément modifiée dans l’esprit par l’adoption d’amendements votés à des heures où l’hémicycle était quasiment vide.

Une manœuvre pour décourager les parlementaires, même les plus engagés ?

Suppression du délai de réflexion pré-IVG, quotas d’avortement imposés aux établissements de santé, dons d’organes obligatoires, recherche sur l’embryon, salles de shoot…

Est-ce encore une stratégie gouvernementale pour faire passer « de force » une loi dont il sait qu'elle suscitera la désapprobation ?

On peut s’interroger sur le fonctionnement de nos institutions.

Les AFC appellent une nouvelle fois et avec insistance à une action politique qui mette tout en œuvre pour chercher des solutions de prévention, et proposer aussi des alternatives et des aides afin de résoudre les drames humains que cette loi ne traite pas.

Elles s’indignent de telles méthodes pour voter une loi qui se structure autour de la soumission du corps médical, de la mainmise de l’État sur le corps des personnes, de la défiance de ce même État à l'égard de la réflexion des femmes et du sens des responsabilités des citoyens.

Loin de promouvoir la liberté dont un certain nombre d’amendements se réclament, cette loi promeut en réalité une sorte de totalitarisme collectif, où la priorité utilitariste prime sur les questionnements éthiques d'un nombre important de citoyens.

Les AFC interpellent aujourd’hui les sénateurs qui auront à se prononcer à leur tour sur cette loi, et appellent chacun à faire de même.

Retrouvez l’actualité de la loi santé sur notre site

Des quotas d'avortements : jusqu'où irons-nous ?

Le Code de la santé publique dit qu’ «un médecin n’est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse mais il doit informer, sans délai, l’intéressée de son refus… ». La loi consacre ainsi le droit du médecin, au titre de sa liberté de conscience, de refuser de pratiquer des avortements.

Les médecins répugnant, de plus en plus, à les pratiquer, et le nombre d’établissements de santé les réalisant s’étant réduit, comment alors effectuer les 220.000 avortements annuels, voire élargir l’accès à l’IVG comme l’a promis la Ministre de la Santé ?

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Actualité La Croix

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