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Bioéthique

L'écologie de l'homme, c'est tout d'abord le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, l'affirmation de la dignité intrinsèque liée à la nature de l'homme et non à ses performances, l'affirmation de son intégrité physique (le corps ne peut donner lieu à des transactions commerciales), le respect de la complémentarité entre l'homme et la femme, la dignité de ses conditions de vie.

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Révision des lois de Bioéthique : quelle place pour les AFC dans le débat ?

cellules souchesRetour sur les Etats généraux de 2009 à 2011

En 2009, la Confédération Nationale des AFC décidait de s’investir dans les Etats généraux de la bioéthique et invitait les AFC et leurs adhérents à faire de même (voir l'article de 2009 )
Le réseau avait alors : tenu informé les familles sur les forums citoyens afin qu’elles y participent, lancé des enquêtes auprès de familles adhérentes, proposé des pistes et des supports pour approfondir sa connaissance et sa réflexion sur les sujets abordés et rendu compte des différentes étapes de cette réflexion nationale.
Depuis nous n’avons eu de cesse d’affirmer la position des AFC sur les sujets bioéthiques qui touchent la famille et d’informer et de former nos adhérents sur ces problématiques.

L’année 2018 va voir la révision de ces lois

C’est le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) qui a la charge d’organiser ces nouveaux Etats généraux au premier semestre 2018 pour une rédaction des textes à l’automne et une adoption début 2019. Voir l’article de la Croix.

Les enjeux sont forts : les Etats généraux devraient porter non seulement sur l'extension de la PMA aux couples lesbiens et aux femmes seules ainsi que sur d’autres sujets tout aussi importants : intelligence artificielle, séquençage du génome, fin de vie...

Etre attentif aux consultations régionales

Une attention redoublée du réseau nous a permis de prendre connaissance de la première consultation régionale lancée par l’espace de réflexion éthique d’Ile de France, par le biais d’un formulaire en ligne.
En effet, les modalités de consultation sont laissées à l’initiative de chaque espace éthique régional.

Les AFC sont donc invitées à se concerter pour prendre contact avec leur espace éthique régional et demander à participer aux consultations si elles n’y ont pas été déjà associées.

Nous devrions avoir plus de visibilité sur la deuxième phase, nationale celle-là, qui aura lieu plus tard dans l'année 2018. Mais pour l'heure, n'hésitez pas à transmettre à votre AFC toute action dont vous auriez connaissance dans votre région.

En tant qu’AFC, nous avons non seulement une parole forte à dire, mais aussi toute notre place à prendre !
Et dans ce processus, autant que nos convictions, la densité de notre réseau national est une force.

Délit d’entrave à l’IVG : l’idéologie à marche forcée !

Communiqué de presse :

stockvault femme enceinteAu terme d’une procédure hâtive, l’Assemblée nationale a adopté aujourd’hui la proposition de loi soutenue par le Gouvernement relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse.

Le texte crée un véritable délit d’opinion d’autant plus dangereux que sa formulation est floue et extensible :
[…] notamment par la diffusion ou la transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques et les conséquences médicales d’une IVG.

Le témoignage, douloureux, d’une femme ayant avorté sur un site internet, sera-t-il demain délictueux ?

L’affirmation, dans une réunion publique, selon laquelle un avortement est « l’arrêt d’un processus de vie », qui ne souffre pourtant aucune contestation sérieuse, sera-t-elle considérée comme l’a laissé entendre, à l’Assemblée nationale, la Ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, « un discours culpabilisant et dissuasif » et, partant, délictueux ?

Le rappel des termes exprès de l’article 16 du Code civil selon lequel « la loi […] garantit le respect de l’être humain dès le commencement de la vie » sera-t-il, demain, sanctionné ?

Et pourra-t-on, demain, librement citer Simone Veil, elle-même, disant que « l’avortement […] reste un échec quand il n’est pas un drame » ou qu’il s’agit d’un acte « qu’il convient d’éviter à tout prix » sans crainte d’être dénoncé par la police de la pensée et poursuivi ?

Ce n’est ni en niant les faits, ni en les maquillant derrière des acronymes ou un discours idéologique, ni en bâillonnant la liberté d’expression que l’on diminuera le nombre, très élevé, d’avortements en France (200 000 par an) et que l’on portera soutien et assistance aux femmes.

Souvenons-nous qu’il fut un temps où exista un délit de provocation à l’IVG (institué par la loi Veil et supprimé en 2001) et qu’il existe, désormais, un délit, vaste et flou, de dissuasion à l’IVG… L’inversion est donc totale.

C’est un jour sombre pour le droit à la vie, c’est un jour noir pour la liberté d’expression, indice de l’état de santé d’une société pluraliste et démocratique.

Dans un contexte électoral aux enjeux forts, les AFC appellent avec insistance au courage politique et à une prise en compte de l'avortement comme un problème de santé publique à part entière, et demandent à ce qu'à partir d'études sur les facteurs de risque, soient mises en place des politiques de prévention efficaces.

Marche pour la vie le 22 janvier : redire que l'IVG est une impasse !

Fotolia avortementCommuniqué de presse

Le Gouvernement déploie progressivement depuis 2014 une politique du « tout avortement » :

  • Suppression de la condition de détresse : aout 2014
  • L’IVG devient un droit fondamental : novembre 2014
  • Suppression du délai de réflexion : avril 2015
  • Parcours IVG remboursé à 100 % : avril 2016
  • Projet de loi instituant le délit d’entrave numérique à l’IVG : novembre 2016

L’objectif du Gouvernement serait-il donc de faire de l’avortement une issue normale d’une grossesse ?


Les Associations Familiales Catholiques (AFC) s’insurgent contre ces mesures idéologiques qui bâillonent la liberté d’expression et portent gravement atteinte à la liberté de conscience des femmes, et ce alors que 72% des Français pensent que la société devrait faire plus pour éviter aux femmes l’IVG et 89% pensent que l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre (Sondage IFOP « Les Français et l’IVG », septembre 2016).


Est-ce en libéralisant et en poussant les femmes à avorter qu’on va résoudre ces inquiétudes et ces attentes si largement partagées ? « La meilleure IVG est celle que l'on n'a pas eu besoin de faire » (Pr Israël Nisand, Le Figaro, 30.11.2016).


Les AFC s’inquiètent de la banalisation de l’IVG tout autant que du fait qu’il n’est jamais question des alternatives à l’IVG, qui conditionnent pourtant l’existence même d’un choix.


Par ailleurs, les AFC rappellent que le recours à l'avortement prend naissance en particulier dans des conceptions erronées de la sexualité : seule une véritable éducation affective, relationnelle et sexuelle est susceptible de faire régresser l'avortement. Les AFC poursuivent leurs actions de terrain, notamment dans le domaine de l’éducation affective et sexuelle.


Dans ce contexte, les AFC voient des raisons supplémentaires cette année encore de participer à la prochaine Marche pour la Vie qui aura lieu à Paris le 22 janvier prochain.

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