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Bioéthique

L'écologie de l'homme, c'est tout d'abord le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, l'affirmation de la dignité intrinsèque liée à la nature de l'homme et non à ses performances, l'affirmation de son intégrité physique (le corps ne peut donner lieu à des transactions commerciales), le respect de la complémentarité entre l'homme et la femme, la dignité de ses conditions de vie.

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Pour la vie, tous à Paris le 25 janvier !

Marche pour la Vie 2015Chaque année, depuis 10 ans, la Marche pour la Vie nous invite à rappeler que la vie doit être respectée de ses tout débuts jusqu'à sa fin.
Pour chacun d'entre nous, la vie est ce que nous avons de plus précieux. Les centaines de milliers de personnes qui ont manifesté hier ont rappelé que rien ne justifie d'ôter la vie à des hommes et des femmes.

Dimanche 25 janvier 2015, nous sommes appelés à rappeler ce respect de la vie pour tout être humain. Pas seulement pour des adultes engagés, mais pour tous et notamment pour les plus faibles, ceux qui ne peuvent pas se défendre en raison de leur dépendance : l'enfant à naître, la personne handicapée, le malade en fin de vie.

Pourquoi la dignité intrinsèque de la personne humaine ne pèse-t-elle pas le même poids selon les circonstances ?

  • Depuis le 21 janvier 2014, la femme qui choisit d'avorter n'a plus à invoquer une détresse particulière pour justifier cette décision. Elle peut disposer librement de son corps sans être culpabilisée par une motivation à donner à son acte. Mais est-ce de son corps qu'il s'agit ? Si l'enfant à naître ne peut être séparé du corps de sa mère sans mourir dans les premiers mois de son existence, il est dès le premier instant un être différent.
  • Le 26 novembre 2014, une proposition de loi est votée reconnaissant l'avortement comme un droit fondamental. On peut parler de surenchère pour imposer l'avortement comme un acte médical banal au service de la liberté des femmes. Comment un droit humain peut-il reposer sur la négation du droit à la vie d'autres êtres humains, fut-elle au tout début de leur existence ?
  • Dans quelques semaines, la fin de vie fera l'objet d'une nouvelle proposition de loi. Présentée en termes rassurants, elle n'en constitue pas moins un pas vers l'euthanasie et le suicide assisté, comme nous l'avons récemment rappelé dans notre communiqué de presse « Le rapport Claeys-Leonetti ouvre-t-il une porte à un droit à mourir ? » et dans notre article « Marche pour la Vie : digne jusqu'au bout de la vie ». Nous savons dès à présent que de nombreux amendements seront présentés par ceux qui veulent aller plus loin.

Participer à la Marche pour la Vie, c'est réaffirmer l'importance du respect de la vie, de sa conception à la mort naturelle, et c'est affirmer la dignité intrinsèque de l'homme, une dignité liée à sa nature humaines et non à ses performances.
Les AFC soutiennent cette manifestation et appellent chaque adhérent à s'y associer, par leur participation et, dans les jours qui viennent, en proposant son aide pour les tractages.

NaProTechnologie : qui peut en bénéficier ?

Pour faire suite à notre premier article présentant la NaProTechnologie, ce texte détaille les cas dans lesquels cette science peut être une aide concrète pour les couples.

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L’homme ou la coccinelle ?

Chronique de Noël 3 :  l'écologie de l'homme

Les chrétiens sont souvent mis en cause par certains écologistes radicaux à cause d'un verset biblique : « Dieu dit à l'homme et à la femme : habitez la terre et soumettez-la » (Genèse 1, 28).

Les chrétiens auraient inspiré le monde technique et la société de consommation qui exploitent la terre, la mer et l'air au point de mettre en péril les équilibres naturels et l'environnement... L'homme a soumis la terre, l'a violée, l'a rendue méconnaissable. « C'est la faute de la Bible ! »

Il est bon de faire remarquer, dans ces cas-là, que bien d'autres textes bibliques, des psaumes jusqu'aux prophètes, chantent au contraire la complicité de l'homme avec les arbres et les animaux, que les chrétiens attendent la venue du Sauveur qui rétablira l'harmonie entre la nature et la création, que de Saint François d'Assise à Paul Claudel, les saints et les poètes chrétiens ont chanté la terre, la création et sa beauté comme le signe même du don de Dieu.

Il nous faut assumer ce commandement de Dieu, mais aussi bien le comprendre. Ce que Dieu propose à l'homme, c'est de vivre dans le monde qui lui est donné. L'homme n'est pas propriétaire de la terre, il en est le locataire. À charge pour lui de transformer le monde sauvage en jardin. Bref, l'homme fait partie de la terre comme un prince fait partie de son royaume. Ils sont l'un et l'autre en interdépendance, mais, ce qui est premier, c'est l'homme, pas la coccinelle...

On peut regretter la disparition de dizaines de variétés d'araignées ces cinquante dernières années. On peut aussi regretter les millions d'hommes, de femmes et d'enfants qui sont morts par la faute de l'homme. C'est le péché de l'homme, sa voracité, qui nuit à l'homme et à la nature.

L'écologie de l'homme, c'est remettre l'homme au centre, puisque Dieu l'a voulu juste un peu plus petit qu'un dieu, à son image et à sa ressemblance.
Un homme responsable, qui jouit des biens de la terre ET la protège pour les générations à venir, car il en dépend pour être heureux.

Chronique de Noël par le conseiller ecclésiastique de la CNAFC, le père Philippe Verdin.

Actualité La Croix