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Bioéthique

L'écologie de l'homme, c'est tout d'abord le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, l'affirmation de la dignité intrinsèque liée à la nature de l'homme et non à ses performances, l'affirmation de son intégrité physique (le corps ne peut donner lieu à des transactions commerciales), le respect de la complémentarité entre l'homme et la femme, la dignité de ses conditions de vie.

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Marche pour la vie : digne jusqu'au bout de la vie

Le rapport CLAEYS-LEONETTI : ni euthanasie, ni suicide assisté, mais un pas de plus vers les deux

Le rapport sur la fin de vie des députés CLAEYS et LEONETTI a été rendu le 12 décembre. Ce rapport peut nous rassurer, car il commence par rappeler l'importance de l'accompagnement en fin de vie et du développement des soins palliatifs et ne parle ni d'euthanasie, ni de suicide assisté.

Cependant, si l'on y regarde de plus près, tout y est en germe :

  • les directives anticipées deviennent contraignantes,
  • un nouveau droit est donné au patient, celui d'une sédation profonde et continue jusqu'au décès, pour les personnes dont le pronostic vital est engagé à court terme.

Lire notre communiqué de presse pour connaître le détail des propositions et leurs conséquences

Cette sédation, qui provoque l'altération totale de la conscience jusqu'au décès, « doit répondre à la demande légitime des personnes atteintes d'une maladie grave et incurable qui envisagent leur fin de vie, de ne pas souffrir et ne pas prolonger, selon elles, inutilement cette période ultime. » Cette sédation sera « obligatoirement associée à l'arrêt de tout traitement de maintien en vie ».

Nous voyons bien que cette sédation profonde et continue jusqu'à la mort va plus loin que le seul soulagement des souffrances du patient. La frontière entre « donner la mort » et « soulager jusqu'à la mort » devient poreuse. On peut à juste titre s'inquiéter de cette volonté « de ne pas prolonger inutilement cette période ultime ». En résumé : ni euthanasie, ni suicide assisté, mais un pas vers les deux.

Fin de vie : une proposition de loi en janvier

A la suite du rapport, nous trouvons une proposition de loi déjà rédigée qui devrait être discutée à l'Assemblée Nationale fin janvier. Nous devons nous attendre à de nombreux amendements de ceux qui veulent aller plus loin. Tout est à craindre. Tout cela sur fond de sondages indiquant que les Français, dans leur grande majorité, sont favorables à une mort rapide, lorsque la médecine ne peut plus rien pour un malade en fin de vie.

Participer à la Marche pour la Vie le 25 janvier 2015

Nous ne pouvons donc nous rassurer à bon compte. Au contraire, il est important que nous soyons mobilisés pour alerter l'opinion publique sur les dérives inscrites dans cette proposition.

Une occasion de montrer notre détermination : la MARCHE POUR LA VIE du 25 janvier 2015.

Les AFC réaffirment l'importance du respect de la vie de la conception à la mort naturelle et affirment la dignité intrinsèque de l'Homme. Les AFC sont partie prenante de cette manifestation et invitent tous les responsables d'AFC à se mobiliser pour informer leurs adhérents, organiser des transports jusqu'aux lieux de manifestation et participer aux actions.

Qu'est-ce que l'écologie de l'homme ?

Pourquoi parle-t-on d'écologie de l'homme ?

Au siècle dernier, le concept d’écologie s’est imposé. D’abord essentiellement centré sur la protection de la nature, la lutte contre le réchauffement climatique et la condamnation de la maltraitance sur les animaux, il considérait l'homme comme un prédateur, un ennemi de la nature.

Cela a parfois abouti à un écologisme qui dénie à l'homme la place particulière qu'il occupe dans la biosphère, et qui en fait une simple partie, égale en valeur à tous les autres constituants de la nature.

Dossier du mois

GPA : que pense vraiment le Gouvernement ?

stockvault-femme-enceinteLa proposition de loi du député Jean Leonetti visant à doubler les peines des personnes ayant recours à la GPA a été rejetée hier, jeudi 4 décembre, par l'Assemblée Nationale à 22 voix contre 16. (voir les résultats du scrutin)

Ce rejet renforce l'ambigüité du Gouvernement actuel quant à sa position sur l'ouverture et la légalisation de la GPA, jusqu'à maintenant strictement interdite.

Alors qu'un projet de pénalisation du consommateur de la prostitution avait été voté par l'Assemblée fin 2013, il serait incohérent de ne pas tout mettre en oeuvre pour interdire cette nouvelle forme d'exploitation des femmes. Cette pratique ne respecte ni la dignité de la femme ni celle de l'enfant. Les AFC demandent donc que le recours à la GPA soit sanctionné par une pénalité, même si celui-ci a lieu à l'étranger.

Consulter et télécharger la fiche des AFC sur la GPA, pour en comprendre les problèmes juridiques et éthiques qu'elle pose.

Actualité La Croix